L’angine

L’angine, également appelée angine de poitrine, survient lorsque le cœur ne reçoit pas suffisamment de sang et d’oxygène pour combler ses besoins, parce qu’une ou plusieurs de ses artères (les artères coronaires) sont obstruées, ce qui provoque des douleurs thoraciques. Les personnes angineuses décrivent la douleur comme un serrement, une suffocation ou un sentiment de brûlure.
Signe avant-coureur
L’angine n’est pas une crise cardiaque. C’est un signe avant-coureur qui indique que vos risques de crise cardiaque, d’arrêt cardiaque ou de mort cardiaque subite sont accrus. Habituellement, la douleur peut s’estomper avec du repos ou la prise de médicaments, mais il faut comprendre que votre cœur vous signale que votre organisme travaille trop fort et doit ralentir. L’angine vous avertit de cesser votre activité et de vous reposer. Si vous ressentez ce genre de douleur thoracique, consultez votre médecin pour en déterminer la cause et recevoir un traitement au besoin.
Les causes
L’angine est la douleur que vous ressentez lorsqu’une ou plusieurs artères coronaires sont endommagées, obstruées ou rétrécies, et ne suffisent plus à alimenter votre cœur en sang riche en oxygène. La douleur peut survenir pendant une activité physique, à l’effort, sous le stress, en présence de froid ou de chaleur intense, à la suite de repas copieux, en consommant de l’alcool ou en fumant.
L’angine est le plus souvent causée par :
  • Une maladie coronarienne découlant de l’athérosclérose, soit l’accumulation de dépôts adipeux obstruant le passage du sang dans les artères coronaires.
  • Un spasme des artères coronaires : l’un des vaisseaux sanguins qui fournissent le sang au muscle cardiaque se contracte vigoureusement, ce qui réduit ou interrompt l’apport sanguin à la partie du cœur irriguée par cette artère, et provoque une crise cardiaque.

Dans certains cas, l’angine peut être causée par une pression artérielle élevée incontrôlée, ou par d’autres problèmes cardiaques tels que le rétrécissement d’une valvule cardiaque (sténose aortique) ou un cœur trop gros (cardiomyopathie hypertrophique). Parfois, certaines personnes peuvent éprouver des douleurs thoraciques causées par d’autres problèmes de santé comme des problèmes pulmonaires, musculaires ou squelettiques.
Symptômes
L’angine est habituellement un symptôme de maladie coronarienne et fait augmenter vos risques de crise cardiaque. Les symptômes d’angine sont souvent ressentis après un effort ou un stress émotif et se soulagent avec du repos ou la prise de médicaments. Parmi les symptômes d’angine, on retrouve les suivants :
  • une douleur qui surgit au centre de la poitrine et s’étend au bras gauche, au cou, au dos, à la gorge et à la mâchoire;
  • une sensation d’oppression, de serrement, de pression ou de douleur à la poitrine ou au(x) bras;
  • une impression d’indigestion modérée ou sévère persistante;
  • une douleur aiguë, semblable à une brûlure ou à des crampes;
  • une douleur débutant ou s’étendant au cou, à la mâchoire, à la gorge,à l’épaule, au dos ou au(x) bras;
  • un malaise dans le cou ou le haut du dos, particulièrement entre les omoplates;
  • un engourdissement ou une perte de sensation dans les bras, les épaules ou les poignets.

Si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin. Si votre manifestation d’angine change, appelez votre médecin le plus tôt possible.
 
Demandez immédiatement de l’aide médicale
L’angine ne dure habituellement que quelques minutes, mais si la douleur persiste, il se peut que vous subissiez un blocage soudain et total d’une artère coronaire ou une crise cardiaque, et que vous ayez besoin d’aide immédiatement. Si vous ressentez toujours une douleur ou une pression thoracique 15 minutes après avoir pris du repos et de la nitroglycérine, vous pourriez être en proie à une crise cardiaque. N’attendez pas!

Composez le 9-1-1 ou le numéro d’urgence local immédiatement.

Types d’angine

Angine stable
L’angine stable se présente souvent de la même façon : la douleur survient à peu près au même endroit, lors d’un effort ou d’un stress émotif. Cette douleur est habituellement soulagée par le repos ou la prise de médicaments. Si vous souffrez d’angine stable, essayez de déterminer sa durée et les interventions qui aident à la soulager. Vous serez ainsi plus à même de remarquer tout changement de manifestation pouvant indiquer que l’angine est désormais instable.
Angine instable
L’angine instable provoque des douleurs thoraciques inattendues qui peuvent survenir au repos et sans la stimulation de l’activité physique. Si vous souffrez de douleurs thoraciques inhabituelles, en augmentation ou constantes, vous courez un risque plus élevé d’être en proie à une crise cardiaque, d’avoir un pouls irrégulier (arythmie) et même une mort subite. Consultez votre médecin le plus tôt possible.
Angine variable
L’angine variable, également connue sous le nom d’angine ou d’angor de Prinzmetal, survient habituellement de façon spontanée, et contrairement à l’angine stable, presqu’exclusivement au repos. Elle n’est reliée ni à l’effort physique ni au stress. Ces attaques peuvent être très douloureuses et se produisent la plupart du temps entre minuit et huit heures. Elles sont causées par des spasmes des artères coronaires. Environ deux-tiers des personnes atteintes d’angine variable souffrent d’athérosclérose sévère à au moins une des principales artères coronaires et le spasme se produit généralement tout près de l’occlusion.
Angine microvasculaire
L’angine microvasculaire provoque des douleurs thoraciques, sans blocage apparent des artères coronaires. Cette douleur est provoquée par un mauvais fonctionnement des minuscules vaisseaux sanguins qui alimentent le cœur. (Ce problème de santé peut aussi être appelé Syndrome X, mais ne doit pas être confondu avec le syndrome métabolique, parfois désigné par cette même appelation, soit celle de Syndrome X.)
Angine atypique
Il est possible de ne pas ressentir les symptômes typiques d’angine mais plutôt un vague sentiment d’inconfort thoracique, d’essoufflement, de fatigue, de nausée, de douleur au dos ou au cou, ou d’indigestion avec une sensation de brûlure. Les femmes sont plus susceptibles de ressentir des symptômes atypiques tels qu’un vague inconfort thoracique.

