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* Une seule gélule contre les maladies cardiaques et cérébrales

Une seule gélule, le Polypill, contre les maladies cardiaques et cérébrales. Une sorte de super-pilule, la pilule unique Polypill, qui combine trois médicaments contre l'hypertension, une statine (anticholestérol) et de l'aspirine, a en effet réduit de 50 à 60% les risques de maladies cardiovasculaires au sein d'une population en bonne santé.

Une gélule qui contient un anticholestérol, de l'aspirine ainsi que trois médicaments contre la tension pourrait réduire de 50% le risque d'attaques cardiaques et cérébrales.
Une sorte de super-pilule, la pilule unique Polypill, qui combine trois médicaments contre l'hypertension, une statine (anticholestérol) et de l'aspirine, a en effet réduit de 50 à 60% les risques de maladies cardiovasculaires, sans effet secondaire, chez des sujets en bonne santé selon un essai mené par des chercheurs indiens et canadiens du « Population Health Research Institute » de l'Université McMaster (Ontario, Canada).


Cette étude, publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, a été conduite en Inde auprès de 2.053 participants âgés de 45 à 80 ans, issus de 50 villes différentes, les données ayant été agrégées via un site Internet sécurisé.
Une sorte de super-pilule, la pilule unique Polypill, qui combine trois médicaments contre l'hypertension, une statine (anticholestérol) et de l'aspirine, a en effet réduit de 50 à 60% les risques de maladies cardiovasculaires au sein d'une population en bonne santé.
Pour les auteurs, « Cette formulation pourrait être utilisé pour réduire les multiples facteurs de risque et le risque cardiovasculaire. » La question est donc désormais de savoir si le Polypill pourra sauver le monde des maladies cardiaques.
Le concept est de plus assez simple. Plusieurs médicaments sont disponibles (de manière générique et donc peu coûteuse) afin de traiter un grand nombre de facteurs de risque de maladie cardiaque.
Ainsi, les regroupant dans une seule pilule, on pourrait réduire les maladies cardiaques de 80%. Cette approche pourrait avoir de vastes implications pour la santé mondiale, d’autant que les maladies cardiaques sont la principale cause de décès dans le monde.
L’étude de cette gélule contre les maladies cardiaques et cérébrales a été financée par le laboratoire indien Cadilla Pharmaceuticals.


* Un médicament contre le diabète préviendrait les maladies du coeur

Des chercheurs ont découvert qu’un médicament utilisé contre le diabète serait également efficace pour prévenir certaines maladies du coeur et la haute pression chez les individus qui sont très à risque de développer ces maladies.


L’an dernier, des chercheurs avaient démontré qu’un traitement avec l’acarbose pouvait prévenir le diabète de type 2 chez les patients qui ont un risque élevé de développer cette maladie. Ils ont utilisé le même groupe de 1368 patients pour déterminer si l’acarbose pouvait aussi les protéger contre certaines maladies du coeur et la haute pression.

Plusieurs scientifiques croient que des niveaux élevés de sucre dans le sang contribuent au développement de certaines maladies cardiaques et de l’hypertension. L’acarbose étant reconnue efficace pour abaisser les taux de sucre dans le sang après les repas, les chercheurs ont pensé que le médicament pourrait protéger contre les maladies cardiovasculaires et l’hypertension.

Après trois ans, les chercheurs ont découvert que les patients qui prenaient de l’acarbose coupaient de moitié leurs risques de développer une maladie cardiaque. De plus, ces patients étaient 34% moins susceptibles de développer de la haute pression.

Ces résultats supportent ainsi l’idée selon laquelle les taux de sucre sanguins influenceraient les risques de développer des maladies cardiaques ou de la haute pression. Les chercheurs soulignent ainsi l’importance d’identifier et de traiter les gens qui présentent un risque élevé de diabète de type 2 puisqu’en abaissant leurs niveaux de sucre dans le sang, on les protégerait contre ces maladies. Rappelons que beaucoup de gens qui souffrent du diabète de type 2 l’ignorent et ne sont donc pas traités.


* Le cœur des femmes plus sensible au stress

L'irrigation cardiaque reste stable après une forte émotion, augmentant le risque d'infarctus.

Cause importante de décès en France, les maladies coronariennes ne frappent pas de la même manière selon le sexe. Alors que la fréquence des accidents cardiaques reste plus importante chez les hommes que chez les femmes, ces dernières ont plus de risque d'avoir des symptômes de malaise cardiaque après une forte émotion.
Tentant de comprendre les raisons de cet écart, des chercheurs de la faculté de médecine de Pennsylvanie (États-Unis) ont découvert que le débit sanguin dans les artères coronaires augmente chez les hommes soumis à un stress, mais reste stable chez les femmes - ce qui pourrait expliquer la plus grande fragilité de leur cœur lors d'une émotion intense.

Conductance des artères

L'expérience a été menée auprès de 17 hommes et femmes en bonne santé. Le rythme cardiaque et la tension artérielle de chaque volontaire ont d'abord été mesurés, ainsi que la «conductance» des artères coronaires, qui alimentent le cœur en sang oxygéné, au moyen d'un Doppler. Les «cobayes» se sont ensuite livrés à des exercices de calcul mental pendant trois minutes - une suite de soustractions de 7 à partir d'un nombre choisi au hasard. Pour aggraver le stress, les scientifiques ont harcelé les candidats, leur demandant de répondre plus vite ou prétendant, à tort, que leur calcul était faux.
À l'issue de l'examen, les trois mesures ont été renouvelées. Résultat: au repos, hommes et femmes avaient des résultats quasiment similaires. Après le test, leur rythme cardiaque et leur pression sanguine avaient augmenté dans les mêmes proportions. Mais alors que les hommes avaient bénéficié d'une meilleure irrigation cardiaque, la conductance des artères féminines était restée inchangée.
«Cela permet de comprendre pourquoi les femmes réagissent moins bien, sur le plan cardiaque, à des événements stressants comme la perte d'un époux», remarque le responsable de ce travail présenté au Congrès de biologie expérimentale, organisé cette semaine à San Diego (Californie) par la Société américaine de physiologie.
«Même si l'étude porte sur un faible échantillon, elle constitue une piste de réflexion très intéressante, commente de son côté le Pr Claire Mounier-Vehier, vice-présidente de la Fédération française de cardiologie. Un problème structurel est probablement à l'origine de cette différence de réaction au stress. Les variations hormonales, que connaissent les femmes au cours de leur vie, sont peut-être une des explications. Leurs artères vieillissent plus vite que celles des hommes: à la ménopause, leurs vaisseaux se rigidifient et s'épaississent.»
De manière plus générale, l'étude remet également l'accent sur les effets négatifs du stress pour la santé.

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