Analyses et Bilans

 


Analyses et Bilans

Dan Popescu
SASI 101 – Compétence 2000

Hématologie

Les analyses hématologiques sont pratiquées sur le sang pour permettre le diagnostic ou le suivi de certaines maladies. Le sang est composé d'un liquide, le plasma, dans lequel flottent des cellules (globules rouges, blancs et plaquettes) et un grand nombre de substances (protéines, hormones, vitamines, etc.). Ainsi, l'hématologie regroupe l'analyse des cellules du sang mais aussi d'éléments dissous dans le plasma comme les facteurs de la coagulation ou les anticorps.



Les cellules du sang : Cytologie (NFS)


Hémogramme
Numération sanguine (1)



Formule leucocytaire (2)



Plaquettes (3)


Réticulocytes
(4)



Myélogramme (5)



Vitesse de sédimentation (VS) (6)



La coagulation : Hémostase


Temps
de saignement (7)



Temps de Prothrombine/ INR (8)



Temps de Céphaline Activé (TCA) (9)



Fibrinogène (10)


Facteurs
VIII et IX (11)



Héparinémie (12)


Anti-thrombine III (13)



Protéine C / Protéine S
(14)

Hémogramme Numération sanguine (1)

Conditions de prélèvement
Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un anticoagulant.
  • Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution particulière à observer.
Intérêt du dosage

La numération sanguine consiste à compter (grâce à des automates le plus souvent) les différents éléments
cellulaires du sang à savoir : globules blancs (ou leucocytes), globules rouges (ou hématies) et plaquettes sanguines.


Des paramètres liés à ces éléments sont également mesurés pour certains (taux d'hémoglobine, volume globulaire moyen = VGM) ou calculés (hématocrite, teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine = TCMH, concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine = CCMH). D'autres indices (Indice de distribution des
globules rouges ou des plaquettes) peuvent également être calculés par les automates de numération.


Cet examen est essentiel pour apprécier un dysfonctionnement de la moëlle osseuse ou des perturbations dites "périphériques" (anémies, augmentation des globules blancs en réponse à une attaque de l'organisme, problème de coagulation et consommation des plaquettes…). Il est associé généralement à une "Formule sanguine", qui est la partie qualitative (et non plus quantitative) de l'hémogramme (voir ce terme).

Valeurs normales



i


3 à 10 ans


Femme


Homme



Hématies (millions /mm3)



3.5- 5.0



4.0 - 5.3



4.2 - 5.7



Hémoglobine (g /100 ml)



12.0 - 14.5



12.5 - 15.5



14.0 - 17.0



Hématocrite (%)



36 - 45



37 - 46



40 - 52



VGM (µ3)



74 - 91



80 - 95



80 - 95



TCMH (pg)



24 - 30



28 - 32



28 - 32



CCMH (%)



28 - 33



30 - 35



30 - 35



Leucocytes(/mm3x1000)



4500 - 13000



4000 - 10000



4000 - 10000



Plaquettes (/mm3x1000)



150 - 400



150 - 400



150 - 400



Variations

pathologiques

  • Anémies

    Diminution du taux d'hémoglobine, accompagné d'une diminution
    du nombre des globules rouges. Les paramètres calculés (hématocrite, VGM,
    TCMH, CCMH) permettent de préciser le mécanisme en


    cause.
  • Anémie d'origine centrale (moëlle osseuse)

    insuffisance médullaire, cancer, leucémie, dysérythropoïèse
  • Anémie d'origine périphérique

    hémolyse, hémorragie, carence en fer, anémie
    inflammatoire, saturnisme, hémodilution
  • Polyglobulies

    Augmentation du nombre de globules rouges :

    Maladie de Vaquez

    Polyglobulie réactionnelle, hypoxémique ou tumorale.
  • Hypoleucocytoses (diminution du nombre de globules blancs)

    Certaines infections virales ou parasitaires,
    insuffisance médullaire, certaines anémies, troubles de répartition,
    origine toxique ou médicamenteuse, certains cancers et leucémies
  • Hyperleucocytoses (augmentation du nombre de globules blancs)

    Infections bactériennes, syndromes inflammatoires,
    certaines parasitoses, nécroses tissulaires, cancers, syndromes myéloprolifératifs, certaines leucémies, réactions
    allergiques médicamenteuses
  • Thrombopénie
    (diminution du nombre des plaquettes)


    Destruction des plaquettes (polytransfusés),
    hémodilution, atteinte virale, trouble immunitaire (maladie auto-immune,
    réaction allergique), coagulation intra-vasculaire,
    chirurgie avec circulation extra-corporelle,
    purpura, syndrome hémolytique et urémique de l'enfant, aplasie médullaire,
    hémopathie maligne, maladie constitutionnelle héréditaire (anomalie de May-Hegglin)
  • Thrombocytose (augmentation du nombre des plaquettes)

    Splénectomie

    Maladies infectieuses

    Maladies inflammatoires

    Maladie de Hodgkin

    Réticulosarcomes

    Interventions chirurgicales

    Stress, brûlures graves

    Cirrhose, pancréatite, atrophie
    splénique


    Syndrome myéloprolifératif

    Thrombocytémie essentielle

Hémogramme : formule leucocytaire (2)


Conditions
de prélèvement


  • Prélèvement
    de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
    anticoagulant.
  • Il
    n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution
    particulière à observer.

Intérêt
du dosage




La formule sanguine est toujours associée à la numération
sanguine. Elle permet d'apprécier les éléments cellulaires du sang sous leur
aspect qualitatif : morphologie, homogénéité de forme et de taille des globules
rouges et des plaquettes d'une part, d'autre part, pourcentage de chaque
catégorie de leucocytes (ramené en

valeur absolue) : polynucléaires, lymphocytes et monocytes ; il est également
possible de détecter d'éventuelles cellules normalement absentes du sang
circulant (cellules provenant de la moëlle osseuse).
Cet examen est très important dans le dépistage de nombreuses maladies du sang.




Valeurs normales



i

Adulte

%

Valeur absolue/mm3

Enfant

%

Valeur absolue/mm3



Polynucléaires

Neutrophiles



50 - 80



2000 - 8000



40 - 60



2000 - 6000



Polynucléaires

Eosinophiles



1 - 4



40 - 400



1 - 4



100 - 500



Polynucléaires Basophiles



0 - 1



0 - 100



0 - 1



0 - 150



Lymphocytes



20 - 40



1000 - 4000



35 - 60



1500 - 7000



Monocytes



2 - 10



80 - 1000



2 - 10



100 - 1500



Variations pathologiques



Polynucléaires neutrophiles

  • Diminution
    :

    Certaines infections virales et parasitoses

    Gammapathies monoclonales

    Aplasie médullaire

    Anémie par carence en fer, acide folique ou vitamine B12

    Leucémie aiguë, syndrome myélodysplasique

    Agranulocytose d'origine toxique ou médicamenteuse, immunologique ou
    constitutionnelle

    Hyperthyroïdie
  • Augmentation :

    Infections bactériennes à germes pyogènes

    Certaines parasitoses

    Maladies inflammatoires

    Nécrose tissulaire (infarctus du myocarde, traumatismes)

    Cancers

    Maladie de Hodgkin

    Désordres métaboliques : goutte, urémie, éclampsie

    Syndromes myéloprolifératifs

    Hémorragies et hémolyses

    Intoxications : benzène, radiations, certains médicaments

    Tabac



Polynucléaires éosinophiles

  • Augmentation
    :

    Maladies allergiques

    Parasitoses (surtout helminthiases : parasitoses à vers)

    Lymphomes

    Certaines maladies auto-immunes

    Dermatoses

Polynucléaires basophiles

  • Augmentation
    :

    Syndromes myéloprolifératifs

    Hypothyroïdie

    Colite ulcéreuse

Lymphocytes

  • Diminution
    :

    Aplasie médullaire

    Agranulocytose d'origine toxique

    Corticothérapie et traitements immuno-suppresseurs

    Irradiation étendue

    Déficits immunitaires congénitaux

    Maladie de Hodgkin

  • Augmentation
    :

    Physiologique chez l'enfant

    Syndromes mononucléosiques

    Infections aiguës virales ou bactériennes

    Tuberculose, brucellose

    Réaction allergique médicamenteuse

    Maladies auto-immunes

    Thyrotoxicoses

    Hémopathie lymphoïde maligne

Monocytes


  • Augmentation
    :

    Infections surtout chroniques

    Réactionnelle face à neutropénie aiguë ou chronique (baisse des

    polynucléaires) Syndromes inflammatoires

    Collagénoses, maladies de surcharge

    Maladie de Hodgkin, myélome, myelofibrose

    Leucémies myélo-monocytaires

    Splénectomie

    Présence d'éléments médullaires immatures :

    Syndromes myélo-prolifératifs (myélémie)

    Erythroblastose après splénectomie, hémolyse
    sévère

    Myélofibrose, lymphomes myélomes

    Métastases de cancers dans la moëlle osseuse

    Blastose sanguine dans leucémies aiguës



Plaquettes (3)



Conditions de prélèvement

  • Prélèvement
    de sang veineux (en général au pli

    du coude). Le tube de sang contient un anticoagulant.
  • Il
    n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a

    pas de précaution particulière à observer.

Intérêt du dosage

Les plaquettes sanguines ont un rôle très important
dans la coagulation. Une diminution trop importante

du taux de plaquettes entraîne un risque hémorragique (à envisager avant une
intervention chirurgicale par exemple). Une augmentation du taux entraîne au
contraire un risque de thrombose par formation d'agrégats plaquettaires.

Valeurs
normales


150000 - 400000 /mm3



Variations pathologiques

  • Diminution
    :

    Insuffisance médullaire globale : aplasie médullaire, myélofibrose

    Thrombopénie d'origine toxique ou médicamenteuse

    Alcoolisme aigu

    Infections virales

    Thrombopénie héréditaire : amégacaryocytose,
    maladie de Wiskott-Aldrich, de May-Hegglin, de Bernard-Soulier

    Maladies auto-immuns

    Traitement par héparine

    Allo-immunisation post-transfusionnelle ou
    néo-natale

    Coagulopathie de consommation : purpura
    thrombotique thrombocytopénique, syndrome
    hémolytique et urémique, infections, cancers profonds, certaines leucémies
    aiguës, causes obstétricales ou chirurgicales, syndrome de Kassabach-Merrit (hémangiome géant)

    Splénomégalie
  • Augmentation
    :

    Après splénectomie (ablation de la rate)

    Après hémorragie massive

    Maladies infectieuses, inflammatoires, cancéreuses

    Carence en fer chronique

    Thrombocytémie primitive

    Syndromes myélo-prolifératifs chroniques

    Syndromes myélo-dysplasiques

Réticulocytes (4)


 


Conditions
de prélèvement


  • Prélèvement
    de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
    anticoagulant.
  • Il
    n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution
    particulière à observer.



Intérêt du dosage

Les réticulocytes sont les précurseurs des globules
rouges. Leur présence dans le sang périphérique en

quantité augmentée indique une production augmentée de globules rouges dans la moëlle osseuse, pour combler un déficit lié à une anémie.
On parlera alors d'anémie régénérative ; dans le cas contraire, on parle
d'anémie arégénérative.

Le taux de réticulocytes sanguin est donc un élément important pour apprehender le mécanisme en cause d'une anémie.




Valeurs normales

25000 - 75000 / mm3

soit : 0.5 - 1.5 % des globules rouges


Variations pathologiques

  • Diminution
    :

    Erythroblastopénie, aplasie médullaire

    Anémie inflammatoire, anémie par carence en fer, anémie par carence en folates et vitamine B12, anémie réfractaire et
    syndromes myélodysplasiques, certains myélomes
    et leucémies
  • Augmentation
    :

    (réticulocytes > 120000 :mm3 anémies
    régénératives )


    Anémie hémolytique

    Anémie post-hémorragique

    Sortie d'aplasie médullaire

Myélogramme (5)




Conditions de prélèvement

Le prélèvement en vue de la réalisation d'un
myélogramme se fait par ponction de moëlle osseuse.
Le patient doit rester allongé ; après désinfection locale, et éventuellement
légère

anesthésie locale, le prélèvement est fait sur la partie haute du sternum ou au
niveau de la crête iliaque, à l'aide d'un trocart ou le plus souvent d'une fine
aiguille à ponction. Une petite quantité de moëlle
est aspirée, et l'aiguille est aussitôt retirée. Le prélèvement est alors
rapidement réparti sur des lames pour réaliser des frottis qui seront ensuite
colorés et observés au microscope.


Intérêt du test

Les précurseurs des

éléments cellulaires sanguins se forment dans la moëlle
osseuse. Le myélogramme

consiste à analyser la morphologie et l'équilibre des différentes cellules
présentes dans la moëlle osseuse. Il est réalisé en
principe à la suite d'un hémogramme ayant mis en évidence des perturbations
(voir ce paramètre). Il permet d'apprécier quantitativement et qualitativement
les précurseurs des différentes lignées (érythroblastes : précurseurs des
globules rouges, précurseurs des globules blancs polynucléaires lymphocytes et
monocytes,

mégacaryocytes : précurseurs des plaquettes sanguines), et éventuellement de
mettre en évidence des cellules anormales (métastases). Toutes les hémopathies
d'origine centrale peuvent ainsi être appréhendées.




Valeurs normales

Le tableau suivant indique, à titre indicatif, le
pourcentage attendu de chaque type de cellule ; le résultat est toujours
accompagné d'un commentaire concernant la richesse

médullaire (nombre global de cellules correct ou non) et indiquant
l'interprétation générale du résultat.



Lignée


Stade


Pourcentage



Erythroblastique



Proérythroblaste



0 - 2



(10 - 30 %)



Erythroblaste basophile



2 - 4






Erythroblaste

polychromatophile



4 - 8






Erythroblaste acidophile



3 - 6



Granulocytaire



Myéloblaste



0 - 3



(50 - 70 %)



Promyélocyte



1 - 5






Myélocyte neutrophile



10 - 15






Métamyélocyte neutrophile



10 - 15






Polynucléaire neutrophile



10 - 20






Polynucléaire éosinophile



1 - 3






Polynucléaire basophile



0 - 1



Lympho-monocytaire



Lymphocytes



5 - 20



(10 - 30 %)



Plasmocytes



0 - 3






Monocytes



0 - 2



Mégacaryocytaire



Mégacaryocytes



10 à 100/frottis



Variations
pathologiques




  • Insuffisance
    globale de la moëlle osseuse : aplasie
    médullaire, myélofibrose
  • Erythroblastopénie (maladie de Blakfan-Diamond), certaines anémies
  • Agranulocytose
    (d'origine toxique notamment)
  • Hypogammaglobulinémie
    héréditaire
  • Thrombopénie
    héréditaire (amégacaryocytose, maladie de Wiskott-Aldrich)
  • Myélodysplasies : anémies réfractaires
    associées ou non à leucopénie (diminution des leucocytes) et thrombopénie
    (diminution des plaquettes).
  • Leucémies
    aiguës
  • Leucémies
    lymphoïdes
  • Lymphomes
  • Myélomes
  • Gammapathies monoclonales
  • Syndromes
    myéloprolifératifs : Leucémies myéloïdes,
    maladie de Vaquez, thrombocytémie essentielle
  • Métastases
    de carcinomes

Vitesse de sédimentation (VS)

Conditions
de prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au
pli du coude) ; le tube de prélèvement contient un anticoagulant.

Le prélèvement est réalisé de préférence à jeun.


Intérêt du dosage



La vitesse de sedimentation
(6)


est le temps nécessaire aux éléments cellulaires
sanguins (globules blancs, globules rouges et plaquettes) pour sédimenter
c'est-à-dire tomber librement au bas d'une colonne de sang incapable de
coaguler (grâce à l'anticoagulant utilisé pour le prélèvement). Elle est
exprimée en hauteur de cellules sédimentées mesurée au bout d'1 heure et de 2
heures (des techniques plus rapides existent actuellement). C'est un élément
'orientation diagnostique, non spécifique mais simple à réaliser, concernant le
nombre de globules rouges et leur volume, le taux de certaines protéines, la
viscosité du sang.