Comment diagnostique-t-on l’angine?

Votre médecin passera probablement vos antécédents médicaux en revue, et vous fera subir un examen physique complet. Ensuite, il ou elle voudra vous faire passer quelques tests avant de recommander un traitement. Parmi ces tests, on retrouve notamment :
Angiographie-1
Électrocardiogramme (ECG)-2
Échocardiogramme-3
Électrocardiogramme d’effort (test de stress)-4
Scintigraphie de perfusion avec thallium ou avec Cardiolite-5
Échocardiographie transœsophagienne (ETO)-6

Comment traite-t-on l’angine?

La modification des habitudes de vie et la prise de médicaments sont les façons les plus courantes de traiter et de contrôler l’angine. Parfois, une chirurgie peut s’avérer nécessaire.
Modification des habitudes de vie
Bien que l’effort physique puisse déclencher l’angine, vous devez continuer d’être actif physiquement, dans la mesure approuvée par votre médecin. Vous pourriez vivre plus confortablement et subir moins de crises angineuses en maîtrisant vos facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie, en adoptant une alimentation saine, en cessant de fumer, en consommant moins d’alcool et en réduisant votre niveau de stress.
Médicaments
Certains médicaments peuvent aider à prévenir ou à soulager les symptômes d’angine.
1-Antiplaquettaires
2-Bêtabloquants
3-Inhibiteurs des canaux calciques
4-Nitroglycérine
Interventions chirurgicales et autres
L’angine peut aussi être traitée en dilatant ou en contournant l’artère rétrécie afin d’augmenter l’apport sanguin au cœur. Parmi les interventions destinées à traiter l’angine, on retrouve les suivantes :
Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)
Chirurgie de pontage coronaire
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Notes:

1-Tests:
Angiographie coronarienne (coronarographie)-1
Une angiographie coronarienne (aussi appelée coronarographie) est un test qui consiste à prendre des radiographies des artères coronariennes et des vaisseaux qui alimentent le cœur. Au cours de cette intervention, une coloration spéciale, soit un produit iodé, est injectée dans les artères coronariennes à partir d’un cathéter (tube long et étroit) inséré dans un vaisseau sanguin; chacun d’entre eux devient alors visible à la radiographie. L’angiographie permet aux médecins d’observer la circulation sanguine dans le cœur, de façon distincte, et parfois même de cerner d’éventuels problèmes au niveau des artères coronaires.
La coronarographie peut être conseillée pour les personnes souffrant d’angine (douleurs thoraciques) ou celles qui présentent des symptômes d’insuffisance coronarienne. Elle procure aux médecins des renseignements importants quant à l’état des artères coronaires, qui peuvent notamment être affectés par l’athérosclérose, la régurgitation (sang pompé vers l’arrière à travers une valvule endommagée) ou l’accumulation de sang dans une cavité, causée par un mauvais fonctionnement d’une valvule cardiaque.
À quoi faut-il vous attendre?
L’angiographie est pratiquée à l’hôpital ou en clinique. On vous demandera de vous allonger sur une table et on désinfectera la région entourant l’endroit où le cathéter sera inséré (l’aine ou le bras). Par le biais de l’anesthésie locale qu’on vous administrera, votre peau sera engourdie, vous évitant ainsi de ressentir toute douleur. Ensuite, le cathéter sera soigneusement guidé dans une veine ou une artère jusqu’à proximité du cœur. Une fois le cathéter en place, il libèrera le colorant spécial dans le flot sanguin; ce colorant facilitera la prise de radiographies claires et détaillées des artères coronaires. Il est à noter que l’injection du colorant pourrait entraîner une brève sensation de chaleur, qui devrait toutefois se résorber assez rapidement. La durée d’une angiographie peut varier entre une et deux heures; cependant, il vous est possible de vous informer auprès du centre où vous subirez l’examen pour connaître la durée estimée de l’intervention.
L’angiographie est une intervention très courante qui, en général, est considérée comme sécuritaire. Bien que cela ne se produise que très rarement, la coloration peut occasionner des nausées, des envies d’uriner ou même des réactions allergiques chez certaines personnes.
Comment se préparer?
Généralement, vous devez éviter de boire ou de manger pendant les 6 à 18 heures qui précèdent une coronarographie. Consultez votre médecin pour savoir comment vous préparer à ce test, particulièrement en ce qui concerne la nourriture, les breuvages et les médicaments. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez l’intervention pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
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Électrocardiogramme (ECG)-2

