Le raisin ou le vin rouge ?

S’il existe bien un fruit à consommer sans modération c’est le raisin et après les explications que nous allons vous fournir vous pouvez être sûr qu’il sera votre partenaire santé et bien-être.





Image result for raisinsRouge ou blanc, en fruit ou en jus, le raisin est disponible sous différentes formes et se consomme toute l’année. Et s’il s’avère être un aliment très apprécié par son goût, ses vertus ne se limitent pas à sa saveur. Le raisin est le fruit de l’énergie par excellence ! Véritable atout tonus, il est vivement recommandé en automne pour prévenir des petits maux hivernaux car il est constitué de nombreux bienfaits énergétiques : glucose et fructose, des sucres rapides facilement assimilables, vitamines A ,B et C mais également d’oligo-éléments tels que le calcium, le potassium, le fer et le magnésium. Non vous ne rêvez pas, ce petit fruit ovale contient bien tous ces nutriments et ce n’est pas tout… C’est un formidable antioxydant. Riche en polyphénols, la consommation de raisin permet de prévenir votre système cardio-vasculaire en le protégeant contre différentes maladies en réduisant l’apparition de mauvais cholestérol.

Pour ceux qui surveillent leur ligne, sachez que le raisin est peu calorique et participe activement à une bonne digestion. En effet, il possède des qualités diurétiques indéniables de part sa forte teneur en eau et la présence de fibres contenues notamment dans la peau et les pépins. Et si le raisin se veut un excellent partenaire santé vous serez ravies mesdames d’apprendre qu’il répond aussi à des critères de beauté. Depuis quelques années le raisin est devenu le nouvel ingrédient de prédilection chez de nombreux spécialistes en cosmétique. Mais pourquoi donc ? Comme expliqué précédemment, le raisin possède des polyphénols et ces derniers vont piéger les radicaux libres, comprenez la pollution, responsable du vieillissement cutané. Bien plus performant que la vitamine E, ils renforcent le collagène et l’élastine de peau. Mangez régulièrement du raisin et vous pouvez être sûres d’obtenir un teint éclatant et unifié. Mais pour cela évitez de retirer les pépins du raisin car c’est ici que se concentre une grande majorité des polyphénols.

Alors que ce soit en jus,en dessert ou en salade, n’hésitez pas, consommez du raisin ! Pour ceux qui auraient les intestins sensibles attention, le raisin est tout de même un laxatif.
Raisin

RaisinValeur nutritive du raisin

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  Raisins frais, rouges ou verts, 100 g (environ 20 raisins) Raisins de Corinthe secs, ¼ tasse (60 ml/30 g) Jus de raisin conserve ou bouteille, sans sucre ajouté, vitamine C ajoutée, 1 tasse (250 ml)/ 265 g
Calories 69 83 160
Protéines 0,7 g 1,2 g 1,0 g
Glucides 18,1 g 21,6 g 39,5 g
Lipides 0,2 g 0,1 g 0,4 g
Fibres alimentaires 1,2 g 2,0 g 0,5 g
Charge glycémique : Faible à modérée (selon les variétés)
                               Forte (pour les raisins secs)
Pouvoir antioxydant : Élevé (pour les raisins verts)
                               Très élevé (pour les raisins rouges et les raisins secs)
Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2010.

Profil santé du raisin

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Le raisin est un fruit éclatant de saveur. C’est un grand allié de la santé cardiovasculaire. Il est aussi une source de plusieurs vitamines et minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.