Valeurs normales

  • VS 1ière
    heure < 7 mm
  • VS 2ième
    heure < 20 mm

Variations physiologiques et
pathologiques


Augmentation :

  • Age
  • Grossesse
  • Infections
    bactériennes, certaines parasitoses
  • Inflammation
    : rhumatisme articulaire aigu, polyarthrite rhumatoïde
  • Péricardites,
    endocardites, artérites, thromboses vasculaires
  • Lupus,
    sclérodermie, polymyosites
  • Maladie
    de Kahler, maladie de Waldenström, maladie de
    Hodgkin
  • Polyglobulies
  • Fortes
    hyperleucocytoses (leucémies aiguës)
  • Certaines
    anémies hémolytiques et hémoglobinopathies
  • Cirrhoses
    et affections hépatiques
  • Coagulation
    intra-vasculaire disséminée
  • Maladie
    de Crohn, entéropathies
  • Certains
    cancers
  • Obésité
    et hypercholestérolémie

Médicaments pouvant interférer dans le
dosage

  • Diminution
    avec anti-inflammatoires
  • Augmentation
    avec oestrogènes

Temps de saignement (7)


Conditions de prélèvement

2 méthodes sont possibles :

Technique de Duke : Après désinfection locale à l'éther, une
incision de quelques millimètres, non douloureuse, est réalisée à l'aide d'une
petite pointe ("microlance") au lobe de
l'oreille. Dès que la première goutte de sang apparaît, un chronomètre est
déclenché. Les gouttes de sang sont recueillies toutes les 30 secondes sur un
buvard jusqu'à l'arrêt du saignement. Le temps de saignement est ainsi
déterminé.


Technique d'Ivy : Le brassard d'un tensiomètre est
appliqué au bras et la personne effectuant le prélèvement applique une pression
déterminée. Ensuite, après désinfection locale à l'éther, 3 petites incisions,
non douloureuses, sont réalisées à l'aide d'une "microlance"
sur la face antérieure de l'avant-bras. Dès que la première goutte de sang
apparaît, un chronomètre est déclenché. Les gouttes de sang sont recueillies
toutes les 30 secondes sur un buvard jusqu'à l'arrêt des 3 saignements. Le
temps de saignement moyen est ainsi déterminé.


Intérêt du dosage

Le temps de saignement est le temps qui s'écoule entre
la création d'une blessure et l'arrêt du saignement. Cela permet d'évaluer le
temps nécessaire à la formation d'un thrombus plaquettaire, qui sera ensuite
consolidé pour former un veritable caillot lors de la
coagulation. Ce temps est en relation avec le nombre de

plaquettes sanguines. Il permet de dépister un risque hémorragique avant une
intervention chirurgicale.


Valeurs normales

2 - 4 minutes par la technique de Duke



3 - 5 minutes par la technique d'Ivy


Variations pathologiques

Un allongement du temps de saignement (> 8 minutes)
nécessite la réalisation d'une numération plaquettaire.

  • Avec
    nombre de plaquettes augmenté : syndrome myéloprolifératif
    ;
  • Avec
    nombre de plaquettes normales : thrombopathie,
    maladie de Willebrand ;
  • Avec
    nombre de plaquettes diminué : thrombopénie de consommation, atteinte
    hépatique, thrombopathie constitutionnelle ou
    acquise

Médicaments pouvant interférer dans
le dosage


La prise d'aspirine, même à très faible dose, dans les
8 jours qui précèdent le test, risque d'allonger le temps de saignement.


Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR =International Normalised Ratio (8)


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le prélèvement doit être réalisé
en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Indiquer s'il y a une prise de médicaments
anticoagulants (type anti-vitamine K = AVK) et si oui, la dose et l'heure de la
prise (par rapport à l'heure du prélèvement).


Intérêt du dosage

Le temps de Quick est le temps nécessaire à la
coagulation du plasma traité dans certaines conditions.

Cela permet d'explorer les facteurs de la coagulation dits vitamine K
dépendants. Il est possible de convertir ce temps en taux de prothrombine par
rapport à un plasma témoin définit à 100 % (ou pourcentage d'activité prothrombinique globale). Le résultat peut également être
exprimé en INR en rapportant le temps du malade sur celui du témoin (dans des
conditions bien définies). Ce dosage est fréquemment utilisé pour la
surveillance thérapeutique des patients traités par anti-vitamine K.

Valeurs
normales


Taux de prothrombine : 70 - 100 % INR = 1

Patient traité par anti-vitamine K : la zone
d'efficacité thérapeutique (qu'il faut atteindre et maintenir) est définie par
rapport au risque thrombœmbolique :







TP (%)


INR



Prévention des thromboses

veineuses



30 - 40



2 - 3



Phlébite ou embolie en

évolution



25 - 35



2 - 4



Prévention des thromboses

récidivantes



25 - 35



2 - 4



Prévention des thromboses

artérielles



20 - 30



3 - 4.5



Prophylaxie opératoire



30 - 40



2 - 3



Patient porteur de

prothèse cardiaque



20 - 30



3 - 4.5




Variations pathologiques

Allongement du temps de Quick = Baisse du taux de
prothrombine = augmentation de l'INR :

  • Maladie
    hémorragique du nouveau-né
  • Insuffisance
    hépatique : hépatites, cirrhoses, ictères
  • Déficit
    en vitamine K par malabsorption
  • Coagulation
    intra vasculaire disséminée
  • Fibrinolyse
  • Déficit
    isolé, congénital, en l'un des facteurs du complexe prothrombinique
  • Présence
    d'un anti-coagulant circulant

Médicaments pouvant interférer
dans le dosage




Augmentation de l'effet des AVK (entraînant des INR
trop élevés par rapport à ceux souhaités) : antibiotiques, nortryptiline,
phénylbutazone, aspirine, allopurinol, thyroxine.


Diminution de l'action des AVK (entraînant des INR
trop bas par rapport à ceux souhaités) : barbituriques,

gluthétimide, oestrogènes


De nombreux autres facteurs, en particulier
alimentaires, peuvent modifier l'INR, d'où la nécessité d'une surveillance
régulière des patients sous AVK afin d'adapter les posologies aux INR
déterminés.


Temps de céphaline
activée = TCA (9)


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le

prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Indiquer s'il y a une prise de médicaments
anticoagulants : héparine (indiquer le type et la dose) ou anti-vitamine K =
AVK (indiquer la dose et l'heure de la prise par rapport à l'heure du
prélèvement).


Intérêt du dosage

Le TCA est le temps de coagulation d'un plasma traité
dans des conditions particulières. Il permet d'explorer globalement l'ensemble
des facteurs de la coagulation dits de la voie intrinsèque. Un allongement du
TCA peut révéler un déficit en un facteur de la coagulation (en particulier les
facteurs anti-hémophiliques A et B, respectivement les facteurs VIII et IX),
potentiellement responsable d'un risque hémorragique.


Valeurs normales

Résultats exprimés en secondes par rapport au témoin. Les
valeurs sont très variables selon la technique utilisée (de l'ordre de 27 à 35
secondes).


Temps du patient < ou = temps du témoin + 6
secondes


Variations pathologiques

Allongement du TCA > temps du témoin + 6 secondes :

  • Traitement
    par l'héparine (peu d'allongement avec les héparines de bas poids
    moléculaire)
  • Traitement
    par les Antivitamines K
  • Hémophilie
    A
  • Maladie
    de Willebrand
  • Hémophilie
    B
  • Déficit
    constitutionnel en un autre facteur de

    la coagulation
  • Insuffisance
    hépatique
  • Coagulation
    intra vasculaire disséminée
  • Anticoagulant
    circulant

Fibrinogène
(10)


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude), avec le garrot laissé le moins longtemps possible.


Le tube de prélèvement contient un anticoagulant.

Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt du dosage

Le fibrinogène est une protéine fabriquée par le foie
qui est transformée en fibrine lors de la coagulation pour aboutir à la
formation d'un caillot. La production de fibrinogène est augmentée dans les états
inflammatoires. Il existe des défauts de production du fibrinogène (rares) ;
son taux peut également être diminué en cas de défibrination.


Valeurs normales

2 - 4 g
/l


Variations pathologiques

  • Diminution
    :

    Insuffisance hépatique sévère

    Afibrinogénémie ou hypofibrinogénémie
    congénitale

    Coagulation intra-vasculaire disséminée

    Fibrinolyse primitive

    Fibrinolyse secondaire (infection grave, cancer, chirurgie, complication
    obstétricale, brûlures ou traumatismes étendus, choc anaphylactique)

    Traitement par médicaments thrombolytiques (streptokinase, urokinase, activateur tissulaire du plasminogène, L-Asparaginase)
  • Augmentation
    :

    Syndromes inflammatoires : infections, cancers, lymphomes, rhumatismes,
    connectivites

Facteurs antihémophiliques A
et B =Facteurs VIII et IX de la coagulation (11)


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le

prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Intérêt du dosage

Les déficits en facteurs anti-hémophilique A (Facteur VIII) et anti-hémophilique B (Facteur IX)
permettent de diagnostiquer et de différencier respectivement l'hémophilie A et
l'hémophilie B, maladies à transmission héréditaires. Le dosage de ces facteurs
peut être demandé à la suite de signes cliniques évocateurs d'hémophilie
(tendances hémorragiques) et /ou d'un allongement du TCA (voir ce terme). Il
peut être également réalisé dans le cadre d'un diagnostic de maladie de Willebrand (diminution du facteur VIII:C).


Valeurs normales

Facteur VIII : 60 - 120 %

Facteur IX : 60 - 150 %


Variations pathologiques

  • Diminution
    du facteur VIII :

    Hémophilie A sévère (< 1%)

    Hémophilie A modérée (1 - 5 %)

    Hémophilie A mineure (5 - 25 %)

    Hémophilie A frustre (25 - 50 %)

    Femme conductrice d'hémophilie A (légère diminution)

    Maladie de Willebrand (légère diminution ;
    réaliser des examens complémentaires pour le diagnostic : dosage du
    Facteur VIII:C)
  • Diminution
    du facteur IX :

    Hémophilie B majeure

    Hémophilie B mineure

    Femme conductrice d'hémophilie B

    Carence en vitamine K

    Atteintes hépatiques (hépatite, cirrhose)

Héparinémie


Conditions
de prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au
pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le

prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Il est important de noter la posologie d'héparine
administrée et l'heure du prélèvement par rapport à

l'heure d'administration de l'héparine (indifférente en cas de perfusion, à
mi-distance entre 2 injections dans les autres cas).


Intérêt du dosage

Lorsque l'héparine est utilisée en traitement
préventif, à faibles doses, la surveillance par dosage biologique n'est pas
indispensable. Par contre, la mise en place de traitements anticoagulants à
base d'héparine en traitement curatif des thromboses et des défibrinations
nécessite une surveillance régulière de la coagulabilité plasmatique. Ceci
permet d'équilibrer la dose à administrer et d'éviter un risque de surdosage,
qui pourrait entraîner des risques hémorragiques. La mesure du temps de céphaline activée (TCA) (voir ce terme) permet une première
estimation ; la mesure de l'héparinémie permettra de
savoir si l'on a attaint la zone d'efficacité
thérapeutique attendue.


Valeurs normales

TCA : 1.5 à 2 fois le temps du témoin

Héparinémie : 0.2 - 0.5 UI /ml


Variations pathologiques :

Héparinémie basse:

  • Dose
    administrée trop faible

Héparinémie élevée :

  • Dose
    administrée trop importante : surdosage avec risque hémorragique
  • Heure
    de prélèvement non respectée
  • Déficit
    du complexe prothrombinique
  • Antithrombine
    pathologique
  • Syndrome
    inflammatoire
  • Insuffisance
    hépatique
  • Thrombopénie

Antithrombine III


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le

prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Intérêt du dosage

L'antithrombine III est une protéine existant à l'état
physiologique et dont le rôle est de limiter le processus de coagulation afin
d'éviter l'apparition de thromboses veineuses ou artérielles. Il est possible
de doser le taux plasmatique d'antithrombine III mais aussi de déterminer son
activité fonctionnelle. La diminution des taux d'antithrombine III entraîne un
risque de maladie thrombo-embolique. Elle peut être
dosée dans le cadre de thromboses récidivantes avec inefficacité du traitement héparinique.




Valeurs normales



Dosage : 0.21 - 0.35 g /l

Activité : 80 - 120 %




Variations pathologiques

  • Diminution :

    Déficit génétique constitutionnel en antithrombine III

    Syndrome néphrotique

    Oestroprogestatifs (pilule contraceptive)

    Insuffisance hépatique

    Thrombose veineuse

    Coagulation intra-vasculaire disséminée

    Traitement par l'héparine ou par la L-Asparaginase
  • Augmentation :

    Syndrome inflammatoire

    Traitement par pénicilline G, anabolisants

Protéine C et Protéine S :


Conditions
de prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le prélèvement doit être réalisé
en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.


Le prélèvement devra être rapidement traité et congelé
avant le dosage.


Il ne faut pas réaliser ce dosage chez une personne
sous traitement anticoagulant de type antivitamine K
(AVK).


Intérêt du dosage

La protéine C et la protéine S sont des protéines
agissant conjointement pour exercer une activité anticoagulante physiologique.
Elles favorisent la fibrinolyse (laquelle permet la reperméabilisation
d'un vaisseau après la formation d'un caillot). Des déficits en protéine C et
protéine S, congénitaux ou acquis, représentent un
risque d'accidents thrombo-emboliques. Par contre des
taux élevés n'ont pas de conséquence pathologique.


Valeurs normales






Protéine
C


Protéine
S



Dosage immunologique


48
- 80 nmol /l


210
- 240 nmol /l





3
- 5 mg /l


15
- 30 mg /l



Activité (par rapport à

un pool de référence)


70
- 130 %


70
- 140 %



Activité (en unités

fonctionnelles)


0.7
- 1.3 U /ml






Variations physiologiques et pathologiques

  • Diminution :

Grossesse (3ième trimestre)

Déficits congénitaux en protéine C ou en protéine S

Insuffisance hépatique


Traitement par antivitamine K



Coagulation intra-vasculaire disséminée


Cancers, leucémies


Insuffisance rénale

  • Augmentation :

    Syndrome néphrotique

    Syndrome inflammatoire

    Diabète

    Traitements oestroprogestatifs ou androgéniques

Groupage sanguin ABO - Rhésus D


Conditions
de prélèvement


  • Prélèvement
    de sang veineux (en général au pli du coude) ; 2 tubes peuvent être
    prélevés, dont un contiendra un anticoagulant.
  • Il
    n'est pas indispensable d'être à jeun.
  • L'identité
    correcte du patient, ainsi que sa date de naissance, doivent
    impérativement être notés.
  • Pour
    l'établissement d'une carte définitive de groupe sanguin, 2 prélèvements à
    des moments différents doivent être effectués.

Intérêt de la détermination

La détermination du groupe sanguin consiste à
rechercher la présence ou l'absence des antigènes A et B présents sur les
globules rouges et les anticorps correspondants aux antigens
absents dans le sérum. La détermination du groupe dans le système Rhésus permet
de distinguer les sujets dits Rhésus D positif des sujets Rhésus négatif.


Les systèmes ABO et Rhesus
sont les plus importants à déterminer dans le cadre de transfusions sanguines
afin de respecter les règles de compatibilité. En effet, l'injection de produit
sanguin d'un donneur non ompatible avec le groupe
sanguin du receveur peut entraîner des accidents transfusionnels dramatiques.
C'est pourquoi la détermination du groupe sanguin est si importante et
nécessite au moins 2 déterminations avant la délivrance d'une carte.