Un électrocardiogramme (ECG) est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. À chaque battement cardiaque, une impulsion électrique (ou « onde ») traverse le cœur. Cette onde fait contracter le muscle cardiaque afin qu’il expulse le sang du cœur. En mesurant le temps que met cette impulsion électrique à traverser le cœur, votre cardiologue peut déterminer si l’activité électrique est normale, rapide ou irrégulière. Il peut aussi déterminer si votre cœur est dilaté ou s’il travaille trop fort. Un ECG peut être conseillé si vous présentez des signes d’arythmies, de palpitations, d’étourdissements, de fatigue excessive ou d’angine.
On a recours à l’ECG pour les raisons suivantes :
  • détecter les arythmies qui peuvent avoir favorisé la formation de caillots;
  • dépister des problèmes cardiaques, comme une crise cardiaque récente ou en cours, des arythmies (battements irréguliers), un blocage des artères coronaires, des régions endommagées du muscle cardiaque (causées par une crise cardiaque antérieure), la dilatation du volume du cœur et l’inflammation de la membrane qui le recouvre (péricardite);
  • détecter des troubles non cardiaques comme les déséquilibres d’électrolytes et les maladies pulmonaires;
  • surveiller la récupération à la suite d’une crise cardiaque, la progression d’une maladie cardiaque ou l’efficacité de certains médicaments ou d’un stimulateur cardiaque;
  • écarter les possibilités de maladie du cœur chez les personnes en attente d’une intervention chirurgicale.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG est une intervention indolore non invasive, ce qui signifie que rien n’est injecté dans l’organisme. Une quantité d’électrodes, habituellement entre 12 et 15, sont fixées à divers endroits de votre corps comme le bras, la jambe et la poitrine. Les électrodes sont fixées à l’aide de petites ventouses ou de timbres adhésifs. Des senseurs, situés dans les électrodes, détectent l’activité électrique du cœur. Ce test peut être effectué pendant que vous êtes en position assise ou couchée. Les résultats s’inscrivent sur du papier graphique et sont interprétés (ou lus) par le médecin ou un technologue. Un ECG dure entre cinq et dix minutes.
Si vous avez besoin de plus de détails, renseignez-vous auprès du centre qui vous fait subir ce test.
Comment s’y préparer?
Il n’est pas nécessaire d’être jeun avant un ECG, bien qu’il soit recommandé de ne pas fumer au cours de la période précédant le début de l’intervention. On vous demandera de retirer vos bijoux et de porter une chemise d’hôpital.
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Échocardiogramme-3

Un échocardiogramme utilise des ondes sonores (ultrasons) pour tracer une image de votre cœur. Les ondes enregistrées montrent la forme, la texture et le mouvement des valvules, ainsi que le volume et le fonctionnement des cavités cardiaques. L’ECG peut être effectué afin de déterminer si un AVC a été causé par un problème cardiaque, de même que pour connaître les risques de formation de caillots à l’intérieur du cœur. Il peut aussi être conseillé de subir cet examen si votre cœur produit des sons anormaux, si vous êtes essoufflé, si vous ressentez des palpitations ou de l’angine (douleurs thoraciques), ou encore si vous avez des antécédents d’AVC. Ce test est très utile pour diagnostiquer les troubles valvulaires.
À quoi faut-il vous attendre?
On enduit votre poitrine d’un gel qui permet la transmission des ondes sonores et on fait glisser un transducteur (appareil servant à diriger les ondes sonores) sur votre poitrine. Ce test ne provoque ni douleur ni malaise. Cet examen est habituellement de courte durée, soit entre 15 et 45 minutes. Si vous avez des questions, renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques en vue de la préparation.
Comment vous y préparer?
Pour un échocardiogramme ordinaire, aucune préparation n’est requise.
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Électrocardiogramme d’effort (Épreuve d’effort)-4

Un électrocardiogramme d’effort (ECG d’effort) enregistre la réaction de votre cœur au cours d’un exercice physique soutenu, habituellement en marchant sur un tapis roulant.
De façon générale, ce test est effectué afin de cibler la cause exacte d’une douleur thoracique inexpliquée, surtout si on soupçonne une insuffisance coronarienne (maladie cardiovasculaire). Si vous avez déjà reçu un diagnostic d’insuffisance coronarienne, on pourrait vous faire subir un ECG d’effort afin de déterminer dans quelle mesure la maladie a progressé, et évaluer combien d’activité physique vous pouvez pratiquer sans risque. Si vous avez subi une crise cardiaque ou une intervention à cœur ouvert, cet examen peut servir à déterminer la quantité d’effort ou d’activité physique que vous pouvez faire sans risque. Ce test peut aussi être conseillé si vous présentez des battements irréguliers (arythmies), des battements très rapides ou très lents (tachycardie ou bradycardie), des palpitations (cognements inhabituels ou sensation de palpitation du cœur), des étourdissements ou une fatigue excessive.
À quoi faut-il vous attendre?
Un ECG d’effort est habituellement réalisé en clinique ou à l’hôpital. On vous demandera de marcher sur un tapis roulant (ou parfois de pédaler sur un vélo stationnaire). De petites électrodes métalliques seront fixées à votre poitrine, et vous commencerez à marcher ou à pédaler tranquillement. Pendant que vous marcherez, un technologue surveillera l’activité et le pouls de votre cœur, votre respiration et votre pression artérielle. Graduellement, la vitesse du tapis sera augmentée et vous devrez marcher plus rapidement. Le médecin pourra ainsi observer comment votre cœur s’adapte à des défis croissants. Le test se poursuivra jusqu’à ce que votre cœur batte aussi rapidement que possible, soit dans le respect de ses limites (jusqu’à ce que vous atteigniez votre capacité maximale à l’effort selon votre âge et votre état de santé), ou jusqu’à ce que vous ressentiez des douleurs thoraciques. Cet examen est généralement sécuritaire, bien qu’il puisse déclencher des douleurs thoraciques ou des arythmies. Assurez-vous de signaler à quelqu’un toute sensation d’inconfort ou autres symptômes que vous puissiez ressentir. La durée d’un ECG d’effort peut varier entre 15 et 30 minutes.
Comment vous y préparer?
Portez des vêtements et des chaussures confortables pour l’activité physique. On vous dira probablement de ne pas fumer ou manger au cours des deux heures précédant le test. Informez votre médecin de tous les médicaments que vous prenez. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez le test pour obtenir des détails spécifiques quant à la préparation.
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Scintigraphie avec thallium ou avec Cardiolite-5

