10 organes dont on peut se passer pour vivre

Cancer, maladie de Crohn, fibromes... Certaines maladies peuvent entraîner l'ablation d'organes. Voici ceux qui ne sont pas vitaux et les conséquences quand on doit vivre sans, avec le Dr Pauline Morel, généraliste.

1 - On peut vivre sans estomac

Il est possible de vivre sans estomac, l'organe le plus proche du tube digestif.
Dans quels cas ? En cas de cancer ou quand on cherche à perdre du poids, un chirurgien peut procéder à une ablation partielle ou totale (plus rare) de l’estomac.
Les conséquences : Le médecin relie alors directement l’œsophage à l’intestin grêle. "Le patient peut avoir des difficultés à s’alimenter et ne pourra pas absorber certains nutriments. Il devra compenser par voie orale" souligne Pauline Morel.

2 - On peut vivre sans anus

On voit mal comment on pourrait s'en sortir sans anus.
Et pourtant, des alternatives existent en cas d'ablation.
Dans quels cas ? L’anus et le rectum peuvent être endommagés par une maladie inflammatoire du côlon, une rectocolite hémorragique, la maladie de Crohn, ou bien porteurs d’un cancer épidermoïde ou du bas rectum. Dans ces cas là, on peut procéder à l’ablation totale de l’anus et/ou du rectum.
Les conséquences : "La fin du côlon est alors abouché à la peau et les selles s’évacuent par une poche au niveau du ventre", explique le Dr Morel.

3 - On peut vivre sans vessie

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'homme peut se passer de vessie... s'il compense par certains dispositifs.
Dans quels cas ? En cas de cancer, la vessie peut être retirée.
Les conséquences : Pour compenser cette perte, "on pratique une dérivation urinaire de type Bricker, qui forme un conduit dirigeant les urines à l’extérieur où elles s’écoulent par une poche", explique la généraliste.

4 - On peut vivre sans rate

On peut vivre sans rate (qui se situe au niveau du flanc gauche sous le diaphragme), mais cela entraîne un risque infectieux important car cet organe joue un grand rôle dans notre système immunitaire.
Dans quels cas ? "L’organe peut se rompre lors d’un traumatisme ou être ôté suite à un dérèglement hématologique issue d’une drépanocytose, par exemple", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : Dans les premiers temps suivant l'ablation, le patient doit généralement compenser par la prise d’antibiotiques. Les choses peuvent varier si l'ablation concerne un adulte ou un enfant.
Et l’expression "courir comme un dératé" ? Elle vient de l’antiquité ! Les Grecs et Romains pensaient que la rate était à l’origine du point de côté et qu’en l’enlevant, ils pourraient courir mieux et plus vite.

5 - On peut vivre sans pénis

Et oui messieurs, cela peut paraître difficilement concevable, mais les hommes peuvent réellement vivre sans pénis.
Dans quels cas ? Un cancer peut nécessiter l’ablation totale ou partielle du pénis.
Les conséquences : "Il est possible de vivre sans verge mais cela nécessite une chirurgie réparatrice pour fixer une voix urinaire sur la peau", explique le Dr Morel.

6 - On peut vivre sans côlon

Même si cela peut entraîner quelques difficultés digestives, il est possible de se séparer entièrement du gros intestin.
Dans quels cas ? En cas d’une très grosse tumeur, d’obstruction intestinale, d’importants facteurs de risque de cancer colorectal, de rectocolite hémorragique, de maladie de Crohn... le côlon peut être retiré partiellement ou en entier.
Les conséquences : "On peut vivre sans côlon mais cela nécessite une opération chirurgicale réparatrice pour rattacher l’intestin grêle au rectum", souligne le Dr Pauline Morel. Le patient peut être amené à porter une poche extérieure pour recueillir les selles, celles-ci ne pouvant se déplacer normalement vers l’anus.

7 - On peut vivre avec un poumon en moins

Un seul poumon serait suffisant pour assurer tout le travail respiratoire.
Dans quels cas ? Cancer des poumons (tumeur), causes infectieuse graves, mucoviscidose. Les poumons, trop endommagés, peuvent être amputés en partie. "On peut enlever un ou plusieurs lobes pulmonaires (lobectomie) – il en existe trois à droite, deux à gauche – et potentiellement n’avoir plus qu’un seul poumon", indique le Dr Pauline Morel, généraliste.
Les conséquences : Cela impacte mécaniquement la capacité respiratoire, car il y a moins d’alvéoles, moins de bronches, et la faculté du poumon à oxygéner le sang est réduite. "Mais le poumon restant peut apprendre à compenser et devient progressivement plus performant jusqu’à retrouver en grande partie les capacités respiratoires initiales."

8 - On peut vivre avec un rein en moins

Il est tout à fait possible de ne vivre qu’avec un seul rein sur les deux.
Dans quels cas ? " Le déficit peut être génétique, venir d’une ablation à cause d’une tumeur rénale, ou bien parce que la personne à été donneur", explique le Dr Pauline Morel.
Les conséquences : "Un seul rein filtre aussi bien le sang que deux reins. Les problèmes sont plus liés aux potentielles maladies : pyélonéphrite (infection bactérienne du rein), calculs rénaux... qui peuvent abîmer le seul rein restant."

9 - On peut vivre sans utérus

L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice de la femme.
Certaines d'entre elles peuvent cependant être amenées à subir une hystéréctomie ou ablation de l'uérus.
Dans quels cas ? En cas de cancer, d’endométriose ou de fibromes dans la muqueuse utérine. Il est possible d'ôter en même temps les ovaires.
Les conséquences : Dans les deux cas, les organes ne sont pas nécessaires pour vivre mais s'en priver entraînera directement la ménopause.

10 -On peut vivre sans thyroïde

La thyroïde régule une grande partie du système hormonal humain.
Pourtant, si l'on compense avec le bon traitement, on peut vivre sans.
Dans quels cas ? L’ablation de la thyroïde peut être effectuée à la suite d’un cancer ou d’une dysfonction de l’organe.
Les conséquences : "Le patient peut vivre sans sa thyroïde s’il prend un traitement substitutif à vie, pour recréer les hormones", prévient le Dr Morel. Ceux-ci sont en effet indispensables : ils régulent le rythme cardiaque, le mémoire, l’aspect de la peau...



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