Les bienfaits du raisin

  • Santé cardiovasculaire. Plusieurs études effectuées chez l’humain ont démontré un effet positif de la consommation de jus de raisin rouge sur la prévention des maladies cardiovasculaires. Parmi les effets observés, notons l’amélioration de la fonction endothéliale1,2 (élasticité ou capacité de la paroi des vaisseaux sanguins à se dilater et à se contracter) et l’augmentation de la capacité antioxydante du sang3,25,26. Dans différentes études, la consommation de jus de raisin amenait aussi une diminution de l’oxydation du cholestérol LDL (« mauvais » cholestérol)2,3 et de la formation de caillots sanguins2,4,5, deux facteurs pouvant contribuer à améliorer la santé cardiovasculaire. La consommation de jus de raisin rouge pourrait également diminuer le mauvais cholestérol et augmenter le « bon » (HDL)27. Finalement, la consommation de jus de raisin a également été associée à une diminution de la tension artérielle, ce qui a un effet cardioprotecteur6.

    Bien que certains chercheurs aient constaté que la consommation de jus de raisin pouvait amener une légère augmentation des triglycérides sanguins3 (effet non souhaitable), d’autres études n’ont observé aucun effet7. La quantité de sucre contenu dans ce jus pourrait être un des facteurs ayant un impact sur les triglycérides sanguins, d’où la recommandation de consommer le jus de raisin sans exagération.
  • Cancer. La consommation de jus de raisin aurait un effet protecteur contre le cancer. Une étude menée chez le rat a montré une réduction de la multiplication des cellules cancéreuses de la glande mammaire et une diminution du poids des tumeurs en fonction de la dose de jus de raisin administrée12. De plus, trois études in vitro ont démontré un effet protecteur du jus de raisin rouge contre le cancer du côlon et les cancers des globules blancs (leucémie et lymphome, par exemple). D’autres études devront être effectuées pour déterminer dans quelle mesure ces effets pourraient se manifester chez l’humain.

    D’autre part, des patients traités par chimiothérapie ont constaté que la consommation de jus de raisin réduisait la fréquence des nausées et des vomissements28. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour valider cet effet.
  • Fonctions cognitives. Plusieurs études chez l’animal ont montré un effet bénéfique de la consommation de jus de raisin sur la mémoire et les capacités motrices, ce qui suggère une amélioration des fonctions cognitives29,30. Chez l’humain, les recherches n’en sont qu’à leur début. Une étude récente a montré que l’ajout de 500 ml (2 tasses) de jus de raisin à l’alimentation des gens en perte de mémoire (sans démence) améliorait leurs fonctions cognitives31. De tels résultats s’avèrent intéressants dans un contexte de prévention de la maladie d’Alzheimer.

Que contient le raisin?

Les raisins rouges plus antioxydants que les verts
Le raisin rouge serait environ 2 fois plus antioxydant que le raisin vert23. En effet, les raisins rouges contiennent une quantité plus élevée d’anthocyanines, des composés phénoliques antioxydants qui leur donnent leur coloration. Outre le contenu en anthocyanines, aucune autre différence majeure n’a été observée entre les raisins rouges et les raisins verts24.
Flavonoïdes. Le raisin renferme de nombreux flavonoïdes, comme la quercétine13-15, la myricetine, le kaempferol, les catéchines, les épicatéchines, les proanthocyanidines et les anthocyanines. Ces composés phénoliques sont de puissants antioxydants qui permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et ainsi, prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers13-15 et de diverses maladies chroniques. Certains flavonoïdes contenus dans le jus de raisin pourraient inhiber l’activité d’un enzyme nécessaire à la survie de cellules cancéreuses13. De plus, des recherches in vitro ont montré que plusieurs flavonoïdes du raisin travailleraient en synergie contre les cellules cancéreuses16.
Resvératrol. Présent principalement dans la peau du raisin (donc aussi dans le jus de raisin et le vin rouge), le resvératrol a révélé in vitro un effet cardioprotecteur, entre autres par ses propriétés antiplaquettaire et antioxydante8-10. L’effet préventif qu’exerce le raisin contre le cancer serait aussi en partie attribuable au resvératrol32,33. Cependant, des études seront nécessaires pour déterminer la biodisponibilité du resvératrol alimentaire et son effet chez l’humain11.