Une scintigraphie avec thallium utilise cet agent repérable radioactif afin de voir combien de sang atteint divers endroits de votre cœur. Ces tests sont ceux auxquels on a le plus souvent recours en médecine nucléaire. On les appelle aussi imagerie myocardique au thallium, imagerie par perfusion myocardique ou scintigraphie myocardique. Ces scintigraphies sont souvent effectuées afin de déterminer la taille et l’emplacement des lésions qu’a subies le muscle cardiaque à la suite d’une crise cardiaque, et pour aider votre médecin à mieux connaître les cellules de votre cœur ainsi que leur approvisionnement en sang. On les effectue parfois après un pontage pour vérifier si les vaisseaux sanguins greffés fonctionnent adéquatement. Ils peuvent aussi être conseillés aux personnes souffrant de douleurs thoraciques persistantes inexpliquées ou pour mieux connaître les irrégularités décelées au cours d’un électrocardiogramme (ECG).
À quoi faut-il vous attendre?
On vous demandera de vous allonger sur une table, puis une petite quantité de thallium (un agent repérable radioactif) sera injectée dans l’une des veines de votre bras. Une caméra spéciale mesurera ensuite la quantité d’agent repérable transportée dans votre flot sanguin vers votre cœur. Les zones du muscle cardiaque qui sont mal irriguées ne les capteront pas et apparaîtront comme des zones sombres (points froids) sur la scintigraphie. Celle-ci peut parfois être effectuée après un effort. Renseignez-vous auprès du centre où vous subirez cet examen pour connaître la durée estimée.
Cette intervention présente des risques relativement faibles. La quantité de radiation absorbée par votre organisme au cours de ce test est similaire à celle d’une radiographie thoracique.
Comment vous y préparer?
On vous demandera probablement d’être à jeun au cours des trois heures précédant le test. En outre, il vous faudra éviter de fumer, de consommer des boissons alcoolisées ou contenant de la caféine, et de prendre des médicaments sans ordonnance dans les 24 heures précédant la scintigraphie. Assurez-vous de consulter votre médecin si vous souffrez de diabète ou d’allergies, et de discuter des médicaments d’ordonnance que vous prenez. Informez-vous auprès du centre où vous subirez ce test pour obtenir les renseignements spécifiques au sujet de la préparation.
Conseils pour voyager
Consultez votre médecin avant d’entreprendre des démarches pour voyager à la suite de votre scintigraphie. Avec l’augmentation des mesures de sécurité dans les aéroports et aux douanes, des techniques de détection sophistiquées pourraient éventuellement déceler de petites quantités de radiation résiduelle dans votre organisme, entraînant un délai d’embarquement. Votre médecin vous aidera à déterminer la façon et le moment appropriés pour planifier vos déplacements après la scintigraphie.
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Échocardiographie transoesophagienne (ETO)-6

Une échocardiographie transœsophagienne (ETO) est un type particulier d’échocardiogramme. Ce test est habituellement effectué lorsque le médecin veut examiner de plus près le cœur afin de savoir s’il produit des caillots sanguins. Comme l’échocardiogramme, l'ETO utilise des ondes sonores à haute fréquence (ultrasons) afin d’examiner les structures du cœur. Un transducteur (un appareil qui dirige les ondes sonores) est placé dans l’œsophage (un organe tubulaire qui relie la bouche à l’estomac). L’œsophage se trouve tout près du cœur, par conséquent, l'ETO produit des images très claires du cœur et de ses structures.
À quoi faut-il vous attendre?
On vous administrera un léger sédatif pour vous détendre. On pourrait également vous alimenter en oxygène au cours de l’intervention. Votre gorge sera engourdie à l’aide d’un anesthésiant et on vous insérera dans la bouche un tube flexible de la taille du diamètre de votre index jusque dans l’œsophage. Pendant l’intervention, vous pourrez sentir la sonde se déplacer, mais ce sera sans douleur et votre respiration ne sera pas affectée. Le transducteur qui se trouve à l’extrémité du tube émet des ondes sonores qui, en se répercutant contre le cœur, sont converties en images sur un écran vidéo. Le médecin peut déplacer le tube vers le haut, vers le bas et sur les côtés afin d’examiner diverses parties du cœur sous différents angles. Ce test dure environ entre 20 à 40 minutes.
Pour des plus amples informations, renseignez-vous auprès de l’établissement qui procèdera à votre examen.
Comment s’y préparer?
On vous demandera de ne pas manger ni boire au cours des 4 à 6 heures précédant l’examen et de prendre vos médicaments avec une petite gorgée d’eau seulement. Vous devriez demander à quelqu’un de vous raccompagner de l’hôpital jusque chez vous, au cas où vous auriez une réaction de somnolence après le test.
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2-Médicaments:

1-Antiplaquettaires (acide acétylsalicylique (AAS), clopidogrel, dipyridamole, ticlopidine)