La détermination dans le système Rhésus est également
importante chez la femme enceinte afin d'envisager un éventuel risque
d'immunisation contre le groupe Rhésus du bébé lors de l'accouchement (lorsque
la mère est de groupe Rhésus - et le bébé Rhésus + : risque lors de grossesses
ultérieures).

Valeurs
normales


  • Groupe
    O : 43 % de la population générale
  • Groupe
    A : 45 %
  • Groupe
    B : 9 %
  • Groupe
    AB : 3 %
  • Rhésus
    D + : 85 %
  • Rhésus
    - : 15 %

Il existe des sujets ayant un phénotype particulier
: groupe Bombay (exceptionnel).


Chez un nourrisson de moins de 6 mois, le groupe
sanguin définitif ne peut être établi.


Les transfusions légales sont iso-groupes
(même groupe entre Donneur et Receveur). Dans l'urgence, le groupe O est
donneur universel, le groupe AB est receveur universel.

Hénotypage

(groupes sanguins dans systèmes autres que ABO)


Conditions
de prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au
pli du coude) ; 2 tubes peuvent être prélevés, dont un contiendra un anticoagulant.

Il n'est pas indispensable d'être à jeun. L'identité correcte du patient, ainsi
que sa date de naissance, doivent impérativement être notés.

Pour l'établissement d'une carte définitive de groupe sanguin, 2 prélèvements à
des moments différents doivent être effectués.


Intérêt de la détermination

La détermination du groupe sanguin peut être réalisée
simplement dans le système ABO et Rhésus D ou peut être complétée dans d'autres
systèmes, le plus souvent : phénotype Rhesus complet
C c E e , système Kell, et parfois système Duffy,
Kidd, Lewis et Ss. Ce sont des systèmes d'antigènes, présents ou non sur les
globules rouges (phénotype + ou phénotype -). Leur détermination est importante surtout pour les sujets polytransfusés et les
femmes susceptibles d'être ultérieurement enceintes afin de ne transfuser que
des produits sanguins ayant le meme phénotype. Dans
le cas contraire, une immunisation contre les antigens différents apportés par la transfusion
pourrait entraîner ultérieurement des accidents transfusionnels ou une maladie
hémolytique chez le nouveau-né.


Différents phenotypes
possibles dans les principaux systèmes









Fréquence approximative en France :


Rhésus :


DCcee


35 %





DCCee


20 %





DCcEe


13 %





DccEe


12 %





Dccee


2 %





dccee


15 %


Khell :


K+


9 %





K-


91 %


Duffy :


Fy (a+ b-)


20 %





Fy (a+b+)


45 %





Fy (a-b+)


35 %


Kidd


Jk (a+b-)


28 %





Jk (a+b+)


50 %





Jk (a-b+)


22 %



Recherche d'agglutinines irrégulières
(RAI)


Recherche d'anticorps irréguliers anti-érythrocytaires


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) ; le tube peut contenir un anticoagulant.


Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

L'identité correcte du patient, ainsi que sa date de
naissance, doivent impérativement être notés.


Intérêt du test

La recherche d'anticorps irréguliers
anti-érythrocytaires (RAI) consiste à mettre en évidence et à identifier la
présence d'anticorps dirigés contre des antigènes présents sur les globules
rouges du patient. La présence de ces anticorps, provenant de transfusions
antérieures, de grossesses antérieures, ou d'une auto-immunisation (dérèglement
du système immunitaire), peut provoquer lors de transfusions de produits
sanguins une inefficacité de la transfusion (destruction des globules rouges)
pouvant avoir des conséquences cliniques graves (choc transfusionnel). Ce test
est donc indispensable pour la sécurité immunologique des transfusions.


Chez une femme enceinte, la présence de ce type
d'anticorps peut provoquer, en cas d'incompatibilité foeto-maternelle, une
maladie hémolytique du nouveau-né. La recherche sera faite systématiquement
chez les femmes enceintes Rhésus négatif.


Résultats

La recherche est effectuée avec différentes techniques
pour essayer de mettre en évidence le plus grand nombre possible d'anticorps
différents.


Recherche négative : A priori pas de risque
immunologique transfusionnel


Recherche positive : le risque de problème
transfusionnel sera fonction de la concentration en anticorps, du type
d'anticorps (certains sont peu dangereux ou peu actifs à 37°C). En cas de risque
notable, les transfusions seront faites uniquement avec du sang dit "phénotypé".


Bactériologie / Parasitologie

En bactériologie et parasitologie, le but des analyses
est souvent d'identifier l'agent responsable de l'infection : bactérie,
parasite, champignons microscopiques, etc. Elles consistent donc à prélever un
échantillon et à rechercher l'élément pathogène soit par observation directe,
soit après mise en culture. L'identification du germe pathogène aidera à
définir le meilleur traitement et l'antibiotique le plus efficace.



IExamen

cytobactériologique des urines (ECBU)



II Examen bactériologique des selles (coproculture)



III Recherché de germes dans le sang (hémoculture)


IV
Examen

parasitologique des selles



V Examen

du liquide céphalo-rachidien



VI Analyse bactériologique des sécrétions bronchopulmonaires




VII Analyse bactériologique des sécrétions génitales



VIII Antibiogramme



I
Examen cytobactériologique des urines (ECBU)


Conditions
de prélèvement

Recueillir les urines de la première
miction du matin après toilette et désinfection locale avec une solution
antiseptique (type Dakin). Les premières gouttes d'urine seront éliminées et
les 20 à 50 ml suivants seront recueillis dans un pot stérile.

Si
possible, le prélèvement sera fait avant la mise en route d'un traitement
antibiotique ; dans le cas contraire signaler le traitement en cours.


Noter le nom et le prénom sur le flacon et le garder
au frais avant de l'amener au laboratoire.


Pour réaliser un prélèvement chez le nourrisson, un
collecteur stérile pourra être mis en place (poche stérile autocollante) ; ne
pas le laisser plus d'une demi-heure.


Chez les sujets ayant une sonde urinaire, le
prélèvement peut être fait directement par ponction de la sonde.

Intérêt du test

Cette
analyse comporte un examen direct de l'urine au microscope et une mise en
culture afin de rechercher et d'identifier la présence de germes. L'ECBU permet
de rechercher une infection urinaire (cystite, pyélonéphrite) et d'identifier
le(s) germe(s) en cause. Si un germe est trouvé, un antibiogramme peut alors
être réalisé (voir ce terme) pour guider le médecin dans sa prescription
d'antibiotique.

Résultat
normal

Examen cytologique : < 10 éléments /
mm3

Examen
bactériologique : culture stérile (ou < 103 germes /ml)


Résultats pathologiques

Examen cytologique : Présence de leucocytes parfois
très nombreux, altérés


Examen bactériologique : identification d'1 ou
plusieurs germes ; quantité > 105/ml


Cystite ou infection urinaire basse à Escherichia coli, Proteus, Staphylococcus saprophyticus

Pyélonéphrite aiguë avec le même type de germe que
dans la cystite


Chez l'homme : Cystite souvent + prostatite aiguë
/chronique ; épididymite aiguë (Gonocoque, Chlamydia)


Chez l'enfant jeune, si les infections urinaires sont
récidivantes, rechercher une éventuelle malformation ou un reflux urinaire





II Coproculture = Examen bactériologique
des selles




Conditions
de prélèvement


Prélèvement de selles réalisé dans un récipient
stérile ; 1 échantillon est suffisant.


Transporter le prélèvement rapidement au laboratoire
(ou le garder au frais en attendant).


Signaler l'existence d'un traitement antibiotique
éventuel.

Intérêt de l'examen

La
coproculture à visée bactériologique permet de rechercher et d'identifier des
germes pathologiques qui sont normalement absents : salmonelles, Shigelles, Campylobacter,
certains Escherichia coli, Vibrio cholerae…Ces germes
peuvent être responsables de diarrhées et d'infections digestives.


Résultat
normal


Présence d'une flore saprophyte normale

Résultats
pathologiques


Infections digestives et diarrhées aiguës mettant en
cause les germes cités précédemment ou des virus (Rotavirus)
ou encore des parasites (voir "Examen parasitologique
des selles"). Ils peuvent provenir d'une infection alimentaire, d'un
problème d'hygiène en particulier après séjour en pays tropical.




III
Hémoculture




Conditions
de prélèvement


Prélèvement de sang pour mise en culture et recherche
de germes : Il sera effectué si possible avant la mise en place d'un traitement
antibiotique. Il s'agit d'un prélèvement de sang veineux réalisé en général au
pli du coude ; le volume prélevé est immédiatement injecté dans des flacons
pour hémoculture. En général, 3 prélèvements, espacés de 3 ou 4 heures, sont
effectués, si possible au moment des pics de température ou au contraire
d'hypothermie.




L'hémoculture consiste à mettre en culture un
prélèvement de sang afin d'identifier un ou plusieurs germes. La présence de
germes dans une hémoculture (et donc dans le sang du patient) signifie qu'il
existe chez le patient une bactériémie ; lorsque celle-ci s'accompagne d'un
syndrome infectieux, on parle de septicémie dont la forme la plus grave est le
choc septique. L'hémoculture permet donc de poser un diagnostic de septicémie,
d'identifier le(s) germe(s) responsable(s) et de réaliser un antibiogramme
(voir ce terme) pour orienter le médecin dans la prescription d'un traitement
antibiotique efficace.


Résultat
normal


Culture stérile

Résultats
pathologiques


Isolement répété du même germe : septicémie dont le
point de départ infectieux pourra être précisé par le germe identifié, le
contexte clinique : infection pulmonaire, endocardite, pyélonéphrite, infection
après intervention chirurgicale, morsures ou griffures animales, infection
nosocomiale acquise à l'hôpital.


Isolement de germes différents : il faudra alors
évoquer un terrain particulier (cirrhose, problème immunitaire) ou un foyer
infectieux (digestif : sigmoïdite / cutané : escarre, plaies diverses).




IV Examen parasitologique
des selles


Conditions de prélèvement

La totalité des selles émise en une fois sera
recueillie dans un pot stérile rapidement amené au laboratoire (ou conservé au
frais).


Dans certains cas, il pourra s'avérer nécessaire de
renouveler le prélèvement.

Intérêt
de l'analyse

L'examen parasitologique
des selles permet de diagnostiquer des parasitoses intestinales. Celles-ci sont
responsables de diarrhées accompagnées d'autres symptômes qui varient selon les
parasites en cause. L'examen consiste à rechercher directement le parasite par
observation au microscope (après des traitements particuliers effectués sur le
prélèvement). De très nombreux agents différents peuvent être en cause (agents
transmis par l'alimentation et les mains souillées, suite à un voyage en zone
d'endémie ou non, émergence chez les sujets immunodéprimés de parasites dits
opportunistes car non pathogènes chez les sujets en bonne santé).




Résultats

  • Recherche négative : il peut être opportun de répéter cette
    recherche si l'on suspecte vraiment une parasitose car certains parasites
    ne sont émis dans les selles que par intermittence.
  • Mise en évidence de kystes d'amibes : certains ne sont pas
    pathogènes (kystes d'Entamoeba coli )
    ; leur présence est simplement signalée.
  • Kystes d'amibes pathogènes indiquant une amibiase colique ; des
    examens complémentaires pourront alors être nécessaires.
  • Oxyurose : parasitose fréquente surtout chez l'enfant. Le
    diagnostic peut être posé à partir d'un prélèvement de selles mais
    également par un "scotch test" : un ruban de scotch doit être
    appliqué le matin avant la toilette sur la marge anale puis collé sur une
    lame de verre adressée au laboratoire.
  • Oeufs d'ascaris mis en évidence à l'examen des selles
  • Oeufs de trichocéphale
  • Oeufs d'Hymenolepis
  • Oeufs d'ankylostomes (origine tropicale)
  • Larves d'anguillule (nécessite alors un deuxième prélèvement pour
    coproculture) (origine tropicale)
  • Anneaux
    de Taenia (agent du "ver solitaire"
  • Kystes
    de Giardia
  • Cryptosporidies
  • Autres
    coccidioses
  • Microsporidioses



V Examen du liquide
céphalo-rachidien (LCR)


Conditions
de prélèvement


Le prélèvement est réalisé le plus souvent en urgence
(éventuellement après étude du fond d'oeil). Le patient doit s'allonger sur un
côté et courber le dos (en repliant les genoux vers la poitrine). Une
anesthésie locale peut être réalisée. Le LCR est prélevé par ponction au niveau
des vertèbres lombaires à l'aide d'une aiguille à ponction lombaire. Quelques
millilitres de LCR sont prélevés et rapidement amenés au laboratoire pour être
analysés.


Il est souhaitable d'effectuer le prélèvement avant
d'instaurer un traitement antibiotique.




Intérêt de l'examen

L'examen du LCR permet le diagnostic de méningite
aiguë. Il est réalisé en urgence lorsqu'une méningite est suspectée. Il peut
être également nécessaire au diagnostic d'autres infections du système nerveux
central : méningo-encéphalites, abcès cérébraux, myélites.


L'analyse du LCR comporte plusieurs aspects :

  • Analyse cytologique :recherche de
    cellules, en particulier globules blancs ;
  • Analyse chimique : dosage du glucose, des protéines, des ions
    chlorure ;
  • Analyse bactériologique : mise en culture pour identifier un
    éventuel germe en cause et réaliser un antibiogramme (voir ce terme) pour
    savoir quels antibiotiques seront efficaces sur ce germe.

Résultat normal

LCR d'aspect clair

0 - 2 cellules / mm3

Protéines : 0.20 - 0.40 g
/l

Glucose : 50 % de la glycémie (taux de glucose dans le sang)

Examen direct bactériologique négatif et culture négative




Résultats pathologiques

Méningites :


Aspect

Cellules /mm3

Protéines (g/l)

Glucose LCR
Glucose sang

Culture bactérienne

Interprétation

Clair

5
- 300 lymphocytes

<
1

=
0.5

0
ou
Listeria
ou
spirochète

Méningite
virale
Méningite
à Listeria
ou
spirochète

Clair

100
- 200 lymphocytes

>
1

<
0.5

0
ou
bacille
tuberculeux
ou
cryptocoque

Méningite
tuberculeuse ou fongique (champignon)

Trouble purulent

>
200 neutrophiles

>
1

<
0.5

+
(méningocoque, pneumocoque, Haemophilus…)

Méningite
bactérienne

Jaune /rouge

Hématies
nombreuses



<
0.5

bacille
tuberculeux

Tuberculose



Autres cas de LCR pathologiques

Hémorragie méningée

Méningo-encéphalite :

  • Virale : virus du groupe Herpès, entérovirus, virus de la rougeole,
    rubéole, oreillons, grippe, rage, fièvres hémorragiques…
  • Bactérienne : Listeria, bacille tuberculeux, leptospires, Chlamidia, Brucella…
  • Fongique ou parasitaire : Plasmodium, cryptocoque,
    toxoplasme...
  • Abcès cérébral.

VI
Analyse bactériologique des sécrétions de la sphère ORL et bronchopulmonaires




Conditions de prélèvement

Le prélèvement sera effectué si possible avant la mise
en route d'un traitement antibiotique. Dans le cas contraire, signaler le
traitement en cours.


Prélèvement au niveau du nez, des oreilles, de la
gorge : le prélèvement est réalisé au laboratoire par frottement d'un
écouvillon stérile (sorte de long coton-tige) sur la zone concernée.


Pour les sécrétions broncho-pulmonaires, on
recueillera dans un pot stérile les expectorations (crachats). Pour cela il
faut au préalable effectuer un lavage avec une solution antiseptique puis un
rinçage à l'eau de la cavité buccale ; les expectorations seront recueillies
après une toux provoquée (par exemple à l'issue d'une séance de kinésithérapie
respiratoire), en retenant préférentiellement les échantillons émis après
plusieurs rejets.