Image result for raisinsVitamines et minéraux principaux

> Classification des sources des nutriments
> Vitamines: leurs fonctions, les meilleures sources
> Minéraux: leurs fonctions, les meilleures sources

Excellente source Manganèse Le jus de raisin est une excellente source de manganèse pour la femme, mais une bonne source pour l'homme. Les raisins secs sont, quant à eux, une source de manganèse.
Bonne source Cuivre Les raisins frais sont une source de cuivre, tandis que les raisins secs en sont une bonne source.
Source Vitamine B1 (thiamine) Les raisins frais sont une source de vitamine B1.
Source Vitamine B2 (riboflavine) Les raisins frais sont une source de vitamine B2.
Source Vitamine B6 (pyridoxine) Les raisins frais et secs ainsi que le jus de raisin sont des sources de vitamine B6.
Source Vitamine C Les raisins frais sont une source de vitamine C.
Source Fer Les raisins secs sont une source de fer.
Source Potassium Les raisins secs sont une source de potassium.
Source Phosphore Les raisins secs sont une source de phosphore.

Pour le coeur : jus de raisin ou vin rouge?
La consommation modérée de jus de raisin ou de vin rouge pourrait être un facteur protecteur contre les troubles cardiovasculaires. Tout comme le raisin, l’effet cardioprotecteur de la consommation de vin rouge serait attribuable à son contenu en composés phénoliques, dont les flavonoïdes2,17. Selon certains auteurs, les effets cardioprotecteurs du vin rouge seraient supérieurs à ceux du jus de raisin18,19. Plusieurs auteurs semblent constater un effet relativement équivalant des deux boissons20-22. Quoi qu’il en soit, la plupart des chercheurs s’entendent pour recommander une consommation simultanée et modérée de jus de raisin et de vin rouge, parallèlement à une alimentation comprenant au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.


Raisin
Section Profil santé
Rédaction
 : PasseportSanté.net
Recherche et révision scientifique sous la direction de Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
(septembre 2010)

Idées recettes

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avec des raisins
Pour accéder à d’autres recettes, vous pouvez vous rendre sur le site de recettes de cuisine CuisineAZ.com, qui propose entre autres, les recettes suivantes : jus de raisin, gelée de raisin, caille au raisin

Raisins frais

  • Mangez-les frais, sans autre attribut, à l'entrée ou à la sortie d'un repas, ou aux pauses de la journée.
  • Ils accompagnent les fromages, les endives, les noix, le jambon cru, les poissons, la volaille rôtie et la viande blanche.
  • Dans les crêpes, les gaufres, les gâteaux, les tartes, les confitures et les gelées.
  • Dans les salades de fruits. Ou dans une salade de poulet, avec des noix, du céleri, des oignons verts et du basilic. Servez avec une mayonnaise.
  • Faites-les sauter rapidement avec de l'ail et servez en entrée ou en accompagnement d'un plat de viande.


  • On peut en faire une soupe froide en le mariant à des pêches réduites en purée, des ananas et des figues et, si désiré, quelques prunes conservées dans l'alcool.
  • Dans la salsa, avec des oignons verts, de l'ail, du piment jalapeño, des feuilles de coriandre et du jus de lime. Ajoutez, si désiré, des tomatilles. Broyez grossièrement au mélangeur. Laissez reposer 1 heure avant de servir.
  • Dans une farce de volaille avec du riz sauvage cuit, des pommes, de l'oignon vert et de la sauge.
  • La caille aux raisins est un classique incontournable. Coupez les fruits en deux et ajoutez-les à la volaille après avoir fait brunir cette dernière dans du beurre ou de l'huile. On peut, si désiré, flamber au cognac.
  • On peut les cuire en brochettes sur ou sous le grill après les avoir enduits d'huile d'olive dans laquelle on a mis à mariner du romarin. On sert avec une viande ou des légumes grillés.
  • Raisins et légumes. Faites sauter de l'oignon, de l'ail, des poivrons verts, rouges et jaunes, du chou chinois (ou, à défaut du chou ordinaire), des shiitakes, du gingembre et de la poudre de cari. Ajoutez du bouillon de poulet ou de l'eau, ainsi que des raisins verts. Réchauffez et servez avec un bol de riz complet.