Les antiplaquettaires aident à prévenir la formation de dangereux caillots sanguins. Ils peuvent être utilisés pour réduire les risques de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) causé par un caillot, dans le cadre d’un traitement préventif ou prophylactique. Un des antiplaquettaires les plus courants est l’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD).
Quels sont les principaux types d’antiplaquettaires?
L’AAS (acide acétylsalicylique ou AspirineMD) est un analgésique en vente libre bien connu qui possède aussi des propriétés antiplaquettaires. L’AAS peut irriter l’estomac et dans certains cas, causer des saignements. L’AAS ne devrait jamais être administré aux enfants, car il est lié au syndrome de Reye, un trouble rare du cerveau et du foie chez les enfants.
La ticlopidine peut être prescrite aux personnes ayant subi un AVC ou aux personnes à risque élevé d’AVC, surtout si elles ne peuvent pas prendre d’AAS.
Le clopidogrel (bisulfate de clopidogrel, PlavixMD) est un antiplaquettaire efficace pour prévenir les AVC et les crises cardiaques, qui est souvent prescrit aux patients chez lesquels on a installé un tuteur coronarien.
Le dipyridmalole est habituellement administré avec d’autres antiplaquettaires ou anticoagulants comme l’AAS. Il peut aussi être administré par injection lors de tests cardiaques.
Comment agissent ces médicaments?
Les antiplaquettaires aident à empêcher de minuscules cellules du sang (appelées plaquettes) de s’agglutiner et de former des caillots. Les antiplaquettaires comme l’AspirineMD agissent sur les plaquettes de votre sang en les rendant moins collantes et donc moins susceptibles de produire des caillots capables d’obstruer des artères et de provoquer des crises cardiaques ou des AVC.
Comment prendre ces médicaments?
Ne prenez pas d’antiplaquettaires en vente libre comme l’AspirineMD pour prévenir une crise cardiaque, à moins que votre médecin ne vous l’ait conseillé. L’AspirineMD peut prévenir les caillots sanguins, mais elle peut aussi augmenter les risques d’hémorragie grave chez certaines personnes. Si votre médecin vous a conseillé de prendre de l’AspirineMD, prenez-la avec ou sans aliments et avalez le comprimé entier avec de l’eau, sans le couper, l’écraser ou le mâcher, car le comprimé est souvent recouvert d’un enduit destiné à prévenir les maux d’estomac. Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment prendre vos médicaments.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer et limitez votre consommation d’alcool. Essayez aussi d’éviter de vous couper. Utilisez un rasoir électrique ou une brosse à dents à soies souples. Allez-y doucement avec la soie dentaire et portez des gants pour jardiner. Si vous devez subir une intervention chirurgicale, aussi ordinaire soit-elle, ou vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez des antiplaquettaires. Discutez avec votre dentiste ou médecin de la possibilité de reporter les interventions non prioritaires à la fin de votre traitement.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les antiplaquettaires peuvent augmenter les effets d’autres médicaments éclaircisseurs de sang comme la warfarine. Parmi les effets secondaires courants associés à l’AspirineMD, on retrouve les maux d’estomac (il peut être utile de prendre votre médicament avec des aliments) et les brûlures d’estomac. Parce que les antiplaquettaires interagissent avec de nombreux médicaments d’usage courant, consultez toujours votre médecin avant de prendre d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, probiotiques et autres produits tels que les acides aminés et les acides gras essentiels).
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous avez besoin d’une intervention chirurgicale (même ordinaire) ou de vous faire extraire une dent, informez votre chirurgien ou votre dentiste du fait que vous prenez un antiplaquettaire. Les effets éclaircisseurs du sang de ces médicaments peuvent durer jusqu’à dix jours après la dernière dose.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parce que les antiplaquettaires agissent sur la coagulation du sang, ils peuvent augmenter les risques d’hémorragie incontrôlée. Pour cette raison, toute personne qui souffre d’ulcères ou qui a des antécédents d’hémorragie doit éviter ce type de médicaments. Ils peuvent aussi causer des ecchymoses anormales. Les antiplaquettaires peuvent irriter l’estomac, susciter l’apparition d’ulcères et augmenter la rétention de sel et d’eau.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicamentsInnocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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2-Bêtabloquants

À quoi servent ces médicaments?
Les bêtabloquants servent à traiter l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, les arythmies cardiaques (battements irréguliers) et les douleurs thoraciques (angine). Ils sont parfois utilisés pour prévenir de nouvelles crises cardiaques chez des personnes qui en ont déjà subi une, pour traiter les tremblements causés par une glande thyroïde hyperactive ainsi que l’anxiété ou les migraines.
Comment agissent ces médicaments?
Le mot bêtabloquant est l’abréviation des médicaments bloqueurs bêta-adrénergique. Les bêtabloquants bloquent la réaction des récepteurs nerveux bêta. Ils ralentissent le rythme cardiaque et diminuent la pression artérielle afin de réduire la charge de travail imposée au cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Les bêtabloquants sont vendus sous forme de comprimés ou de capsules. Certains se prennent une fois par jour, d’autres plusieurs fois par jour. Votre médecin peut vous les prescrire pour réduire votre pression artérielle ou pour les associer à un diurétique ou à un autre médicament antihypertenseur. Consultez toujours votre médecin pour savoir quand et comment prendre vos médicaments. Prenez vos médicaments tels que prescrits. N’arrêtez pas de prendre vos médicaments à moins que votre médecin vous le dise. Si vous arrêtez de prendre vos bêtabloquants, subitement, cela peut augmenter soudainement votre rythme cardiaque.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Certains médicaments peuvent interagir avec les bêtabloquants. Informez donc toujours votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Parmi les produits susceptibles d’interagir avec les bêtabloquants, on retrouve les médicaments utilisés pour traiter l’hypertension artérielle, le diabète, l’asthme, la bronchite et l’emphysème, ainsi que certains antidépresseurs et injections contre les allergies.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Si vous souffrez d’asthme, assurez-vous d’en informer votre médecin parce que les bêtabloquants peuvent l’aggraver. Dites à votre médecin si vous avez ou déjà eu des problèmes de circulation ou si vous souffrez de diabète. Ne cessez jamais subitement de prendre les bêtabloquants sans avoir consulté votre médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les bêtabloquants peuvent occasionner des effets secondaires. Les plus courants sont la somnolence ou la fatigue, les mains et les pieds froids, des faiblesses ou des étourdissements, une sécheresse au niveau de la bouche, des yeux et de la peau. Informez votre médecin si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes.
Traitements d’association
La plupart des personnes souffrant d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus, en plus de modifier leur mode de vie, pour réduire leur pression artérielle. Dans certains cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation limitée d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicamentsInnocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Inhibiteurs des canaux calciques
A quoi servent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques, parfois appelés antagonistes des canaux calciques, sont utilisés pour contrôler l’hypertension artérielle et les douleurs thoraciques (angine) causées par les maladies coronariennes et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Les inhibiteurs des canaux calciques sont souvent utilisés en association à des bêtabloquants ou à des diurétiques afin d’aider à réduire la pression artérielle.
Comment agissent ces médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins permettant ainsi au sang d’y circuler plus facilement. En dilatant vos vaisseaux sanguins, votre pression artérielle diminue et votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différents types d’inhibiteurs des canaux calciques. La quantité dont vous avez besoin dépend donc du type que vous utilisez. Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour savoir comment et quand prendre ces médicaments. Si vous devez prendre un inhibiteur des canaux calciques à libération prolongée, évitez de mâcher ou de broyer les comprimés.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Consultez votre médecin avant de consommer du pamplemousse ou du jus de pamplemousse (frais ou congelé) car le pamplemousse peut augmenter l’effet d’un certain type d’inhibiteurs des canaux calciques et faire chuter votre pression artérielle de façon exagérée. Une des composantes du jus de pamplemousse semble nuire à la capacité de l’organisme d’absorber ces médicaments. Vous devriez aussi éviter de fumer lorsque vous prenez des inhibiteurs des canaux calciques en raison des risques d’accélération des battements cardiaques (tachycardie). Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir tout autre renseignement essentiel sur vos médicaments.
Visitez Santé Canada pour en apprendre davantage au sujet de l’Interaction entre le pamplemousse et son jus et certains médicaments.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les inhibiteurs des canaux calciques peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels comme les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels). Certains médicaments peuvent interagir avec les inhibiteurs des canaux calciques, tels que les inhibiteurs de l’ECA, les anti-arythmiques, la digitale, les corticostéroïdes, les fortes doses de calcium et les suppléments de vitamine D.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre d’autres médicaments de manière régulière. Il est peu prudent de cesser la prise des inhibiteurs des canaux calciques sans avoir consulté son médecin au préalable.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Les inhibiteurs des canaux calciques ont relativement peu d’effets secondaires et ceux-ci sont rarement graves, bien qu’ils puissent être dérangeants. Les plus courants sont la fatigue, les brûlures d’estomac et l’enflure des chevilles et des pieds. Informez votre médecin si vous souffrez d’un de ces effets secondaires. N’interrompez pas la prise de vos médicaments sans en avoir informé votre médecin au préalable.
Traitements d’association
La plupart des gens souffrants d’hypertension artérielle ont besoin de deux médicaments ou plus afin de réduire leur pression artérielle. Dans bien des cas, deux médicaments peuvent être combinés en un seul comprimé.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour réduire les risques de maladies du cœur. Parlez à votre professionnel de la santé comment atteindre ces modifications au mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicamentsInnocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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4-Nitrates (Nitroglycérine)

