Mibi au persantin et la coronarographie

Dans quel but réalise-t-on l'examen mibi au persantin?

Cet examen a pour but d’évaluer l’état de votre cœur durant « un effort » et un repos. En comparant les deux parties de l’examen, le médecin spécialiste peut évaluer la perfusion du myocarde (l’apport sanguin au muscle de votre cœur) dans les cas d’angine ou après un infarctus. La stimulation au persantin remplace l’effort sur tapis roulant.
Comment se déroule l’examen?
Substances utilisées : Sestamibi-Tc99m
Préparation : À jeun, 4 heures avant l’examen.
Les patients diabétiques peuvent manger une rôtie sans beurre et un jus 2 heures avant l’examen.
Vous devez cesser le thé, café, chocolat et liqueurs brunes et ce 48 heures avant le test. (Ces produits empêchent l’action du persantin sur votre coeur) Vous ne devez pas prendre de boisson énergisante ou tout autre produit similaire contenant des xanthines.

Effet(s) secondaire(s) : La stimulation au persantin peut provoquer de légers effets secondaires. Le technologue vous en donnera tous les détails. Par contre, le traceur radioactif ne donne aucun effet secondaire.

Médicaments(s) devant être cessé(s) : Tous les médicaments contenant de la théophylline, Viagra ou Cialis doivent être cessés 48 heures avant l’examen L’uniphil doit être cessé 2 jours avant l’examen.

Contre(s) indication(s) : Les patients souffrant de maladies pulmonaires sévères et les patients ayant fait un AVC, il y a moins d’un mois ne peuvent pas passer l’examen.

Durée totale de l’examen : entre 6 à 8 heures

Description de l’examen :
Mibi-Repos

À votre arrivée le technologue en médecine nucléaire fera une injection du traceur radioactif dans une veine de votre bras. L’injection est faite dans une salle prévue à cet effet.

On vous donnera une heure de retour, soit environ 45 minutes à 1h30 après l’injection. Pendant ce moment d’attente, le traceur radioactif ira se fixer dans votre cœur mais vous ne ressentirez aucun effet secondaire. Vous pourrez quitter pendant cette période d’attente mais vous devrez respecter les consignes données par le technologue.

Lors de votre retour, le technologue effectuera une série d’images. Le temps d’examen peut varier de 15 à 30 minutes. Pendant la prise d’images, vous serez couché sur un lit d’examen les bras au-dessus de votre tête et la caméra (caméra à scintillation) se déplacera autour de vous.

La caméra n’émet aucune radiation ni aucune chaleur. Vous ne ressentirez aucune douleur ni malaise quelconque. De plus, le technologue est toujours près de vous durant l’examen.
Mibi-Persantin

Suite à la première série d’image le technologue en médecine nucléaire vous dirigera dans une autre salle où aura lieu la stimulation au persantin. Vous aurez alors à revêtir une jaquette et un autre technologue vous préparera pour l’examen. On vous installera des électrodes, un cathéter dans une veine de votre bras et on effectuera une prise de votre tension. Avec l’aide du médecin spécialiste, on débutera la stimulation et ce pour une durée d’environ 10 minutes. À la toute fin, on vous donnera un produit qui neutralisera tous les effets du persantin.

On vous donnera alors une heure de retour pour faire une série d’image mais cette fois-ci pour visualiser votre cœur à « l’effort ». Pendant cette période d’attente vous devrez aller manger.

À votre retour, une dernière série d’images sera réalisée pour compléter l’examen.

Quels moyens dois-je utiliser afin de favoriser l’élimination des substances radioactives de mon organisme?
Afin de favoriser l’élimination du technétium (Tc99m) de l’organisme, il est suggéré de boire davantage afin d’uriner plus fréquemment. En quelques jours, les substances radioactives seront totalement éliminées de votre corps.
Caméra à scintillation
cam_scinti.png

***Apporter la liste de vos médicaments***

Si vous êtes enceinte ou croyez l’être ou si vous allaitez, il est important d’aviser le technologue.

Si vous allaitez, vous devrez alors cesser l’allaitement pendant au moins 24 h.