Intérêt
de ces examens

L'analyse bactériologique de prélèvements
ORL ou broncho-pulmonaires permet de rechercher et d'identifier d'éventuelles
bactéries responsables d'infections localisées dans ces sites (une recherche de
virus peut également être réalisée mais pas de façon systématique). Une fois
ces germes identifiés, il est possible de réaliser un antibiogramme (voir ce
terme) afin de guider le médecin dans sa prescription antibiotique.


Résultats normaux

Pour les prélèvements ORL : il existe une flore
diversifiée normalement présente.


Pour les prélèvements broncho-pulmonaires, un examen
cytologique est réalisé afin de visualiser la présence de cellules bronchiques
(il ne doit pas y avoir trop de cellules provenant directement de la bouche,
car cela signifierait que le prélèvement n'a pas été réalisé de façon
satisfaisante). La culture doit montrer la présence de germes en faible
quantité (< 106 /ml).


Résultats pathologiques

Mise en évidence de bactéries pathogènes prédominantes
dans le prélèvement ORL par rapport à la flore normale : agents de la
coqueluche, angine de Vincent, angine à Streptocoque, diphtérie dans
prélèvements de gorgegermes responsables d'otites, de
sinusites et de bronchites : pneumocoque, Haemophilus,
Moraxella

Pour
l'examen cytobactériologique des crachats, l'interprétation ne sera possible
que si le prélèvement a été réalisé dans de bonnes conditions et qu'il met en
évidence la présence d'un germe à un taux > 107 /ml : pneumocoque,
mycoplasme, légionnelle, ou mycobactérie dans le cas
d'une tuberculose.



VII Analyse
bactériologique des sécrétions génitales


Conditions de prélèvement


Le
prélèvement sera effectué si possible avant la mise en route d'un traitement
antibiotique. Dans le cas contraire, signaler le traitement en cours.

Chez
la femme : après pose d'un spéculum, prélèvements sur un ou plusieurs
écouvillons au niveau de l'endocol principalement,
ainsi que des leucorrhées.

Chez
l'homme : prélèvements urétraux réalisés sur écouvillon ou grattage avec une
petite curette ; un prélèvement de sperme et/ou un prélèvement sur écouvillon
au niveau anal peuvent également être éventuellement effectués.

Intérêt
de l'examen

L'analyse
bactériologique des sécrétions génitales permet la recherche et
l'identification de bactéries pouvant être responsables d'infections génitales
et de maladies sexuellement transmissibles (ne concerne pas les virus et en
particulier le VIH). Un examen direct cytologique est réalisé, ainsi qu'une
mise en culture.

Résultat
normal


Examen direct : les sécrétions génitales contiennent
de façon normale des cellules épithéliales et des bactéries appartenant à la
flore normale.


Culture : mise en évidence des germes de la flore
normale à un taux faible, surtout au niveau de l'urètre (< 103
/ml) ; germes anaérobies et lactobacilles dans la flore vaginale.


Résultats pathologiques

Vaginose bactérienne avec déséquilibre de la flore normale induit par Gardnerella vaginalis.

Identification de germes pathogènes responsables de
vulvo-vaginites, urétrites, cervicites: principalement Chlamydiae, mycoplasmes,
gonocoque, Trichomonas, Candida (levure).


Identification de germes responsables d'ulcérations
génitales : principalement syphilis, Herpès génital, chancre mou, lymphogranulomatose
vénérienne.

VIII Antibiogramme


Conditions
de prélèvement

L'antibiogramme
ne nécessite pas un prélèvement particulier puisqu'il est réalisé
secondairement à la culture d'un germe dans un prélèvement pour analyse
bactériologique (hémoculture, ECBU, coproculture, LCR… voir ces termes).

Intérêt de l'examen

Lorsqu'une bactérie pathogène est identifiée dans un
prélèvement bactériologique, un antibiogramme peut être réalisé. Celui-ci
consiste à tester un panel d'antibiotiques vis à vis de la bactérie isolée. Il
permettra ainsi de définir, pour chaque antibiotique, si la bactérie y est
sensible (dans ce cas l'antibiotique est efficace sur le germe), intermédiaire
(l'antibiotique n'est efficace que dans certaines conditions, à fortes doses)
ou résistante (l'antibiotique est inefficace).


L'antibiogramme apporte une aide très importante au
médecin pour choisir l'antibiotique à prescrire ; il peut ainsi être amené à
changer de traitement au vu de ces résultats.

Résultats


Seuls certains antibiotiques
"représentatifs" sont testés ; ils sont choisis en fonction du type
de prélèvement et du germe en cause. Ils sont rendus, vis à vis de la bactérie
testée : sensible, intermédiaire ou résistant.


A partir de ces résultats, le médecin peut extrapoler
sensible, intermédiaire ou résistant sur d'autres antibiotiques de la même
famille.


Certains mécanismes particuliers de résistance aux
antibiotiques avec la souche testée peuvent parfois être mentionnés.


Sérologie

La sérologie est l'étude du sérum, c'est-à-dire le
sang débarrassé de ses cellules et de certains constituants. La plupart du
temps, il a l'aspect d'un liquid transparent et
jaunâtre. Communément, la sérologie consiste à évaluer l'immunité à une maladie
en mesurant la quantité d'anticorps spécifiques de celle-ci.



Sérologie virale


Virus
d'Epstein-Barr : MNI Test, PBD - I



Hépatite A - II



Hépatite B III


Hépatite
C IV



Rubéole V





VIH VI





Virus d'Epstein-Barr - I



Diagnostic biologique de mononucléose
infectieuse : Réaction de Paul Bunnel Davidsohn, MNI Test et sérologie anti-EBV
(Epstein-Barr Virus)




Conditions de
prélèvement

  • Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
    coude).
  • Il est préférable d'être à jeun.



Intérêt
du dosage

  • MNI-Test : Test rapide qui permet de mettre en évidence
    la présence d'anticorps anti-Epstein-Barr virus
    (agent de la mononucléose infectieuse). Ce test permet de confirmer un
    diagnostic de mononucléose infectieuse lorsque la symptomatologie n'est
    pas très nette (en général les signes sont assez peu spécifiques, on parle
    de syndrome mononucléosique : fièvre, fatigue,
    angine).
  • Réaction de Paul Bunnel
    Davidsohn : Comme le précédent, ce test permet
    de mettre en évidence la présence d'anticorps anti-Epstein-Barr
    virus. Il présente l'avantage d'être plus spécifique (le MNI Test peut parfois
    donner des résultats faussement positifs) et peut donc servir à contrôler
    un MNI-test positif.
  • Sérologie anti-EBV :
    Permet un diagnostic de certitude d'infection au virus Epstein-Barr,
    avec dosage (titrage) de différents type d'anticorps (IgG-VCA,
    IgM-VCA, IgG-EBNA, IgG-EA). En fonction des titres relatifs des
    différents anticorps, il sera possible de distinguer une primo-infection,
    une infection ancienne ou une infection néoplasique liée au virus Epstein-Barr.



Résultats

  • MNI-Test négatif : Pas de mononucléose infectieuse (MNI)
  • MNI-Test positif : suspicion de mononucléose infectieuse

Réaction de Paul Bunnel Davidsohn

  • < 1/80 : absence d'anticorps anti-EBV

    Pas de mononucléose infectieuse
  • >1/80 : présence d'anticorps anti-EBV

    Mononucléose infectieuse


i

Ig G - VCA

Ig M - VCA

Ig G - EBNA

Ig G - EA

Pas
de MNI

<5

<10

<5

<5

Infection
en cours : MNI

80
- 1280

>10

5
- 10

5
- 160

Infection
ancienne

40
- 640

<10

20
- 320

5
- 20

Lymphome
de Burkitt

320
- 2560

<10

80
- 1280

10
- 1280

Cancer
du naso-pharynx

640
- 5120

<10

160
- 2560

80
- 1280





Hépatite A - II

Conditions de prélèvement


  • Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
  • Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt
du dosage

Le
virus de l'hépatite A est un virus qui se transmet par les eaux et les éléments
souillés (transmission orofécale), responsable
d'hépatite aiguë. Dans de nombreux cas, l'infection peut passer inaperçue ou se
limiter à quelques symptômes peu spécifiques (fatigue, fièvre, syndrome
d'allure grippale). La sérologie permet de mettre en évidence des anticorps
dirigés contre le virus de l'hépatite A (anti-VHA) et
ainsi d'affirmer le diagnostic d'hépatite aiguë A ; elle peut permettre de
montrer la trace d'une infection ancienne au virus, par exemple pour éviter une
vaccination chez un adulte avant un voyage dans un pays où la prévalence du
virus est importante. Les anticorps dosés peuvent être de type Ig M ou Ig G.

Résultats


  • Ig M
    anti-VHA : détectés dans le sérum dès les
    premiers symptomes persistent 1 à 3 mois preuve
    d'une infection aiguë et d'une contamination récente ;
  • Ig G
    anti-VHA : apparaissent juste après les Ig M persistent toute la vie Intérêt épidémiologique
    ou pour éviter une vaccination



Hépatite B - III


Conditions de prélèvement

  • Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
  • Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Des
dosages répétés dans le temps peuvent s'avérer utiles pour suivre l'évolution
de la maladie.

Intérêt
du dosage



Le
virus de l'hépatite B est responsable d'une hépatite qui peut être aiguë ou
chronique, avec atteinte du foie plus ou moins importante (forme asymptomatique
dans 90 % des cas) pouvant aller jusqu'à la cirrhose ou le cancer primitif du
foie. Il se transmet par voie sexuelle ou sanguine, ou, chez la femme enceinte,
transmission au bébé par voie placentaire ou lors de l'accouchement. La
recherche des anticorps anti- VHB (Virus de l'Hépatite B) permet le diagnostic
d'hépatite B. Différents types d'anticorps sont recherchés (anti-HBs, anti-HBc, anti-HBe )
ainsi que l'antigène HBs et l'antigène HBe. L'ensemble de ces marqueurs doit permettre d'évaluer
le stade de la maladie.

Résultats


i

Ag HBs

Ac anti-HBs

Ac anti- HBc

Ag HBe

Ac anti-Hbe

Début
hépatite B aiguë

Sujet contagieux

+

-

-
puis +

+

-

Convalescence


Hépatite B aiguë

+

-

+

-

+

Fin
de convalescence

-

+

+

-

+

Forme
ancienne

-

+

+

-

+/-

Sujet
vacciné

-

+

-

-

-

Hépatite
B chronique active

+

-

+

+/-

-/+

Porteur
chronique

+

-

+

-

+/-





Hépatite C - IV

Conditions de prélèvement


  • Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
  • Il n'est pas indispensable d'être à jeun.



Des
dosages répétés dans le temps peuvent s'avérer utiles pour suivre l'évolution
de la maladie ou pour confirmer un dépistage positif.



Intérêt
du dosage



Le
virus de l'hépatite C est responsable d'affections aiguës qui passent souvent
inaperçues car asymptomatiques, et d'hépatites chroniques assez fréquentes et
parfois graves (évolution vers la cirrhose et le cancer du foie possibles). Il
se transmet essentiellement par voie sanguine, mais également par voie sexuelle
et péri-natale. Le dosage des anticorps anti-hépatite
C (anticorps anti-VHC) permet de prouver une
infection par le virus de l'hépatite C.

Résultats


Recherche
d'anticorps anti-VHC négative :

  • Signifie qu'il n'y a pas d'infection par le VHC ou infection trop
    récente pour être dépistée au niveau sérologique (apparition des anticorps
    en moyenne 12 à 15 semaines après la contamination, parfois plus)



Recherche d'anticorps anti-VHC
positive :

  • Nécessite une confirmation par un 2ième test
  • Ne permet pas de distinguer les porteurs chroniques du virus des
    patients immunisés et guéris de leur hépatite C
  • Une recherche sérologique positive chez des sujets "à risque"
    (polytransfusés, toxicomanes, personnel de santé) devrait amener à
    effectuer également une sérologie anti-virus de l'hépatite B et anti-HIV
    car les co-infections sont relativement fréquentes.

Rubéole, êtes-vous
protégé ? - V


La rubéole est une maladie virale éruptive, très contagieuse et bénigne de
l'enfance. Mais elle est redoutable pendant la grossesse en raison d'un risque
majeur de malformation chez le foetus. La présence d'anticorps contre le virus
de la rubéole dans le sang permet de vérifier si l'on est protégé.

Conditions de prélèvement

  • Prélèvement
    de sang veineux (en général au pli du coude) ;
  • Il
    n'est pas indispensable d'être à jeun.

Il est généralement nécessaire d'effectuer
2 prélèvements à 2 ou 3 semaines d'intervalle pour voir l'évolution des taux.
Les 2 dosages devront être faits dans le même laboratoire afin de pouvoir
comparer les taux.


Intérêt du dosage

La présence d'anticorps contre le virus de la rubéole
dans le sang permet de montrer qu'un sujet est protégé contre la rubéole (rubéole
ancienne ou vaccination). La recherche des anticorps chez les femmes en âge de
procréer est essentielle, afin de vacciner, avant toute grossesse, les femmes
qui ne sont pas protégées.


Les femmes enceintes n'ayant pas d'anticorps
protecteurs doivent être particulièrement surveillées durant leur grossesse,
surtout en cas de contact avec un sujet suspect de rubéole ou d'éruption
suspecte. Le diagnostic sera alors sérologique (évolution des taux d'anticorps
spécifiques à 2 ou 3 semaines d'intervalle). Le diagnostic d'infection foetale
peut être fait par la recherche d'anticorps dans un prélèvement de sang du
cordon, sous échographie, à partir de la 22ème semaine d'aménorrhée.


Résultats


Recherche d'anticorps négative :

  • Aucun
    contact, même ancien, avec le virus de la rubéole ;
  • Pas de
    protection contre la maladie.

Recherche d'anticorps positive
:

  • Rubéole acquise : anticorps présents dès le début de l'éruption ;
    le taux s'élève rapidement dans les 2 semaines suivantes (taux multiplié
    par 4) puis diminue progressivement pour se stabiliser ;
  • Les anticorps persistent toute la vie à un taux stable. Ce taux
    peut augmenter en cas de réinfection ;
  • La vaccination confère en quelques semaines une immunité stable
    (taux d'anticorps stable) ;
  • Diagnostic de la rubéole chez la femme enceinte non protégée :

    Recherche des anticorps de type Ig G et surtout Ig M en cas de suspicion de rubéole. L'évolution des
    taux à 15 jours d'intervalle peut permettre le diagnostic de rubéole. La
    recherche des anticorps de type Ig A est positive
    dans les primo-infections ;
  • Diagnostic de rubéole prénatal :

    Mise en évidence d'anticorps de type Ig M
    spécifiques de la rubéole sur le sang de cordon ; le diagnostic doit être
    associé à d'autres examens.



V.I.H. - VI

Conditions de prélèvement

  • Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
  • Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
  • Il pourra être éventuellement nécessaire d'effectuer un deuxième
    prélèvement de contrôle.

Intérêt du dosage

Le SIDA (Syndrome d'ImmunoDépression
Acquise) est la conséquence de l'infection au VIH (Virus de l'Immunodéficience
Humaine).Le diagnostic de cette infection se fait par la détection des
anticorps dans le sang, anticorps qui apparaissent entre 2 et 12 semaines après
la contamination. Un sujet séropositif peut n'avoir aucun symptôme de la
maladie pendant plusieurs années mais il est cependant contagieux (transmission
par les rapports sexuels, les produits sanguins contaminés ; une transmission transplacentaire est également possible de la mère à
l'enfant). Le dépistage d'une séropositivité peut être effectué gratuitement
dans un centre de dépistage anonyme.