A quoi servent ces médicaments?
Les nitrates peuvent servir à prévenir les douleurs thoraciques (angine), à réduire le nombre de crises angineuses, à soulager la douleur au cours d’une crise et à traiter les symptômes d’insuffisance cardiaque. La nitroglycérine est un type de nitrate.
Comment agissent ces médicaments?
Les nitrates sont des vasodilatateurs, ce qui signifie qu’ils élargissent (dilatent) les vaisseaux sanguins afin de faciliter la circulation du sang et de permettre à plus de sang riche en oxygène d’arriver au cœur. Une meilleure circulation signifie que votre cœur n’a plus besoin de travailler aussi fort. Les nitrates détendent les veines ainsi moins de sang est renvoyé au cœur, qui peut réduire la charge de travail du cœur.
Comment prendre ces médicaments?
Il existe différentes formes de nitrates :
  • Comprimés : sublinguaux (à placer sous la langue) ou buccaux (tenus sous la lèvre ou à l’intérieur de la joue en attendant leur dissolution).
  • Pommade topique ou timbre transdermique qui transmettent les nitrates par la peau.
  • Vaporisateur sublingual à vaporiser sur ou sous la langue.
Consultez toujours votre médecin ou votre pharmacien pour savoir quand et comment utiliser votre médicament spécifique.
Que devrais-je éviter si je prends ces médicaments?
Évitez de fumer si vous prenez des nitrates car cela diminue leur efficacité. Évitez aussi de consommer de l’alcool car cela amplifie l’effet du médicament.
Que faire si je prends d’autres médicaments?
Les nitrates peuvent interagir avec d’autres médicaments. Assurez-vous donc d’informer votre médecin si vous prenez d’autres médicaments, qu’ils soient sur ordonnance ou non, en vente libre ou des produits de santé naturels (vitamines et minéraux, remèdes à base de plantes, remèdes homéopathiques, remèdes traditionnels tels que les remèdes traditionnels chinois, produits probiotiques et autres produits comme les acides aminés et les acides gras essentiels).
Parmi les médicaments qui peuvent interagir, on retrouve :
  • Viagra (sildenafil) – Évitez de prendre du Viagra moins de 24 heures après avoir pris des nitrates. Combiné avec des nitrates, le Viagra peut faire chuter la pression artérielle et causer des étourdissements, une sensation de faiblesse, des évanouissements et d’autres effets secondaires plus graves. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien pour connaître d’autres médicaments ou remèdes à base de plantes susceptibles de traiter la dysfonction érectile.
  • Médicaments contre l’hypertension artérielle
  • Certains médicaments cardiaques
  • Remèdes contre la toux, le rhume et la grippe en vente libre
  • Remèdes à base de plantes conte la toux, le rhume et la grippe en vente libre.
Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour obtenir d’autres informations essentielles concernant vos médicaments.
Que devrais-je révéler d’autre à mon médecin?
Informez toujours votre médecin de tous vos antécédents médicaux, surtout si vous avez plus de 60 ans, si vous avez récemment subi un AVC ou une crise cardiaque ou si vous souffrez de maux de tête sévères, d’anémie (carence en fer) ou de glaucome. Vous pouvez aussi parler à votre médecin comment efficace sont les nitrates pour gérer votre angine. Votre médecin peut rajuster la dose de médicament ou suggérer d’autres façons de gérer votre état.
Quels en sont les effets secondaires les plus fréquents?
Parmi les effets secondaires les plus fréquents des nitrates, on retrouve les maux de tête, les bouffées de chaleur, les étourdissements, les pertes de conscience, les chutes de pression artérielle (hypotension) et les battements cardiaques irréguliers (arythmies). Signalez tout effet secondaire à votre médecin.
Modification du mode de vie
Une alimentation saine et pauvre en lipides, spécialement en lipides saturés et en gras trans, une vie sans fumée, une consommation réduite d’alcool, de l’activité physique et une réduction de votre niveau de stress sont aussi des mesures importantes pour diminuer les risques de maladies du cœur. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir comment réussir à changer votre mode de vie.
Pour de plus amples renseignementsSanté Canada fournit de l’information sur la santé et médicale pour aider les Canadiens et Canadiennes à maintenir et améliorer leur santé. Apprenez beaucoup plus au sujet de l’utilisation sécuritaire des médicamentsInnocuité et efficacité des médicaments génériques et Achat de médicaments par l’entremise d’Internet.
Base de données sur les produits pharmaceutiques fournit des informations sur les médicaments commercialisés au Canada.
MedEffet Canada fournit des avertissements de sécurité, des mises en garde et retraits au sujet de la santé publique.
Votre ministère de la santé fournit aussi des ressources utiles sur la santé dans votre province ou territoire. Par exemple, l’Ontario a MedsCheck un programme qui fournit des consultations gratuites avec le pharmacien sur l’utilisation sécuritaire des médicaments. La Colombie-Britannique a une page web sur les soins de santé des personnes âgées qui fournit des informations au sujet de programmes de santé importants.
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3-Interventions chirurgicales et autres