La coronarographie
La coronarographie étudie les artères coronaires du coeur afin de :
  • Dépister des anomalies de circulation sanguine dues à un obstacle.
  • Intervenir sur le vaisseau en le dilatant si besoin (c’est l’angioplastie).
Cet examen est indiqué quand on suspecte un infarctus du myocarde ou un angor (angine de poitrine) c’est-à-dire en cas de :
  • Douleur persistante de la cage thoracique.
  • Malaises atypiques chez un sujet ayant des facteurs de risque (plus de 50 ans, diabétique, taux élevé de cholestérol, hypertendu…)
  • Electrocardiogramme anormal.
  • Anomalies biologiques, comme l’élévation des enzymes cardiaques sur la prise de sang.
Elle recherche :
  • Un obstacle à l’écoulement du sang à cause d’un rétrécissement (athérome) ou d’un caillot (embole).
  • Elle précise le nombre, le siège et le type des lésions.
  • Elle peut mesurer les pressions à l’intérieur des cavité cardiaques.
Cet examen utilise les rayons X et un produit de contraste à base d’iode.
Son principe consiste à rendre visibles (opacifier) les artères coronaires qui irriguent le coeur. Un cathéter est introduit dans le vaisseau pour injecter le produit de contraste qui se mélange au sang : le système vasculaire devient visible sur les clichés radiologiques grâce aux propriétés radio-opaques de l’iode.
Dans la salle d’examen, on trouve :
  • L’appareil qui se compose d’une table basculante au-dessus de laquelle un bras articulé muni d’un tube à rayons X se déplace.
C’est un cardiologue qui pratique cet examen.
Après avoir signalé votre arrivée à l’accueil, vous patienterez quelques minutes en salle d’attente.
Avant l’examen, vous passerez au vestiaire pour vous dévêtir (on vous indiquera les vêtements qu’il faut ôter). Un tranquillisant pourra vous être donné afin de diminuer l’appréhension.
Une perfusion veineuse sera mise en place sur votre bras.
Pendant l’examen, vous êtes allongé sur le dos. On enregistre en permanence votre rythme cardiaque et votre tension artérielle.
L’examen se déroule dans des conditions stériles et sous anesthésie locale. Le cardiologue commence par désinfecter la peau puis réalise l’anesthésie locale. Quand la zone est endormie, il introduit un cathéter dans une artère du pli de l’aine ou du bras. Il fait cheminer ce cathéter jusqu’à l’origine des artères coronaires en remontant dans l’aorte ; l’examen se passe sous contrôle visuel sur un écran. Une fois en place, le produit de contraste est injecté et plusieurs clichés sont réalisés afin de visualiser le réseau vasculaire. Si un obstacle est mis en évidence, une angioplastie peut être pratiquée : elle consiste à dilater le vaisseau rétréci à l’aide d’un petit ballonnet.
L’examen dure de 30 minutes à une heure environ.
En cas de problème lors de l’examen, n’hésitez pas à le signaler au personnel médical.
Après l’examen, le cathéter est ôté et le vaisseau est comprimé pour éviter tout saignement. Il est nécessaire de rester allongé quelque heures ; une hospitalisation de 48 heures est souvent recommandée. Vous pourrez manger et boire normalement.
Les résultats : Le médecin vous donnera un premier commentaire. Il enverra son compte rendu définitif à votre médecin traitant dans les plus brefs délais. Ce dernier vous expliquera les résultats et vous donnera la conduite à tenir.
La mise en place du cathéter dans le vaisseau est le moment le plus désagréable de l’examen. L’anesthésie locale permet de ne pas avoir mal. Il s’agit d’une simple piqûre.
Le reste de l’examen n’est pas douloureux.
L’injection du produit de contraste entraînera une sensation de chaleur dans le membre perfusé puis dans tout le corps. C’est une réaction normale et passagère.
Quelques jours auparavant, il faut vérifier votre bilan de coagulation par une prise de sang.
Le jour même :
  • Etre à jeun c’est-à-dire ne pas manger, ni boire ni fumer quatre à six heures avant.
  • Certains médicaments pourront être arrêtés par votre médecin. Prenez le reste de votre traitement habituel.
Si vous êtes allergique, vous devrez prendre des comprimés la veille et le jour de l’examen.
Apportez :
  • La lettre de votre médecin et vos ordonnances.
  • Votre carte d’assuré social.
  • Vos anciennes radiographies ou comptes rendus radiologiques qui permettront une comparaison.
  • Le produit de contraste s’il vous a été prescrit.
Signalez :
  • Si vous êtes enceinte ou pensez l’être pour que des précautions soient prises.
  • Si vous êtes allergique.
  • La liste des médicaments que vous prenez.
  • Vos antécédents médicaux et chirurgicaux.
Ils sont rares et le plus souvent sans gravité :
  • L’introduction du cathéter peut être responsable d’une infection ou d’un hématome. Une désinfection soigneuse de la peau et la compression du vaisseau les éviteront.
  • Le produit de contraste peut être responsable d’une réaction allergique. Si vous présentez un terrain propice, des comprimés seront prescrits la veille et le jour même.
  • des palpitations (troubles du rythme cardiaque) et malaises de courte durée peuvent survenir.
  • Des rayons X : Ils sont sans danger du fait des très faibles doses utilisées.
En cas de douleurs dans la poitrine, de fièvre ou de malaise survenant dans les jours après l’examen, consultez rapidement votre médecin.


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