Résultats


Le dépistage est réalisé obligatoirement
par 2 techniques différentes :

  • Si la recherche par les 2 techniques est négative, le sujet est séronégatif
    au VIH. Dans le cas ou un risque de contamination est possible, la
    recherche peut de nouveau être effectuée tous les mois pendant les 3 mois
    qui suivent l'éventuelle contamination pour considérer le résultat comme
    définitivement négatif.
  • Si l'un des tests, ou les 2, est positif, un nouveau prélèvement
    est demandé pour effectuer un test de confirmation.
  • Si le test de confirmation est positif, la séropositivité du sujet
    au VIH peut être affirmée.
  • Le 2ième test peut à nouveau donner un résultat douteux
    : dans ce cas, un nouveau prélèvement, un mois plus tard, peut être
    demandé afin de trancher entre une réelle séroconversion (débutante lors
    du premier prélèvement d'où le doute sur le résultat), ou une réaction
    négative : sujet séronégatif (le résultat douteux pouvant être dû à une
    réaction non spécifique avec d'autres anticorps sans lien avec le VIH).



Sérologie bactérienne


(1)
Salmonelloses



(2) Syphilis


(3)
Streptocoques : Anti StreptoLysines
O



(1) Diagnostic
sérologique de la fièvre typhoïde à salmonella typhi
ou salmonella paratyphi A, B ou C = Sérodiagnostic de
Widal et Félix


Conditions de
prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude).


Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt du dosage

Les infections à salmonelles sont de 2 types :

  • Infections digestives d'origine alimentaire avec diarrhées aiguës
    et évolution favorable en 1 semaine environ. De nombreuses sous-espèces de
    salmonelles peuvent être en cause. Dans ce cas le diagnostic est réalisé
    grâce à la coproculture (voir ce terme).
  • Fièvre typhoïde, due exclusivement à salmonella typhi
    ou salmonella paratyphi A, B ou C. Dans ce cas,
    il existe une dissémination sanguine avec des complications possibles. Le
    diagnostic est alors réalisé par culture de la bactérie à partir de
    prélèvements biologiques (sang, selles…) mais également, surtout lorsque
    la culture reste négative, par le sérodiagnostic de Widal et Félix.
    Celui-ci permet de mettre en évidence les anticorps spécifiques de cette
    infection et d'identifier l'espèce en cause.

Résultats

  • Anticorps de type O : ils apparaissent vers le 8ième
    jour de la maladie et disparaissent en 2 à 3 mois. Si le titre est
    >100, ils témoignent d'une infection récente. Ils sont spécifiques de
    salmonella typhi ou salmonella paratyphi A, B ou C.
  • Anticorps de type H : s'ils sont présents en même temps que les
    anticorps de type O, cela signifie que l'infection est récente (encore en
    cours) ; s'ils sont les seuls détectés, ils peuvent révéler une infection
    ancienne (persistent pendant des années) ou une vaccination par le TAB ;
    il peut aussi s'agir d'une infection récente avec traitement antibiotique
    très précoce (qui a empêché l'apparition des anticorps de type O).



Le diagnostic sérologique peut être faussement positif
dans diverses autres maladies infectieuses ou non infectieuses.




(2) Sérodiagnostic de la syphilis



Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude).


Il est préférable d'être à jeun.

Des
prélèvements successifs (à trois semaines d'intervalle environ) peuvent
éventuellement être réalisés pour suivre l'évolution du taux des anticorps



Intérêt du dosage

La syphilis est une maladie sexuellement transmissible
relativement fréquente (en recrudescence). Elle évolue en 3 phases sur
plusieurs mois (voire plusieurs années), entrecoupée de phases asymptomatiques
pendant lesquelles seul le diagnostic sérologique est possible (recherche des
anticorps spécifiques dans le sérum). Ce sérodiagnostic doit obligatoirement
être basé sur 2 types de réactions, les plus fréquentes étant le VDRL (Veneral Disease Research Laboratory) et le TPHA (Treponema pallidum haemaglutination
assay).




Résultats

Les taux d'anticorps, exprimés en titres, sont
variables selon le type de réaction effectué. Les différents types d'anticorps
recherchés apparaissant à des moments différents, ils permettront de se situer
chronologiquement dans l'évolution de la maladie. Nous prendrons l'exemple le
plus classique où sont réalisés VDRL et TPHA.

  • 1ier cas : les 2 tests sont négatifs : pas de syphilis
    ou contamination très récente (< 3 semaines, il n'y a pas encore
    d'anticorps) : en cas de doute, refaire un dosage 3 semaines plus tard.
  • 2ième cas : les 2 tests sont positifs :
    • syphilis en phase primaire (taux qui augmentent au cours du temps)
      :

      TPHA : 160 à 1280 VDRL : 2 à 16
    • syphilis en phase secondaire (taux très élevés pour les 2 tests) :
      TPHA : > 1280 VDRL : >16
    • syphilis en phase tertiaire (taux avec valeurs très variables)

      TPHA : > 1280 VDRL : 8 à 32
    • syphilis traitée tardivement : présence d'anticorps résiduels :
      TPHA : 160 à 1280 VDRL : 0 à 4
  • 3ième cas : VDRL positif et TPHA négatif : réaction VDRL
    faussement positive, peut-être liée à une autre pathologie
  • 4ième cas : VDRL négatif et TPHA positif : reflète une
    ancienne syphilis (cicatrice sérologique) ou au contraire une syphilis
    très récente pour laquelle le deuxième type d'anticorps n'est pas encore
    apparu.



(3) Dosage des Anti-StreptoLysines
O =ASLO (Anticorps anti-streptococciques)


Conditions de prélèvement

Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé le plus
rapidement possible.

Il
est préférable d'être à jeun.

Des prélèvements successifs (à trois
semaines d'intervalle environ) peuvent éventuellement être réalisés pour suivre
l'évolution du taux des anticorps.

Intérêt
du dosage

Les
infections à Streptocoques du groupe A de Lancefield
peuvent entraîner des complications tardives telles que : le rhumatisme
articulaire aigu, la glomérulonéphrite, l'endocardite bactérienne, la
scarlatine, l'érythème noueux… Ces infections donnent lieu à la production
d'anticorps, en particulier de type ASLO (Anti-StreptoLysine
O). Le dosage de ces anticorps permet d'affirmer l'origine streptococcique des
infections précédemment citées.


Résultats

Titre < 200 U ASLO /ml : non significatif d'une
infection streptococcique


Titre > 200 U ASLO /ml : significatif d'une
infection streptococcique


Les ASLO apparaissent environ 10 jours après une
infection aiguë, maximum vers le 30ième jour, taux résiduel après 6
mois. Un deuxième dosage après traitement antibiotique peut permettre
d'apprécier l'efficacité du traitement (diminution des taux).


Dans 20 % des cas d'infections à Streptocoques A, les
taux d'ASLO sont normaux ; le dosage d'un autre type
d'anticorps antistreptococciques (ASD, ASK) peut alors permettre ce diagnostic.



Sérologie parasitaire


(1)
Diagnostic sérologique de la toxoplasmose

1 - Diagnostic
sérologique de la toxoplasmose




Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude). Il n'est pas indispensable d'être
à jeun.

Des
prélèvements successifs (à trois semaines d'intervalle environ) peuvent
éventuellement être réalisés pour suivre l'évolution du taux des anticorps.
Dans ce cas il est fortement conseillé d'effectuer ces dosages toujours dans le
même laboratoire afin de pouvoir comparer les taux.

Intérêt
du dosage

La
toxoplasmose est une maladie due à une infection par un parasite : Toxoplasma gondii. Dans la
majorité des cas, cette infection est bénigne, asymptomatique ou s'accompagnant
d'une fièvre, d'une fatigue et/ou d'une infection de type angine (syndrome mononucléosique). Des formes plus graves existent chez les
patients immunodéprimés et chez la femme enceinte qui risque de contaminer son
enfant par voie transplacentaire. C'est donc
essentiellement dans ces 2 types de situations que se situe l'Intérêt du
diagnostic sérologique, c'est-à-dire la recherche et le dosage des anticorps spécifiques anti-toxoplasme.

Chez
toute femme enceinte, le diagnostic sérologique est réalisé en début de
grossesse afin de savoir si elle est "protégée" ou non contre la
toxoplasmose ; en effet s'il existe des anticorps (concerne 70 % des femmes en
âge de procréer) cela reflète une ancienne infection et donc pratiquement aucun
risque de transmission au bébé. Dans le cas contraire, des mesures de
précaution doivent être prises pour ne pas contracter la maladie pendant la
grossesse (consommation de viande bien cuite, attention aux chats qui
transmettent le parasite) et une surveillance sérologique sera effectuée tous
les mois jusqu'à la fin de la grossesse.

Chez
un sujet immunodéprimé, une toxoplasmose peut se manifester avec des
complications graves ; une réactivation d'une ancienne toxoplasmose est
également possible, d'où l'Intérêt de surveiller les taux d'anticorps chez ces
patients.

Résultats




Les
anticorps de type Ig M apparaissent les premiers,
persistent quelques mois, puis disparaissent. Ils permettent de refléter une
infection récente.

Les
anticorps de type Ig G apparaissent juste après les IgM (environ 15 jours après la contamination) et persistent
indéfiniment à un taux assez faible. Leur détection à un taux relativement
faible, sans Ig M, indique une immunité ancienne
probable. En cas de réinfection (chez un sujet immunodéprimé), le taux des Ig G réaugmente brutalement. Dans
tous les cas douteux, un deuxième dosage après 2 à 3 semaines permet , en fonction de l'évolution des taux, de comprendre
l'évolution de l'infection.


Biochimie

La biochimie est l'étude des réactions
chimiques du monde vivant. Les analyses biochimiques consistent à mesurer les
quantités des constituants des liquids biologiques
(sang, urine, etc.). La plupart des maladies ont en effet des répercussions sur
leur composition et leur étude peut aider au diagnostic et ausuivi
de nombreuses maladies.



Ions et électrolytes sanguins



1 - Sodium (Na+)

2 - Potassium (K+)

3 - Chlore (Cl-)

4 - Urée

5 - Créatinine

6 - Gaz du sang

7 - Osmolalité


8 - Phosphore,



9 - Calcium,

10 - Magnésium

11 - Acide lactique = lactate

12 - Acide pyruvique = pyruvate

13 - Acide urique

14 - Ammoniaque

15 Bicarbonates (HCO3-)



1- Sodium

Résultats normaux



135 à 145 mEq/L (=mmol/L)

Variations pathologiques


Hyponatrémies : Na<135 mEq/L




Déshydratation extra-cellulaire
: vomissements, diarrhées, brûlures étendues

Rétention d'eau, odèmes

Surdosage en diurétiques

Diurèse osmotique

Alcalose métabolique

Insuffisance surrénale

Insuffisance rénale importante

Apport hydrique excessif

Sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique

Hyperprotidémie, hyperlipidémie, ou hyperglycémie

Hypernatrémies : Na > 145 mEq/L




Souvent liée à une diminution de la
quantité d'eau dans l'organisme entraînant la sensation de soif :

Déficit hydrique par diarrhées, vomissements, sudation, pertes respiratoires
(hyperventilation)

Diurèse osmotique, diabète insipide, coma hyperosmolaire
du diabètique

Manque d'apport hydrique, apport excessif de sodium

Rhabdomyolyse

Hyperaldostéronisme



Substances pouvant interférer dans le dosage





Antihypertenseurs

Corticoïdes

Diurétiques

Hydralazine

Méthyl-DOPA

Réserpine







2- Potassium


Résultats normaux




3.8 à 4.9 mEq/L = mmol/L

Variations pathologiques


Hypokaliémies
: K<3.5 mEq/L

Diarrhée , vomissements

Apports insuffisants : anorexie , alcoolisme

Troubles de l'équilibre acido-basique

Phéochromocytome

Hyperinsulinémie

Paralysie périodique de l'hyperthyroïdie Intoxication (Baryum, chloroquine,
réglisse)

Traitement prolongé par les diurétiques

Néphropathie interstitielle

Hypercorticisme associé à une hypertension artérielle (hyperaldostéronisme)

Hyperkaliémies
: K>5.2 mEq/L

Insuffisance
rénale

Diurétiques hyperkaliémiants (amiloride,
triamtérène, spironolactone)


Insuffisance cortico-surrénale, maladie d'Addison, hypoaldostéronisme

Apports excessifs de potassium en perfusion

Acidocétose diabètique, hypoinsulinisme


Atteintes cellulaires (chimiothérapie, hémolyses, infections, brûlures,
traumatismes)

Intoxication aux digitaliques Atteinte musculaire,
cardiaque (fibrillation, troubles de la conduction)

Substances pouvant interférer dans le dosage


Certains antihypertenseurs: diurétiques
(surtout thiazidiques), b-bloquants


Amphotéricine B, méthicilline,
pénicilline G, tétracyclines, corticoïdes

Glucose, insuline ou potassium en perfusion



3 – Chlore


Résultats normaux

100 à 110 mEq/l =mmol/l


Résultats pathologiques

Hypochlorémies: Cl- <95 mEq/l


Rétentions hydriques avec hyponatrémie associée

Vomissements importants

Alcalose métabolique liée à une prise de diurétiques thiazidiques


Acidose lactique, acidocétose diabétique : intoxications au méthanol, éthylène
glycol, salicylate


Hyperchlorémies : Cl- >115 mEq/l

Déshydratation avec rétention concommitante de sodium

Troubles de l'élimination rénale

Syndrome de Fanconi : Alcalose respiratoire compensée
avec perte de bicarbonates





4 - Urée


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (au pli du coude en général). Le tube de prélèvement peut
éventuellement contenir un anticoagulant.

Pas de conditions particulières.


Intérêt du dosage

Le taux d'urée dépend de la fonction rénale, des
apports alimentaires en protéines, de l'état d'hydratation. L'augmentation de
son taux dans le sang est généralement liée à une altération rénale.

Valeurs normales


Homme
: 3 à 7.5 mmol/l soit 0.18 à 0.45 g/l

Femme : 2.5 à 7 mmol/l soit 0.15 à 0.42 g/l

Variations physiologiques et pathologiques




  • Diminutions
    :

    Nourrissons, enfants

    Grossesse

    Jeûne prolongé

    Malnutrition

    Insuffisance hépatique : hépatite, alcoolisme

  • Augmentations
    :

    Sujet âgé

    Effort prolongé

    Régime hyperprotidique

    Insuffisance rénale aiguë / chronique

    Atteinte cardiaque

    Déshydratation

    Post-opératoire



5 - Créatinine


Conditions de prélèvement


Prise
de sang veineux (au pli du coude en général). Le tube de prélèvement peut éventuellement
contenir un anticoagulant.

De préférence, être à jeun.

Eviter un effort important avant le recueil.


Intérêt du dosage

La concentration de la créatinine dans le sang dépend
de la capacité d'élimination du rein et de la masse musculaire. Son évaluation
permet d'apprécier un dysfonctionnement de la filtration rénale.

Valeurs normales


Homme
: 65 à 120 µmol/l soit 7 à 13 mg/l

Femme : 50 à 100 µmol/l soit 6 à 11 mg/l


Variations physiologiques et pathologiques

  • Diminutions
    :

    Valeurs plus faibles chez l'enfant Myopathie avec atrophie musculaire
    importante

  • Augmentations
    :

    Sujet âgé

    Effort

    Alimentation riche en protéines

    Jeûne prolongé

    Insuffisance rénale

    Relation avec une pathologie : leucémie, goutte, pré-éclampsie,
    hyperthyroïdie, acromégalie, hypertension artérielle et insuffisance
    cardiaque.



Médicaments pouvant interférer avec le dosage


Contraceptifs
(+)

Anti-épileptiques, anti-inflammatoires (-)

6 - Gaz du sang


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang artériel, au niveau fémoral ou radial, à l'aide d'une seringue
contenant un anticoagulant.

Le prélèvement doit être transporté et analysé le plus vite possible.


Intérêt du dosage

Pour maintenir le pH constant dans l'organisme, il
faut un équilibre entre la production et l'élimination des ions H+ ainsi que
des systèmes tampons pour compenser les variations. La mesure des "gaz du
sang" permet d'évaluer les différents paramètres de cet équilibre
acido-basique et de comprendre à quel niveau peut se situer un éventuel
dysfonctionnement : acidose (-pH) ou alcalose (+pH), métabolique ou
respiratoire, avec compensation ou non.