Raisins secs

Le raisiné
Jusqu'à la fin de la guerre, cette confiture (sans sucre ajouté) était courante dans les campagnes françaises. On la préparait en faisant mijoter divers fruits et légumes de saison - melons éclatés, citrouille, tomates vertes, carottes, pommes, poires, prunes – dans du jus de raisin pendant plusieurs heures. Quand la préparation avait réduit des trois quarts, il suffisait d'embouteiller à chaud et de ranger au frais.
  • On peut les faire tremper une demi-heure dans de l'eau ou le jus de son choix et les incorporer dans :
    - les condiments, les chutneys, les pains et les pâtisseries;
    - les salades (avec des carottes râpées, notamment);
    - les compotes de pommes ou d'autres fruits;
    - le couscous ou les plats à base de boulgour;
    - les farces de volaille;
    - le pouding au riz.
  • On peut aussi les cuire avec le lapin pour remplacer les pruneaux ou les compléter.
  • Fairtes fondre des épinards dans du beurre ou de l'huile avec des raisins secs, de l'ail et des pignons préalablement rôtis à sec dans une poêle. Servez avec de la viande, du poisson ou de la volaille.

Feuilles de vigne

Ingrédient important de la cuisine grecque et turque, elle sert à envelopper divers aliments, auxquels elle confère, durant la cuisson, une agréable saveur acidulée.

Vinaigre de vin

On l’emploie dans les vinaigrettes, pour faire mariner les viandes ou déglacer les poêles. Vin blanc, vin rouge, champagne, xérès, etc. servent à la fabrication de vinaigres fins, souvent aromatisés aux fruits ou aux fines herbes. Ils permettent de varier à l'infini les plats auxquels on les ajoute.

Huile de pépins de raisin

Faible en gras saturés et riche en gras insaturés, l'huile de pépins de raisin peut servir à la cuisson, à macérer les viandes ou être utilisée dans les salades. Son point de fusion élevé en fait un produit très utilisé pour les grillades et les fondues.

Choix et conservation

Choisir

Les raisins doivent être fermes, mais bien mûrs, car ils ne mûriront plus une fois cueillis. La tige doit être ferme, sans traces de moisissure. À noter que la pellicule blanche qui recouvre la surface du raisin n'a rien d'inquiétant. C'est au contraire, signe que le fruit est frais et qu'il n'a pas fait l'objet de manipulations excessives.

Conserver

Réfrigérateur. Quelques jours dans la partie centrale. Épongez d'abord l'humidité des fruits avec un papier absorbant, puis placez dans un sac perforé. Rincez au moment de consommer.
Congélateur. Déposez les fruits entiers, pelés ou non, sur une plaque. Lorsqu'ils sont gelés, enfermez-les dans un sac à congélateur.
Raisins secs. Dans un contenant hermétique, gardez au frais, au sec et à l'abri de la lumière.
Huile de pépins de raisins. Une fois la bouteille entamée, conservez-la au réfrigérateur, car l’huile s'oxyde rapidement.

La petite histoire du raisin


Nom commun : raisin.
Noms scientifiques : Vitis vinifera, V. labrusca, V. rotundifolia.                       
Famille : vitacées.
Le terme « raisin » est apparu dans la langue française en 1200 sous la forme première de « resin ». Il dérive du latin populaire racimus, qui signifie « grappe de baies ».

Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient allègrement le petit raisin sauvage (Vitis vinifera var. sylvestris). Depuis son centre d'origine en Asie centrale ou en Asie Mineure, cette espèce s'était dispersée vers l'ouest des millions d'années avant l'apparition sur terre des Homo sapiens. Ceux-ci en ont bien profité en en récoltant de grandes quantités. Ce qui n'était pas consommé dans l'immédiat était pressé et le jus obtenu était gardé dans des jarres de terre.
Cependant, les experts pensent que l'impulsion de domestiquer la vigne sauvage (il y a environ 6 000 ans) et de sélectionner des variétés donnant des fruits plus gros et plus sucrés serait venue de la découverte du processus de fermentation conduisant à la transformation du jus en vin. Cette découverte serait attribuable au hasard et au fait que le raisin renferme des levures naturelles qui favorisent sa fermentation. Un beau matin, quelque part entre la mer Noire et le golfe Persique, quelqu'un a retrouvé une jarre oubliée dans le coin d'une caverne et a goûté le jus fermenté qu'elle contenait. Un jus qui se conservait bien, qui avait bon goût et des effets particuliers... La bonne nouvelle s’est répandue rapidement et il n’a guère fallu de temps avant que l'on maîtrise à la fois le processus de vinification et la viticulture.
La culture de la vigne était déjà établie dans la région du Tigre et de l'Euphrate 4 000 ans avant notre ère. Mille ans plus tard, elle avait atteint un haut degré de sophistication en Mésopotamie, en Syrie, en Phénicie et dans le delta égyptien. De nombreuses variétés existaient déjà à l'époque, ce qui témoigne d'une longue période de développement. Chez les Grecs du temps d'Homère, le vin était la boisson de tous les jours; hommes, femmes et enfants en buvaient. Les Romains, grands amateurs de vin eux aussi, et par ailleurs excellents agriculteurs, répandront la culture de la vigne dans tout l'Empire.
Sur les 50 ou 60 espèces de vignes répertoriées dans le monde, c'est essentiellement l'espèce Vitis vinifera que l'on cultive commercialement. Introduite en Amérique par les Espagnols lors de la conquête, elle sera cultivée dans toutes les missions, le vin étant indispensable à la célébration de la messe. Deux espèces ont fait l'objet de travaux de sélection. V. labrusca produit entre autres les fameux raisins Concord destinés à la consommation en frais et à la fabrication de jus. V. rotundifolia produit la vigne muscadine surtout cultivée dans le sud des États-Unis pour la production de vin et de vin fortifié de type Porto. Les autres espèces indigènes n’ont pas été modifiées. Leurs fruits sont restés inchangés depuis l'apparition du genre Vitis sur la planète il y a environ 70 millions d'années, et n'intéressent guère que les oiseaux et les ours.

Le raisin de table

Les Égyptiens et les Romains consommaient le raisin de table frais et séché. Dès la Renaissance, on s'est intéressé à l'amélioration et à la sélection de variétés de vignes destinées à sa production. Malgré tout, ce fruit restera d'une relative rareté dans l'alimentation humaine jusqu'au tournant du XXe siècle. C’est la nécessité de trouver de nouveaux marchés pour les produits de la viticulture qui conduira à en faire la promotion auprès du grand public. Quant au raisin sec, dont la Californie est le plus grand producteur mondial, il entre aujourd'hui dans de nombreuses préparations alimentaires, que ce soit en boulangerie et en pâtisserie, ou dans les mélanges de type muesli ou granola.