1-Intervention coronarienne percutanée (ICP et angioplastie et pose de tuteur)

En quoi consiste-t-elle?L’intervention coronarienne percutanée (ICP, autrefois appelée angioplastie et pose de tuteur) est une intervention non chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter (un long tube flexible) destinée à mettre en place une petite structure appelée tuteur afin de maintenir ouvert un vaisseau sanguin du cœur rétréci par l’accumulation de plaque, un problème appelé athérosclérose.
Pourquoi l’effectue-t-on?
L’ICP améliore la circulation du sang, ce qui réduit les douleurs thoraciques (angine) d’origine cardiaque, vous fait vous sentir mieux et améliore votre capacité à pratiquer de l’activité physique. L’ICP est habituellement prévue à l’avance.

Comment procède-t-on?
Un cathéter est introduit dans un vaisseau sanguin de l’aine ou du bras. À l’aide d’un type spécial de radiographie appelé fluoroscopie, le cathéter est acheminé par les vaisseaux sanguins jusque dans le cœur, à l’endroit où l’artère coronaire est rétrécie. Une fois l’extrémité du cathéter bien en place, le ballonnet recouvert d’un tuteur qui s’y trouve est gonflé. Le ballonnet de l’extrémité du cathéter comprime la plaque et dilate le tuteur. Une fois la plaque comprimée et le tuteur en place, le ballonnet est dégonflé et retiré. Le tuteur demeure à l’intérieur de l’artère pour la maintenir en position ouverte.

À quoi faut-il vous attendre?
Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :

  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé;
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Juste avant l’intervention, on vous administrera un sédatif afin de vous aider à vous détendre. Les poils de la région de l’aine, autour de l’endroit où on insérera le cathéter, seront rasés. Une ligne intraveineuse vous sera insérée afin de pouvoir vous administrer des médicaments rapidement si nécessaire. Des électrodes seront disposées sur votre corps afin de surveiller votre cœur et un petit appareil appelé oxymètre sera fixé à votre doigt ou à votre oreille pour surveiller le taux d’oxygène dans votre sang.
La plupart des ICP sont effectuées alors que le patient est sous sédatif, mais conscient. Vous serez allongé sur le dos, sur une table d’opération. Une anesthésie locale vous sera injectée sous la peau, à l’endroit où le cathéter sera introduit dans le vaisseau sanguin. Vous pourriez ressentir une légère piqûre ou un pincement lorsque l’aiguille sera enfoncée dans la peau et une pression dans l’artère lors du déplacement du cathéter. Si vous n’êtes pas confortable, informez-en le médecin qui, au besoin, vous donnera davantage de médicament contre la douleur.
Lorsque le cathéter arrive au cœur, une teinture contrastante sera injectée dans la région entourant le vaisseau sanguin rétréci afin de mieux l’identifier. Lors de l’injection de la teinture, vous pourriez ressentir une légère sensation de chaleur ou de légère brûlure. Certaines personnes ressentent comme un goût salé ou métallique dans la bouche ou encore un mal de tête passager. Quelques rares personnes ressentent des nausées ou vont même jusqu’à vomir, mais c’est très rare. Ces effets sont inoffensifs et ne durent habituellement que quelques minutes.
Une fois le rétrécissement localisé, le cathéter est avancé de façon à ce que son extrémité spéciale puisse être activée. Il est possible que vous ressentiez des douleurs thoraciques ou un inconfort à ce moment, mais votre médecin vous surveillera attentivement et cet inconfort devrait se résorber.
Une fois l’intervention terminée, le cathéter sera retiré et on exercera une pression sur le site d’insertion afin de stopper le saignement. Une fois le saignement arrêté, on appliquera un pansement bien serré. Vous devrez demeurer allongé durant ce temps. Si le cathéter a été inséré par l’aine, vous devrez conserver votre jambe bien droite pendant quelques heures. S’il a été inséré par le bras, on soulèvera votre bras à l’aide d’oreillers et on le conservera soulevé sur un appui.
Après l’intervention, vous serez probablement transféré en salle de réveil pour demeurer sous observation pendant quelques heures. On vous demandera de demeurer allongé pendant deux à six heures, selon votre cas. On pourrait vous donner des analgésiques si vous ressentez de l’inconfort. On vous encouragera à boire de l’eau et d’autres liquides afin d’éliminer la teinture contrastante de votre organisme.
La plupart des gens passent la nuit à l’hôpital après une ICP. À votre retour à la maison, surveillez le site d’insertion. Une petite ecchymose est normale, mais informez votre médecin en cas de douleur, rougeur, saignement ou autre écoulement du site d’insertion, de fièvre ou de frissons.
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2-Chirurgie de pontage coronaire
En quoi consiste-t-elle?
La chirurgie de pontage coronarien est une intervention destinée à améliorer l’apport sanguin au muscle cardiaque. On l’appelle communément pontage coronarien ou greffe de pontage coronarien.
Pourquoi l’effectue-t-on?
Le pontage coronarien sert à régler les problèmes d’apport sanguin au muscle cardiaque provoqués par l’accumulation de plaque (athérosclérose) à l’intérieur des artères coronaires. Cette intervention implique l’utilisation d’un segment de vaisseau sanguin (artère ou veine) prélevé ailleurs dans l’organisme afin de créer un détour ou pontage destiné à contourner la section obstruée d’une artère coronaire.
Un autre choix de traitement s’appelle intervention cardiaque percutanée (aussi appelée angioplastie), une technique non-chirurgicale effectuée à l’aide d’un cathéter et de petites structures appelées tuteurs, destinées à maintenir les artères en position ouverte. Si on retrouve plus d’une occlusion, ou si ces occlusions se situent à des endroits difficiles à rejoindre avec le cathéter (p. ex., dans un « coude » du vaisseau sanguin), votre médecin pourrait suggérer le pontage comme solution.
En améliorant la circulation sanguine, le pontage peut réduire vos douleurs thoraciques (angine), vous faire sentir mieux et augmenter votre capacité de pratiquer des activités physiques.
Comment procède-t-on?
Un segment de vaisseau sanguin sain est prélevé dans le bras, la jambe ou le thorax du patient afin de servir de pontage. À moins que vous ne soyez traité à l’aide d’une nouvelle technique d’intervention (pontage minimalement invasif ou chirurgie sans machine cœur-poumon et sur cœur battant), le cœur est arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer (une machine appelée machine cœur-poumon prendra la relève de votre cœur et de vos poumons pendant que les chirurgiens vous opéreront). Le segment de vaisseau sanguin sain est fixé en place en aval et en amont de l’artère obstruée. Lorsque le cœur est remis en marche, le sang passe par le pontage et contourne la section rétrécie de l’artère malade. Selon le nombre d’occlusions dont vous souffrez, plusieurs pontages peuvent être nécessaires.
Intervention sans machine cœur-poumon sur cœur battant
Cette intervention ressemble au pontage cardiaque, sauf que le cœur n’est pas arrêté et qu’on n’a pas recours à la machine cœur-poumon. À l’aide d’équipement spécial, on stabilise ou calme la région cardiaque et les chirurgiens opèrent le cœur pendant qu’il continue de battre.
À quoi faut-il vous attendre?
Habituellement, cette intervention est prévue d’avance. La plupart du temps, environ une semaine avant l’intervention, on vous demandera de vous rendre à l’hôpital. On y effectuera des analyses de sang et d’urine, un électrocardiogramme et des radiographies en préparation de votre intervention. Votre médecin vous expliquera les risques et les bienfaits de l’intervention et vous demandera de signer un formulaire de consentement. Informez votre médecin si vous :
  • avez déjà subi une réaction à un agent de contraste, à l’iode, ou si vous avez eu une réaction allergique sérieuse (p. ex., piqûre d’insecte ou fruits de mer);
  • souffrez d’asthme;
  • êtes allergique à un médicament;
  • souffrez de problèmes de saignements ou prenez des médicaments pour éclaircir le sang;
  • avez des antécédents de problèmes rénaux ou de diabète;
  • avez des perçages au thorax ou à l’abdomen;
  • avez connu récemment des changements dans votre état de santé; ou
  • êtes ou pourriez être enceinte.
Le pontage coronarien peut être effectué le jour de votre admission ou vous pouvez être admis la veille. Les poils de votre thorax seront rasés et on vous demandera de vous laver à l’aide d’une éponge enduite de savon antibactérien spécial destiné à désinfecter votre peau. Afin de réduire vos risques de vomissements, on vous demandera de ne rien manger ni boire après minuit la veille de l’intervention.
Le pontage est effectué sous anesthésie générale, donc vous dormirez tout au long de l’intervention et un peu après. Si vous fumez, vous devriez cesser au moins deux semaines avant l’intervention, car le tabagisme peut favoriser la formation de caillots sanguins et les problèmes respiratoires. Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque associé au développement de l’athérosclérose et vous devriez cesser pour de bon.
Vous vous sentirez très somnolent à votre arrivée au bloc opératoire. L’anesthésiste vous insérera des tubes intraveineux et vous donnera des médicaments pour vous endormir. Une fois complètement endormi, tout l’équipement dont vous aurez besoin durant l’intervention et le début de votre réveil sera installé.
À moins que vous ne soyez traité par une intervention sans machine cœur-poumon ou minimalement invasive, votre cœur devra être arrêté afin que les chirurgiens puissent l’opérer. Pour s’assurer que votre organisme continue de recevoir du sang riche en oxygène, vous serez branché à une machine cœur-poumon. Cette machine remplace l’action de pompage du cœur et le travail des poumons.
L’intervention peut durer entre trois et six heures, selon le nombre de pontages à réaliser. À votre réveil, vous vous trouverez en salle de réveil ou à l’unité des soins intensifs (USI). Vous resterez sans doute à l’hôpital entre cinq et sept jours. La rapidité
de votre convalescence dépendra en grande partie de votre état de santé avant l’intervention et de votre tolérance à l’intervention. Si vous avez subi une intervention minimalement invasive, votre séjour à l’hôpital pourrait être plus court et votre récupération plus rapide.
À votre retour à la maison, surveillez vos incisions. Il est normal d’y voir quelques ecchymoses, mais appelez votre médecin si vous ressentez une douleur accrue, des rougeurs, de l’enflure, des saignements ou tout autre écoulement provenant de l’incision, de la fièvre, des frissons, des problèmes respiratoires, de l’enflure aux jambes, des battements cardiaques irréguliers ou tout autre problème physique inhabituel.
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Liens utils:
Santé Canada,
Utilisation sécuritaire des médicaments,
Innocuité et efficacité des médicaments génériques,
Achat de médicaments par l’entremise d’Internet,
Base de données sur les produits pharmaceutiques ,
MedEffet Canada,
MedsCheck, (pour Ontario)
Les soins de santé des personnes âgées (pour Colombie-Britannique)

Ministères de la santé des provinces et des territoires

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