Valeurs normales



pH :

Pression artérielle d'oxygène (PaO2) :

Pression artérielle de gaz carbonique (PCO2) :

saturation en oxygène (saO2) :

Bicarbonates :

Excès de bases :

7.37 - 7.43

> 90 mm
Hg soit > 12 KPa



38 - 42 mm
Hg soit 5 - 5.6 Kpa 9

5 - 98 %

22 - 28 mmol /l

- 2 à + 2 mmol /l



Variations pathologiques



Acidose métabolique :

Acidose lactique avec hypoxie

Acidocétose du diabétique

Problème rénal : glomérulopathie, tubulopathie Insuffisance rénale fonctionnelle

Surcharge en acide exogène (intoxication, médicaments)

Diarrhée profuse

Acidose respiratoire :

Diminution de la fraction inspirée en O2
(air confiné, altitude, inhalation de gaz hypoxique)

Diminution de la ventilation pulmonaire : traumatisme thoracique, épanchement
pleural, syndrome de Pickwick, narcose, emphysème,
bronchite chronique obstructive, asthme, insuffisance respiratoire, odème aigu du poumon, fibrose interstitielle diffuse,
diminution du taux d'hémoglobine fonctionnelle, tumeurs cérébrales avec
atteinte des centres responsables du contrôle de la respiration

Alcalose métabolique :

Vomissements importants

Excès de bicarbonates (problèmes de réanimation)

Hyperaldostéronisme

Hypercorticisme

Alcalose respiratoire :

Hyperventilation par hypoxie en altitude


Problème de réanimation Ingestion de toxiques (salicylés)

Affection pulmonaire

Lésion traumatique d'origine centrale

Troubles mixtes :

Association de troubles respiratoires et
rénaux







7 - Osmolalité


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux, en général au pli du coude. Le tube de prélèvement peut
contenir un anticoagulant.

Il est préférable d'être à jeun.

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

L'osmolalité plasmatique est
proportionnelle au nombre total d'ions et de particules non dissociées
présentes dans le sang qui permettent d'exercer une pression qui retient une
quantité raisonnable d'eau. En cas de déshydratation (fuite de l'eau), l'osmolalité augmente ; inversement l'osmolalité
diminue en cas d'hyperhydratation

Valeurs normales


280
- 303 mOsm / kg d'eau plasmatique.

Il est également possible de déterminer l'osmolarité
plasmatique, qui est la valeur exprimée en mOsm /l.

Variations pathologiques


  • Diminution
    :

    Hyperhydratation

    Hyponatrémie

    Syndromes paranéoplasiques associés aux cancers du poumon

    Syndromes de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (ADH)



  • Augmentation
    :

    Deshydratation

    Diabète insipide

    Défaut de sécrétion d'ADH (lié par exemple à un
    traumatisme cranien)

    Hypernatrémie

    Hyperglycémie

    Consommation d'alcool, de méthanol ou d'éthylène glycol (intoxications)

    Pyélonéphrite / Urémie

    Choc toxi-infectieux

8 - Magnésium


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude).

Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant, en particulier pour le
dosage du magnésium érythrocytaire.

Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Le magnésium est un ion qui facilite de nombreuses
réactions enzymatiques de l'organisme. Il intervient dans l'excitabilité neuro-musculaire (anti-tétanisant), au niveau de
l'agrégation des plaquettes sanguines (formation des caillots), dans la
réduction de l'athérosclérose et comme antagoniste de certains effets du
calcium. Son dosage permet notamment de rechercher une spasmophilie.


Environ un tiers du magnésium (34 %) est contenu dans
les cellules, d'où l'intérêt du dosage érythrocytaire du magnésium qui en donne
une appréciation ; 1 % reste extracellulaire (magnésium sérique) ; le reste (65
%) n'est pas dosable car il est de localisation osseuse.


Les principales sources alimentaires sont les laitages
et les végétaux. Les besoins sont d'environ 350 mg par jour (15 mmol).

Valeurs normales



Magnésium sérique :

0.75 - 0.90 mmol
/l soit 18 - 22 mg /l

Magnésium érythrocytaire :

1.60 - 2.45 mmol
/l soit 40 - 60 mg /l

Variations pathologiques


Hypomagnésémies (magnésium sérique < 0.6 mmol /l)

Souvent associées à une hypocalcémie, elles entraînent des tétanies, une
spasmophilie, des crises convulsives, une tachycardie.


Causes :

Malnutrition

Malabsorption intestinale

Pertes digestives (diarrhées) ou rénales

Hyperaldostéronisme

Hyperthyroïdie

Hypoparathyroïdie

Alcoolisme chronique

Pancréatite aiguë

Brûlures étendues

Traitements par certains diurétiques, digitaliques,

aminosides, cisplatine.



Hypermagnésémies (magnésium sérique > 1 mmol /l)

Entraînent une dépression du système nerveux central et de l'excitabilité neuromusculaire
ainsi que des troubles digestifs et une hypertension.


Causes :

Insuffisance rénale, hypovolémie

Hyperthyroïdie

Hyperparathyroïdie

Hypoaldostéronisme

Intoxication industrielle par nitrites, ou par phénacétine,


ou par aniline

Ingestion médicamenteuse : sulfate de magnésium,

antiacides, lavements.

Coma diabétique acido-cétosique

Ictère par rétention







9 - Phosphore


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude), avec le garrot laissé le moins
longtemps possible.

Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.

Il est préférable d'être à jeun.

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Le calcium est un élément très important pour la
formation et la minéralisation des os. Sa répartition dans l'organisme est
régulée par des hormones et son exploration peut permettre le diagnostic de
désordres hormonaux, de pathologies des os, de troubles rénaux touchant
l'équilibre des ions de l'organisme.

Valeurs normales


Enfant
< 3 ans : 2.2 - 2.7 mmol /l 88 - 110 mg /l

> 3 ans et adulte : 2.2 - 2.6 mmol /l 90 - 105 mg
/l

Variations physiologiques et pathologiques


  • Diminution
    :

    Grossesse, post-partum

    Hypoparathyroïdie

    Hypovitaminose D

    Pancréatite aiguë

    Hyperphosphatémie H

    ypomagnésémie

    Insuffisance rénale chronique

    Apports insuffisants, baisse d'absorption ou pertes excessives



  • Augmentation
    :

    Hyperparathyroïdie primaire

    Ostéolyse des métastases de certains cancers, tumeurs sécrétantes
    d'hormones

    Hémopathies (myélome multiple)

    Maladies des os (maladie de Paget)

    Ostéolyse liée à une immobilisation prolongée

    Maladie d'Addison, sarcoïdose, syndrome de Burnett


    Hypervitaminose D

Médicaments pouvant interférer dans le dosage


Diminution
des taux sous contraceptifs oraux, anticonvulsivants,
calcitonine.

Augmentation des taux avec les diurétiques thiazidiques.

10- Calcium


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude), avec le garrot laissé le moins
longtemps possible.

Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.

Il est préférable d'être à jeun.

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Le calcium est un élément très important pour la
formation et la minéralisation des os. Sa répartition dans l'organisme est
régulée par des hormones et son exploration peut permettre le diagnostic de
désordres hormonaux, de pathologies des os, de troubles rénaux touchant
l'équilibre des ions de l'organisme.

Valeurs normales


Enfant
< 3 ans : 2.2 - 2.7 mmol /l 88 - 110 mg /l

> 3 ans et adulte : 2.2 - 2.6 mmol /l 90 - 105 mg
/l

Variations physiologiques et pathologiques


  • Diminution
    :

    Grossesse, post-partum

    Hypoparathyroïdie

    Hypovitaminose D

    Pancréatite aiguë

    Hyperphosphatémie H

    ypomagnésémie

    Insuffisance rénale chronique

    Apports insuffisants, baisse d'absorption ou pertes excessives



  • Augmentation
    :

    Hyperparathyroïdie primaire

    Ostéolyse des métastases de certains cancers, tumeurs sécrétantes
    d'hormones

    Hémopathies (myélome multiple)

    Maladies des os (maladie de Paget)

    Ostéolyse liée à une immobilisation prolongée

    Maladie d'Addison, sarcoïdose, syndrome de Burnett


    Hypervitaminose D



Médicaments pouvant interférer dans le dosage


Diminution
des taux sous contraceptifs oraux, anticonvulsivants,
calcitonine.

Augmentation des taux avec les diurétiques thiazidiques.

11 - Acide lactique =
lactate


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) sans garrot, ou de sang artériel
(au poignet).

Le tube de prélèvement contient un anticoagulant.

Etre à jeun et au repos (pas d'effort physique avant
le prélèvement, si nécessaire attendre un moment avant d'effectuer le
prélèvement).

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

L'acide lactique est produit essentiellement par les
muscles, la peau et les globules rouges surtout en situation de manque
d'oxygène. Son dosage permet d'apprécier l'état d'oxydation des tissus et
l'équilibre entre les ions (charges + et -).

Valeurs normales


sang veineux : 0.55 - 2.2 mmol/l soit 50 - 200 mg/l

sang artériel : 0.33 - 1.1 mmol/l soit 30 - 100 mg/l

Variations physiologiques et pathologiques


  • Augmentation
    :

    Lors de la digestion

    Après un effort musculaire

    Etats de chocs (choc toxi-infectieux)

    Diabète, carence en vitamine B, insuffisance respiratoire, rénale, cardiovasculaire,
    hépatique, leucémie

    Infarctus du myocarde Intoxications : alcool, méthanol, éthylène glycol,
    biguanides, salicylés, barbituriques

    Perfusions importantes de glucose, injection sur-dosée
    d'insuline

    Certaines maladies génétiques (glycogènoses de
    type I, anomalies du métabolisme des acides aminés ou des acides gras)



12 - Acide pyruvique = pyruvate


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) sans garrot, ou de sang artériel
(au poignet).

Le tube de prélèvement contient un anticoagulant.

Etre à jeun et au repos (pas d'effort physique avant
le prélèvement).

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

L'acide pyruvique provient de la dégradation du
glucose par l'organisme. Son taux est corrélé à celui du lactate et à la
concentration en vitamine B1. Il peut être intéressant d'évaluer le rapport
Lactate / Pyruvate

Valeurs normales


40
à 60 µmol /l soit 3.5 à 6 mg /l

rapport Lactate / Pyruvate < 10 / 1

Variations physiologiques et pathologiques


  • Augmentation
    :

    Lors de la digestion

    Après un effort musculaire

    Dans les carences en vitamine B1 (avec troubles neurologiques)

    Dans l'acidose diabétique

    Vomissements acétoniques

    Toxicoses du nourrisson



13 - Acide urique


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude).

Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.

Etre à jeun et au repos (pas d'effort physique avant
le prélèvement).

Indiquer d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Dans le sang, l'acide urique est sous forme de sel
soluble (urate) ; lorsque son taux s'élève trop, l'acide urique en excès
redevient insoluble et peut précipiter, en particulier au niveau articulaire.
Il peut alors entraîner des crises de goutte.

Valeurs normales




Homme : 210 - 420 µmol /l
soit 35 - 70 mg /l

Femme : 150 - 360 µmol /l soit 25 - 60 mg /l

Variations physiologiques et pathologiques


  • Diminution
    :

    Valeurs plus basses chez les enfants

    Grossesse (jusqu'au 6ieme mois)

    Insuffisance hépatique sévère

    Augmentation importante de l'élimination urinaire dans certaines tumeurs
    ou en cas de sécrétion inappropriée d'ADH.

    Médicaments hypo-uricémiants

  • Augmentation
    :

    Obésité

    Goutte

    Syndrome de Lesh Nyhan


    Régime trop riche en purines

    Certains cancers, hémopathies et certains anti-cancéreux

    Psoriasis

    Glycogènoses

    Hypoxie

    Alcoolisme

    Insuffisance rénale chronique

    Déshydratation, diabète insipide

    Acidocétose diabétique

    Jeûne prolongé

    Certains médicaments : diurétiques, salicylés, b-bloquants

13 - Ammoniaque


Conditions de prélèvement


Prélèvement
de sang artériel (en général au poignet) ou de sang veineux.

Le tube de prélèvement contient un anticoagulant et doit être conservé dans la
glace avant d'être amené le plus vite possible au laboratoire.

Indiquer d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier les résultats.


Intérêt du dosage

L'ammoniaque (NH3) est un constituant important dans
l'équilibre des charges positives et négatives de l'organisme pour le maintien
du pH. L'ion NH4+ est toxique et transformé en urée par le foie, d'où la
nécessité de le doser en urgence lorsqu'on suspecte son augmentation.


Valeurs normales

sang veineux : 14 - 38 µmol /l soit 0.25 - 0.65 mg /l


sang artériel : 15 - 50 µmol /l soit 0.27 - 0.85 mg
/l

Variations pathologiques


  • Augmentation
    :

    Acidose

    Insuffisance hépatique (hépatites, cirrhoses, comas hépatiques)

    Encéphalopathies

    Régime hyper protéique

    Intoxication par les acides organiques

    Anomalies héréditaires du métabolisme (déficits enzymatiques)

14 - Bicarbonates


Conditions de prélèvement


Prélèvement de sang veineux (en général au
pli du coude) ou de sang artériel (pour gazomètrie).
Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.

Le dosage devra être réalisé rapidement après le prélèvement.


Intérêt du dosage



Pour maintenir le pH constant dans l'organisme, il
faut un équilibre entre la production et l'élimination des ions H + ainsi qu'un
système tampon capable de compenser les variations. Le système bicarbonates
-acide carbonique (HCO3- / H2CO3) représente le système tampon principal, avec
élimination continuelle de dioxyde de carbone (CO2) dans les poumons. Le dosage
permet de dépister un éventuel déséquilibre de ce système.


Valeurs normales

20 -30 mmol /l

Variations pathologiques

  • Diminution
    :

    Alcalose respiratoire par hyperventilation alvéolaire

    Acidose métabolique : acidocétose diabétique ou lactique, insuffisance
    rénale, diarrhées
  • Augmentation
    :

    Acidose respiratoire avec hypoventilation

    Alcalose métabolique : vomissements, diarrhées, hyperaldostéronisme.



Ions et électrolytes urinaires


1 - Calcium



2 - Phosphore



3 - Sodium (Na+)



4 - Potassium (K+)



5 - Chlore (Cl-)


6
- Acide urique



7 - Urée



8 - Créatinine



9 - Clairance de la créatinine



1 - Calcium


Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient adapté. Garder les urines au frais
pendant la période de recueil.

Signaler d'éventuels traitements en cours (diurétiques, glucocorticoïdes).


Intérêt du dosage

Évaluer le métabolisme (et en particulier l'élimination)
du calcium. Permet de suivre l'évolution sous traitement de certaines maladies
touchant le métabolisme phosphocalcique.

Valeurs normales


2.5
- 6.2 mmol /24 h soit : 100 - 250 mg /24 h

Variations physiologiques et pathologiques


Variations
en fonction du régime alimentaire, de l'âge, du sexe, de la masse musculaire.

  • Diminution
    (< 2 mmol / 24 h) :

    Secondaire à une hypocalcémie

    Insuffisance rénale chronique

    Ostéomalacie, rachitisme

    Hyperparathyroïdie

    Alcalose

  • Augmentation
    (>7.5 mmol / 24 h) :

    Secondaire à une hypercalcémie (hyperparathyroïdie, maladie de Paget,
    tumeur)

    Primitive idiopathique : hyper absorption intestinale du calcium ou
    trouble de la réabsorption rénale du calcium

    Ostéoporose, acromégalie, hyperthyroïdie

    Phéochromocytome, syndrome de Cushing

Médicaments pouvant interférer dans le dosage


Corticoïdes,
androgènes anabolisants, injections de vitamine D, diurétiques thiazidiques, cholestyramine

2 - Phosphore urinaire




Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient adapté contenant de l'acide (fourni
par le laboratoire). Garder les urines au frais pendant la période de recueil.
Signaler d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Evaluer le métabolisme (et en particulier l'élimination) du phosphore. Permet
de suivre l'évolution sous traitement de certaines maladies touchant le
métabolisme phosphocalcique.