Jardinage biologique

La culture de la vigne dont le fruit est destiné à être mangé frais n'est pas la même que celle de la vigne à vin. Dans ce dernier cas, on fertilise moins et on n'irrigue pas.
pH : 5,0 à 6,0. La vigne est indifférente à la nature du sol. Toutefois, ce dernier doit bien s'égoutter afin d'éviter la pourriture des racines et diverses autres maladies provoquées par des champignons. Idéalement, on la plantera sur un terrain en pente.
Au Québec, à moins d'être disposé à protéger les plants contre le gel en les renchaussant à l'automne, il est préférable de planter des variétés de l'espèce V. labrusca, plus résistantes aux froids que la vigne européenne et la muscadine.
Préparez le sol en ajoutant un bon fumier décomposé ou du compost. Les années subséquentes, on se contentera d'engrais foliaires et de quelques pelletées de compost au pied de chacun des plants au printemps.
À la plantation, taillez les racines et rabattez la tige en ne gardant que deux bourgeons. La taille d'entretien varie selon les variétés et les producteurs. Informez-vous auprès du pépiniériste. Il faudra également tuteurer les plants d'une manière qui variera selon le type de taille que l'on pratique.
De plus en plus présent dans les jardins du Québec, le scarabée japonais peut défolier un plant de vigne en un temps record. Limitez les dégâts en appliquant au sol des spores de la maladie laiteuse (pour contrôler les larves) ou en protégeant avec un voilage à mailles serrées. On doit ramasser les adultes sur les plants tôt le matin et les détruire. En cas d'infestation grave, traitez à la roténone.
On peut prévenir et traiter la majorité des maladies de la vigne en appliquant du soufre ou du sulfate de cuivre, deux produits acceptés en agriculture biologique. Assurez une bonne circulation de l'air en éliminant les mauvaises herbes et en taillant de façon à ce que le soleil pénètre bien au coeur des plants.
Si l’on cultive la vigne pour la production de raisins secs, on récolte le plus tard possible, lorsque le fruit est bien mûr. Sa teneur en eau sera alors moins élevée et il sera plus sucré.

Écologie et environnement

Deux événements écologiques majeurs ont marqué l'histoire de la vigne européenne vers la fin du XIXe siècle. Restée jusque-là relativement à l'abri des insectes et des maladies, elle a été attaquée par un insecte importé d'Amérique, le phylloxera de la vigne. Il a causé des dommages considérables, à tel point que l'industrie du vin a frisé la catastrophe et risqué la ruine. Les Européens sont alors partis à la recherche de variétés résistantes à l'insecte. Ils les ont trouvées dans l’habitat original de la vigne, soit l'est des États-Unis. Diverses espèces de vigne sauvage y cohabitent avec l’insecte depuis des milliers d'années. Depuis, la majorité des vignes européennes sont greffées sur des pieds appartenant aux espèces américaines V. riparia, V. rupestris, et V. berlandieri ou à des hybrides de ces espèces.
Tandis que les viticulteurs se remettaient à peine de la première crise, les vignes seront de nouveau touchées vers 1878. Cette fois, par le mildiou, une maladie causée par des champignons, et importée elle aussi de l’Amérique du Nord. Une fois encore, c'est toute l'industrie viticole qui est menacée, et de façon encore plus imminente, car on ne dispose pas de variétés résistantes à la maladie.
La solution au problème sera découverte par hasard. En examinant des vignes de la région du Médoc, un professeur du nom d’Alexis Millardet découvre que certaines d'entre elles ne sont pas touchées par la maladie. Il observe également que, sur ces plants, les raisins sont recouverts d'une substance grisâtre verdâtre, du sulfate de cuivre, un produit ayant une forte action purgative. Il apprend que les propriétaires du vignoble l’appliquent sur les plants en bordure des chemins pour dissuader les potentiels voleurs de raisins. À partir de cela, en 1885, Millardet créa la bouillie bordelaise qui contient également de la chaux éteinte qui réduit l'agressivité du sulfate de cuivre.
Cette mixture possède des propriétés fongicides qui seront largement mises à profit par la suite. Grâce à elle, les vignobles européens échappent à la faillite et, pendant près d'un siècle, ce sera le seul traitement dont on se servira pour prévenir la maladie.
Contrairement aux nouveaux fongicides mis au point au cours des dernières décennies, la bouillie bordelaise est acceptée en agriculture biologique. Toutefois, son usage est controversé au sein des organismes de certification. L’Institut national français de la recherche agronomique (INRA) a publié les résultats d’études montrant que le cuivre contenu dans cette bouillie s’accumulait dans le sol. À hautes doses, bien qu’il soit relativement inoffensif pour les animaux et les êtres humains, il peut être toxique pour les plantes et la microflore du sol.

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