Valeurs normales


20
- 45 mmol / 24 h soit : 650 - 1400 mg / 24 h

Variations physiologiques et pathologiques


L'élimination
des phosphates dans les urines est variable selon l'âge et le poids (0.02 g/
kg/ 24h chez l'adulte, 0.08 g/ kg/ 24 h chez l'enfant).

  • Diminution
    :

    Hypoparathyroïdie

    Maladies infectieuses (périodes de fièvre)

    Néphropathies



  • Augmentation
    :

    Hyper-parathyroïdie

    Rachitisme vitamino-résistant

    Acidose métabolique d'origine rénale

    Syndrome de Toni-Debré-Fanconi

    Affections neurologiques

    Leucémies myéloïdes chroniques



Clairance rénale du phoshore


Etant donné la variabilité de
l'élimination urinaire du phosphore, il peut être intéressant, d'un point de
vue diagnostique, de mesurer la clairance du phosphore et de calculer l'index
de réabsorption du phosphore. Il est pour cela nécessaire de doser, dans le
sang et dans les urines, le phosphore et la créatinine, et de tenir compte du
volume d'urine émis pendant 24 heures (diurèse).

La réabsorption tubulaire du phosphore est normalement comprise entre 85 et 95
%.

Elle diminue en cas d'insuffisance rénale, d'hyperparathyroïdie primaire, de
rachitisme vitamino-résistant et dans le syndrome de Toni-Debré-Fanconi.

3 - Sodium


Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient permettant une mesure facile du
volume émis (diurèse). Ce recueil permet le dosage des différents électrolytes
urinaires et est souvent associé à un dosage des électrolytes dans le sang
(prise de sang veineux


Intérêt du dosage

Fait partie du dépistage et de la surveillance de
l'équilibre acido-basique et de l'état d'hydratation de l'organisme.

Valeurs normales


100
- 300 mEq / 24 heures

Variations pathologiques


  • Diminution
    :

    Insuffisance rénale aiguë

    Acidocétose diabétique

    Hyper-aldostéronisme primaire

    Diarrhées, vomissements, sudation, pertes respiratoires

    Alcalose métabolique hypochlorémique

    Rétention de sodium et d'eau dans certains secteurs : odèmes
    dans cirrhose ascitique, insuffisance cardiaque, syndrome néphrotique

    Rhabdomyolyse, traumatismes, brûlures étendues

    Arrêt de traitement diurétique

  • Augmentation
    :

    Perte d'eau d'origine rénale : diurèse osmotique, diabète insipide, coma hyperosmolaire du diabétique

    Intoxication aux salicylés

    Insuffisance corticosurrénale (maladie d'Addison)



4 - Potassium


Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient permettant une mesure facile du
volume émis (diurèse). Ce recueil permet le dosage des différents électrolytes
urinaires et est souvent associé à un dosage des électrolytes dans le sang
(prise de sang veineux).




Intérêt du dosage

Fait partie du dépistage et de la surveillance de
l'équilibre acido-basique et de l'état d'hydratation de l'organisme.

Permet de déterminer si une hypokaliémie (baisse du potassium sanguin) est
d'origine rénale ou non.

Valeurs normales


40
- 100 mEq / 24 heures

Variations pathologiques


  • Diminution
    :

    Perte de potassium d'origine non rénale : diarrhée, apports insuffisants
    (anorexie, alcoolisme), alcalose métabolique, syndrome de malabsorption



  • Augmentation
    :

    Apport excessif de potassium en perfusion

    Hyperaldostéronisme

    Insuffisance rénale

    Deshydratation

    Maladie de Cushing

    Intoxication aux salicylés

5 - Chlore


Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient permettant une mesure facile du
volume émis (diurèse). Ce recueil permet le dosage des différents électrolytes
urinaires et est souvent associé à un dosage des électrolytes dans le sang
(prise de sang veineux).


Intérêt du dosage

Fait partie du dépistage et de la surveillance de
l'équilibre acido-basique et de l'état d'hydratation de l'organisme.

Valeurs normales


80
- 200 mmol / 24 h

Variations pathologiques


Les
variations du chlore urinaire étant parallèles au
variation du sodium urinaire, elles seront reliées aux mêmes origines.

  • Diminution
    :

    Insuffisance rénale aiguë

    Acidocétose diabétique

    Hyper-aldostéronisme primaire

    Diarrhées, vomissements, sudation, pertes respiratoires

    Alcalose métabolique hypochlorémique

    Rétention de sodium et d'eau dans certains secteurs : odèmes
    dans cirrhose ascitique, insuffisance cardiaque, syndrome néphrotique

    Rhabdomyolyse, traumatismes, brûlures étendues

    Arrêt de traitement diurétique

  • Augmentation
    :

    Perte d'eau d'origine rénale : diurèse osmotique, diabète insipide, coma hyperosmolaire du diabétique

    Intoxication aux salicylés

    Insuffisance corticosurrénale (maladie d'Addison)

6 - Acide urique


Conditions de prélèvement


Urines
de 24 heures recueillies dans un récipient adapté contenant un antiseptique.
Les urines seront gardées au frais pendant la période de recueil.

Signaler d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Lorsque le taux d'acide urique sanguin s'élève trop,
il précipite, en particulier au niveau des articulations, et est responsable de
goutte. Lorsque ce taux est élevé, une partie de l'acide urique passe dans les
urines, où là aussi il risque de précipiter, surtout si l'urine est acide. Son
dosage dans les urines, corrélé, au dosage dans le sang, permet de dépister une
élimination importante dans certaines pathologies telles que la goutte ou
certaines tumeurs.

Valeurs normales


2.4
- 4.8 mmol /24 h soit 400 - 800 mg /24 h

Variations pathologiques


  • Augmentation
    de l'élimination urinaire :

    Leucémie myéloïde chronique, lymphosarcome, myélome, polyglobulie

    Maladie de Wilson

    Certaines tumeurs (cancer pulmonaire)

    Syndrome de Fanconi

  • Diminution
    :

    Goutte

    Glomérulonéphrite chronique

    Collagénose G

    lomérulonéphrite A

    Atteinte rénale diabétique

Médicaments pouvant interférer dans le dosage


Allopurinol,
acide éthacrinique, salicylates, furosémide,
phénylbutazone, probénécide, pyrazinamide.

7 - Urée


Conditions de prélèvement


Recueil
des urines de 24 heures dans un récipient permettant une mesure facile du
volume émis (diurèse).

Souvent associé à un dosage de l'urée dans le sang (prise de sang veineux).


Intérêt du dosage

La détermination du taux d'urée urinaire permet
d'évaluer une éventuelle atteinte rénale et d'identifier le mécanisme en cause.


Ce dosage permet aussi d'estimer la consommation en protéines et peut également
mettre en évidence un hypercatabolisme (destruction
exagérée des protéines).

Valeurs normales





165 - 420 mmol
/l

soit 10 - 25 g /l

250 - 580 mmol
/ 24 h

soit 15 - 35 g / 24 h

Variations pathologiques


Normalement,
le rapport urée urinaire / urée sanguine est > 10. Si ce rapport est <10,
on peut suspecter une insuffisance rénale organique ou un hypercatabolisme.

8 - Créatinine


Conditions de prélèvement


Urines
de 24 heures recueillies dans un récipient adapté contenant un antiseptique.
Les urines seront gardées au frais pendant la période de recueil. Indiquer
d'éventuels traitements en cours.


Intérêt du dosage

Le dosage de la créatinine urinaire permet d'apprécier
la fonction rénale d'un sujet. Il permet aussi de vérifier qu'un sujet
recueille bien l'ensemble des urines de 24 heures, sachant que son taux
d'élimination est relativement constant.

Valeurs normales



Homme :

9 - 18 mmol /
24 h

soit : 1 - 2 g /24 h

Femme :

8 - 16 mmol
/24 h

soit : 0.9 - 1.8 g /24 h

Variations physiologiques et pathologiques


  • Diminution
    de l'élimination urinaire :

    Avec l'âge

    Insuffisance rénale

    Choc toxi-infectieux

    Obstruction du tractus urinaire (adénome prostatique, coliques
    néphrétiques)

    Glomérulonéphrite aiguë ou chronique

    Polykystose rénale

    Hyperthyroïdie

  • Augmentation
    de l'élimination :

    Diabète sucré

    Hypothyroïdie

    Acromégalie

Médicaments pouvant interférer dans le dosage


Stéroïdes
anabolisants, androgènes, corticoïdes

Diurétiques

Amphotéricine-B, gentamycine, nitrofurantoïnes,
tétracyclines

Lévodopa, méthyldopa
Vitamine C

9 - Clairance de la
créatinine


Conditions de prélèvement


Cette
analyse nécessite le recueil des urines de 24 heures et également une prise de
sang veineux (généralement effectuée au pli du coude), de préférence effectuée
à jeun à la fin de la période de recueil des urines, en évitant les efforts
avant le prélèvement.




Les urines seront conservées au frais pendant la période
de recueil, éventuellement dans un récipient contenant un antiseptique.
Préciser le poids et la taille du patient. Indiquer d'éventuels traitements en
cours.


Intérêt du dosage

Ce dosage établit un rapport entre la créatinine
sanguine et la créatinine urinaire. Il permet d'évaluer la fonction rénale, en
particulier la capacité de filtration des reins et l'excrétion de la
créatinine.

Valeurs normales




80 - 120 ml / min pour une surface corporelle de 1.73 m2 ou corrigée en
fonction de la surface corporelle réelle du patient (calculée avec le poids et
la taille). Valeurs plus faibles chez le jeune enfant : 50 - 80 ml / min

Variations pathologiques


Se
rapporter aux causes des augmentations de la créatinine sanguine et des
diminutions de la créatinine urinaire.




Stade

Définition

Clairance de la créatinine

(ml/min/1,73 m²)

1

Fonction rénale normale

> 90

2

Insuffisance rénale légère

60-89

3

Insuffisance rénale modérée

30-59

4

Insuffisance rénale sévère

15-29

5

Insuffisance rénale terminale

< 15




Les graisses : bilan lipidique 



1 - Bilan lipidique



2 - Cholestérol - total



3 - Cholestérol - HDL



4 - Cholestérol - LDL


5 -
Triglycérides



6 - Lipidogramme



7 - Apolipoprotéines sériques



8 - Lipoprotéines (a) = Lp(a) 





1 - Bilan lipidique


Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé
rapidement. Le tube de prélèvement peut éventuellement contenir un
anticoagulant.

Etre à
jeun depuis au moins 12 heures.

Pas de changement dans les habitudes alimentaires dans les 3 semaines précédant
le prélèvement. Eviter l'alcool pendant les72 heures
avant le prélèvement. Indiquer d'éventuels traitements en cours.





Intérêt du dosage




Le bilan
lipidique permet d'évaluer les différents composants lipidiques présents dans
le sang afin d'évaluer les risques athérogènes d'un
patient pour prendre des mesures préventives (habitudes alimentaires, hygiène
de vie) ou thérapeutiques adaptées. Selon les cas, seuls quelques paramètres ou
l'ensemble pourront être effectués.



2- Cholestérol total






Intérêt du
dosage

Paramètre
de base du bilan lipidique, il est en faible part d'origine alimentaire, et
pour la plus grande part fabriqué par le foie. Son dosage permet de dépister
une hypercholestérolémie isolée ou associée à une hypertriglycéridémie.

Valeurs
normales



Les valeurs
varient en fonction de l'âge et du sexe.




 
Age

Homme

Femme

 

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0-14 ans

4.13-5.81

1.60-2.25

4.13-5.68

1.60-2.20


15-19 ans

3.87-5.55

1.50-2.15

3.87-5.42

1.50-2.10


20-44 ans

3.35-5.95

1.30-2.30

4.00-6.20

1.55-2.40


45-59 ans

3.48-6.45

1.35-2.50

4.00-6.58

1.55-2.55


>60 ans

3.61-6.86

1.40-2.65

3.61-6.86

1.40-2.65 



Variations physiologiques et pathologiques


 
Hypocholestérolémie : 

Pathologies
infectieuses (tuberculose grave), cancéreuses

Insuffisances hépatiques

Carences, malnutrition

Hyperthyroïdie 


Hypercholestérolémie : 

Hypercholestérolémie
primitive, associée ou non à une hypertriglycéridémie
et classée en différents types (I, IIa, IIb, III, IV et V)

Hypercholestérolémie secondaire à une atteinte hépatique (cholestase),
thyroïdienne (mixoedème), un diabète, un syndrome néphrotique, une pancréatite ou un myélome.

Augmente au cours
de la grossesse.

Substances
pouvant interférer dans le dosage

- Diminution:

Acide ascorbque (vitamine C), L-Thyroxine,
méthyl-DOPA

- Augmentation :

Aspirine, certains anti-inflammatoires, anti-épileptiques, diurétiques, prednisone



3 - Cholestérol - HDL



Intérêt du dosage




Fraction du
cholestérol contenue dans les lipoprotéines de type HDL. Il est admis que
celui-ci constitue la fraction "protectrice" du cholestérol car il
existe une relation inverse entre la concentration en HDL-cholestérol
et la fréquence des complications cardiovasculaires. Les lipoprotéines de type
HDL interviennent dans l'épuration du cholestérol.

Valeurs normales


 
Age

Homme

Femme

 

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0-19 ans

0.80-1.22

0.31-0.47

1.06-1.80

0.41-0.70


20-49 ans

0.96-1.68

0.37-0.65

1.29-2.12

0.50-0.82


50-59 ans

1.09-1.68

0.42-0.65

1.50-2.40

0.58-0.92


>60 ans

1.03-1.76

0.40-0.68

1.55-2.45

0.60-0.94 



Risque coronarien en fonction du HDL -cholestérol


 
Risque

Homme

Femme

 

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0.5

1.55

0.60

1.81

0.70


1.0

1.16

0.45

1.42

0.55


1.5

0.90

0.35

1.16

0.45


2.0

0.64

0.25

0.90

0.35


>2

<0.64

<0.25 

<0.90

<0.35 

Variations
physiologiques et pathologiques

- Augmentation :

Age,

sexe
féminin,

activité
physique,

alcool

Médicaments hypolipémiants (surtout les fibrates),

vitamine
C,

anti-épileptiques,

insuline,

oestro-progestatifs

-
Diminution :

Tabac

Progestatifs

Diabète



4 - Cholestérol - LDL





Intérêt du dosage

Fraction du
cholestérol contenue dans les lipoprotéines de type LDL. Celui-ci correspond à
l'essentiel du cholestérol transporté dans le sang.

La formule
de Friedewald permet de calculer la valeur du
cholestérol

-LDL à
partir du cholestérol total, du cholestérol

-HDL et des
triglycérides.

Le rapport Cholestéro

l- LDL/
Cholestérol

- HDL est
relié à un facteur de risque de maladie coronarienne (le risque augmente
lorsque ce rapport augmente). Globalement, ce risque est faible lorsque LDL

-cholestérol
/ HDL

-cholestérol
< 3.5

Valeurs
normales

Homme :
2.84 - 4.13 mmol/l soit 1.10 - 1.60 g/l

Femme : 2.58 - 3.87 mmol/l soit 1.00 - 1.50 g/l

Variations
pathologiques

Augmentation
dans les maladies athéromateuses et les hyperlipoprotéinémies
de type IIa, IIb et III.



5 - Triglycérides



Intérêt du
dosage

Les
triglycérides font partie comme le cholestérol des composés lipidiques de
l'organisme. Ils constituent la principale réserve énergétique de l'organisme
et sont stockés dans les tissus adipeux. L'évaluation du taux de triglycérides
est important pour évaluer un potentiel risque athérogène avec atteinte cardiovasculaire mais aussi en
raison du risque thrombogène (formation de caillots).

Valeurs
normales

Homme : 0.5
- 2 mmol/l soit 0.45 - 1.75 g/l

Femme : 0.40 - 1.60 mmol/l soit 0.35 - 1.40 g/l

Variations
physiologiques et pathologiques

Valeurs
plus faibles chez le nouveau-né et chez le sujet âgé

Augmentation


Grossesse (surtout troisième trimestre)

Contraceptifs oraux

Tabac

Alcool

Alimentation riche en sucre

Obésité

Dans les
différentes dyslipémies (sauf lla)
avec risques de maladies cardiovasculaires et pancréatites aigües

Diabète
Goutte Insuffisance rénale Infarctus du myocarde

6 - Lipidogramme

Intérêt du dosage

Répartition en proportion des lipoprotéines HDL, LDL et VLDL. En association
avec les dosages de cholestérol et triglycérides, cela permet de classifier les
dyslipémies primitives (familiales) en différents
types (l, lla, llb, lll, lV et V :classification
de Fredrickson) en fonction des taux, afin
d'envisager des traitements adaptés.

Valeurs
normales

HDL : 23-
46 %

LDL : 42- 63 %

VLDL : 3-18 %

Variations pathologiques

Hyperlipoprotéinémies primitives : la répartition des taux de lipoprotéines associées à une
augmentation des taux de cholestérol total et/ou de triglycérides permet de
distinguer les différents types de dyslipémies selon
la classification de Fredrickson : Types I, lla, llb, lll,
IV et V .

Hyperlipoprotéinémies secondaires :

Diabète

Syndrome néphrotique / insuffisance rénale

Hypothyroïdie

Atteinte
hépatique / cholestase

Pancréatite

Alcoolisme

Goutte



7 - Apolipoprotéines
sériques

Conditions de prélèvement

Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé rapidement. Le
tube de prélèvement peut éventuellement contenir un anticoagulant. Il n'est pas
indispensable d'être à jeun. Indiquer d'éventuels traitements en cours.

Intérêt du dosage

Les apolipoprotéines représentent la partie protéique
des particules qui contiennent et transportent les lipides dans le sang. L'apolipoprotéine A1 est principalement située dans les
particules contenant le cholestérol HDL (fraction protectrice du cholestérol).
L'apolipoprotéine B se trouve dans les particules
contenant le cholestérol LDL, VLDL et les chylomicrons.
Le risque de maladie cardiovasculaire augmente lorsque le taux d'apolipoprotéine A1 diminue et le taux d'apolipoprotéine
B augmente.



Valeurs normales


 
Apolipoprotéine A1 : 

Homme :
1.20 - 1.60 g/l

Femme : 1.30 - 2.10 g/l 


Apolipoprotéine B :

Homme :
0.50 - 1.30 g/l

Femme : 0.50 - 1.20 g/l 



Probabilité
de risque si Apolipoprotéine B > 1.35 g/l

Probabilité de sur-risque si Apolipoprotéine
A1 < 0.90 g/l

Variations physiologiques et pathologiques


 
Apolipoprotéine B

diminue
en cas d'exercice physique

augmente en cas de surcharge pondérale, tabac, grossesse 


Apolipoprotéine A1

augmente
en cas d'alcool, de grossesse 


Apolipoprotéine B augmente

dans les hyperlipoprotéinémies (voir bilan lipidique) surtout
types lla, llb, lll.

dans diabète, atteinte rénale, hépatite et cancer du foie.  


Apolipoprotéine A1

diminue
dans les hyperlipoprotéinémies (voir bilan
lipidique) dans diabète, hyperthyroïdie, anémie par carence en fer, atteinte
rénale, atteinte du foie.

Médicaments
pouvant interférer dans le dosage

Contraceptifs
oestro-progestatifs, diurétiques, Beta-bloquants,
glucocorticoïdes.

8 - Lipoprotéines

Conditions de prélèvement

Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé rapidement. Le
tube de prélèvement peut éventuellement contenir un anticoagulant.

Etre à jeun depuis 12 heures.

Intérêt du dosage

Particule
contenant des lipides et caractérisée par la présence d'une protéine appelée apolipoprotéine (a). Sa présence à un taux élevé représente
un facteur de risque de maladie cardiovasculaire déterminé génétiquement.

Valeur normale

< 0.35
g/l

Variations pathologiques

Le taux est
déterminé génétiquement (pratiquement pas modifiable). Une valeur élevée est
reliée à un pouvoir athérogène (risque de formation
de plaques d'athéromes dans les vaisseaux sanguins d'où risque de maladie
cardiovasculaire).Les concentrations sont fréquemment augmentées en cas
d'insuffisance rénale chronique (patients hémodialysés), de diabète,
d'hypothyroïdie. Les concentrations peuvent être inférieures à 0.01 g/l en cas
d'insuffisance hépatique.


  Le fer : bilan martial 






 Les protéines 






  Métabolisme
des sucres 






 Exploration des fonctions hépatiques et
pancréatiques/Enzymologie 






  Les vitamines 






  Les hormones 






 Marqueurs
tumoraux 






Les graisses : bilan lipidique 

 1 - Bilan lipidique

2 - Cholestérol - total

3 - Cholestérol - HDL

4 - Cholestérol - LDL

5 -
Triglycérides

6 - Lipidogramme

7 - Apolipoprotéines sériques

8 - Lipoprotéines (a) = Lp(a) 



1 - Bilan lipidique

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé
rapidement. Le tube de prélèvement peut éventuellement contenir un
anticoagulant.

Etre à
jeun depuis au moins 12 heures.

Pas de changement dans les habitudes alimentaires dans les 3 semaines précédant
le prélèvement. Eviter l'alcool pendant les72 heures
avant le prélèvement. Indiquer d'éventuels traitements en cours.





Intérêt du dosage

Le bilan lipidique permet d'évaluer les différents composants lipidiques
présents dans le sang afin d'évaluer les risques athérogènes
d'un patient pour prendre des mesures préventives (habitudes alimentaires,
hygiène de vie) ou thérapeutiques adaptées. Selon les cas, seuls quelques
paramètres ou l'ensemble pourront être effectués.



2- Cholestérol total

Intérêt du dosage

Paramètre
de base du bilan lipidique, il est en faible part d'origine alimentaire, et
pour la plus grande part fabriqué par le foie. Son dosage permet de dépister
une hypercholestérolémie isolée ou associée à une hypertriglycéridémie.

Valeurs normales

Les valeurs
varient en fonction de l'âge et du sexe.


 
Age

Homme

Femme

 

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0-14 ans

4.13-5.81

1.60-2.25

4.13-5.68

1.60-2.20


15-19 ans

3.87-5.55

1.50-2.15

3.87-5.42

1.50-2.10


20-44 ans

3.35-5.95

1.30-2.30

4.00-6.20

1.55-2.40


45-59 ans

3.48-6.45

1.35-2.50

4.00-6.58

1.55-2.55


>60 ans

3.61-6.86

1.40-2.65

3.61-6.86

1.40-2.65 



Variations physiologiques et pathologiques


 
Hypocholestérolémie : 

Pathologies
infectieuses (tuberculose grave), cancéreuses

Insuffisances hépatiques

Carences, malnutrition

Hyperthyroïdie 


Hypercholestérolémie : 

Hypercholestérolémie
primitive, associée ou non à une hypertriglycéridémie
et classée en différents types (I, IIa, IIb, III, IV et V)

Hypercholestérolémie secondaire à une atteinte hépatique (cholestase),
thyroïdienne (mixoedème), un diabète, un syndrome néphrotique, une pancréatite ou un myélome.

Augmente au cours
de la grossesse.

Substances
pouvant interférer dans le dosage

- Diminution:

Acide ascorbque (vitamine C), L-Thyroxine,
méthyl-DOPA

- Augmentation :

Aspirine, certains anti-inflammatoires, anti-épileptiques, diurétiques, prednisone



3 - Cholestérol - HDL

Intérêt du dosage

Fraction du cholestérol contenue dans les lipoprotéines de type HDL. Il est
admis que celui-ci constitue la fraction "protectrice" du cholestérol
car il existe une relation inverse entre la concentration en HDL-cholestérol et la fréquence des complications
cardiovasculaires. Les lipoprotéines de type HDL interviennent dans l'épuration
du cholestérol.

Valeurs normales


 
Age

Homme

Femme

  

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0-19 ans

0.80-1.22

0.31-0.47

1.06-1.80

0.41-0.70


20-49 ans

0.96-1.68

0.37-0.65

1.29-2.12

0.50-0.82


50-59 ans

1.09-1.68

0.42-0.65

1.50-2.40

0.58-0.92


>60 ans

1.03-1.76

0.40-0.68

1.55-2.45

0.60-0.94  

Risque
coronarien en fonction du HDL -cholestérol


 
Risque

Homme

Femme

 

mmol/l

g/l

mmol/l

g/l


0.5

1.55

0.60

1.81

0.70


1.0

1.16

0.45

1.42

0.55


1.5

0.90

0.35

1.16

0.45


2.0

0.64

0.25

0.90

0.35


>2

<0.64

<0.25 

<0.90

<0.35 

Variations physiologiques et pathologiques

- Augmentation :

Age,

sexe
féminin,

activité
physique,

alcool

Médicaments hypolipémiants (surtout les fibrates),

vitamine
C,

anti-épileptiques,

insuline,

oestro-progestatifs

- Diminution
:

Tabac

Progestatifs

Diabète

4 - Cholestérol - LDL

Intérêt du dosage

Fraction du
cholestérol contenue dans les lipoprotéines de type LDL. Celui-ci correspond à
l'essentiel du cholestérol transporté dans le sang.

La formule
de Friedewald permet de calculer la valeur du
cholestérol

-LDL à
partir du cholestérol total, du cholestérol

-HDL et des
triglycérides.

Le rapport Cholestérol

l- LDL/
Cholestérol

- HDL est
relié à un facteur de risque de maladie coronarienne (le risque augmente
lorsque ce rapport augmente). Globalement, ce risque est faible lorsque LDL

-cholestérol
/ HDL

-cholestérol
< 3.5

Valeurs normales

Homme :
2.84 - 4.13 mmol/l soit 1.10 - 1.60 g/l

Femme : 2.58 - 3.87 mmol/l soit 1.00 - 1.50 g/l

Variations pathologiques

Augmentation
dans les maladies athéromateuses et les hyperlipoprotéinémies
de type IIa, IIb et III.



5 - Triglycérides

Intérêt du dosage

Les
triglycérides font partie comme le cholestérol des composés lipidiques de
l'organisme. Ils constituent la principale réserve énergétique de l'organisme
et sont stockés dans les tissus adipeux. L'évaluation du taux de triglycérides
est important pour évaluer un potentiel risque athérogène avec atteinte cardiovasculaire mais aussi en
raison du risque thrombogène (formation de caillots).

Valeurs normales

Homme : 0.5
- 2 mmol/l soit 0.45 - 1.75 g/l

Femme : 0.40 - 1.60 mmol/l soit 0.35 - 1.40 g/l

Variations
physiologiques et pathologiques

Valeurs
plus faibles chez le nouveau-né et chez le sujet âgé

Augmentation

Grossesse
(surtout troisième trimestre)

Contraceptifs oraux

Tabac

Alcool

Alimentation riche en sucre

Obésité

Dans les
différentes dyslipémies (sauf lla)
avec risques de maladies cardiovasculaires et pancréatites aigües

Diabète
Goutte Insuffisance rénale Infarctus du myocarde

6 - Lipidogramme

Intérêt du dosage

Répartition en
proportion des lipoprotéines HDL, LDL et VLDL. En association avec les dosages
de cholestérol et triglycérides, cela permet de classifier les dyslipémies primitives (familiales) en différents types (l,
lla, llb, lll, lV et V :classification
de Fredrickson) en fonction des taux, afin
d'envisager des traitements adaptés.

Valeurs
normales

HDL : 23-
46 %

LDL : 42- 63 %

VLDL : 3-18 %

Variations pathologiques

Hyperlipoprotéinémies primitives : la répartition des taux de lipoprotéines associées à une
augmentation des taux de cholestérol total et/ou de triglycérides permet de
distinguer les différents types de dyslipémies selon
la classification de Fredrickson : Types I, lla, llb, lll,
IV et V .

Hyperlipoprotéinémies secondaires :

Diabète

Syndrome néphrotique / insuffisance rénale

Hypothyroïdie

Atteinte
hépatique / cholestase

Pancréatite

Alcoolisme

Goutte

7 - Apolipoprotéines
sériques

Conditions
de prélèvement

Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé rapidement. Le
tube de prélèvement peut éventuellement contenir un anticoagulant. Il n'est pas
indispensable d'être à jeun. Indiquer d'éventuels traitements en cours.

Intérêt du
dosage

Les apolipoprotéines représentent la partie protéique
des particules qui contiennent et transportent les lipides dans le sang. L'apolipoprotéine A1 est principalement située dans les
particules contenant le cholestérol HDL (fraction protectrice du cholestérol).
L'apolipoprotéine B se trouve dans les particules
contenant le cholestérol LDL, VLDL et les chylomicrons.
Le risque de maladie cardiovasculaire augmente lorsque le taux d'apolipoprotéine A1 diminue et le taux d'apolipoprotéine
B augmente.

Valeurs normales


 
Apolipoprotéine A1 : 

Homme :
1.20 - 1.60 g/l

Femme : 1.30 - 2.10 g/l 


Apolipoprotéine B :

Homme :
0.50 - 1.30 g/l

Femme : 0.50 - 1.20 g/l 

Probabilité
de risque si Apolipoprotéine B > 1.35 g/l

Probabilité de sur-risque si Apolipoprotéine
A1 < 0.90 g/l

Variations physiologiques et pathologiques


 
Apolipoprotéine B

diminue
en cas d'exercice physique augmente en cas de surcharge pondérale, tabac,
grossesse 


Apolipoprotéine A1

augmente
en cas d'alcool, de grossesse 


Apolipoprotéine B augmente

dans les hyperlipoprotéinémies (voir bilan lipidique) surtout
types lla, llb, lll. dans diabète, atteinte rénale, hépatite et cancer du
foie. 


Apolipoprotéine A1

diminue
dans les hyperlipoprotéinémies (voir bilan
lipidique) dans diabète, hyperthyroïdie, anémie par carence en fer, atteinte
rénale, atteinte du foie.

Médicaments
pouvant interférer dans le dosage

Contraceptifs
oestro-progestatifs, diurétiques, Beta-bloquants,
glucocorticoïdes.

8 - Lipoprotéines

Conditions de prélèvement

Prélèvement
de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé rapidement. Le
tube de prélèvement peut éventuellement contenir un anticoagulant.

Etre à jeun depuis 12 heures.

Intérêt du dosage

Particule
contenant des lipides et caractérisée par la présence d'une protéine appelée apolipoprotéine (a). Sa présence à un taux élevé représente
un facteur de risque de maladie cardiovasculaire déterminé génétiquement.

Valeur normale

< 0.35
g/l

Variations pathologiques

Le taux est
déterminé génétiquement (pratiquement pas modifiable). Une valeur élevée est
reliée à un pouvoir athérogène (risque de formation
de plaques d'athéromes dans les vaisseaux sanguins d'où risque de maladie
cardiovasculaire).Les concentrations sont fréquemment augmentées en cas
d'insuffisance rénale chronique (patients hémodialysés), de diabète,
d'hypothyroïdie. Les concentrations peuvent être inférieures à 0.01 g/l en cas
d'insuffisance hépatique.


Le fer : bilan
martial 






Les protéines 






Métabolisme des sucres 






Exploration
des fonctions hépatiques et pancréatiques/Enzymologie 






Les vitamines 






Les hormones 






Marqueurs tumoraux 











Comments